Benedict
l'office moderne. 187
les cardinaux -évêques et prêtres s'assoient avec les chanoines aux sièges du chœur ou presbyterium. Quatre cierges sont posés devant le pontife. C'est lui qui entonne le Domine lahia mea aperies. La Scola cantorum exécute aussitôt l'invitatoire, puis les trois psaumes du premier nocturne et leurs antiennes. Les chanoines de la basilique lisent les leçons et chantent les répons de ce premier nocturne. Au second et au troisième nocturne, les leçons sont dites, la quatrième par les scriniarii^ la cinquième par le premier des cardinaux-évêques, la sixième par le premier des cardinaux-prêtres, la septième par le premier des cardinaux diacres, la huitième par le premier des sousdiacres, la neuvième par le pape en personne. Deux cierges sont posés sur le pupitre. Chaque lecteur, à son tour, prononce aussi le îuhe domne benedicere, et le pape bénit. Le pape, à son tour, prononce aussi le lube domne benedicere^ mais personne ne le bénit, « si ce n'est le Saint-Esprit » ; et les assistants, après une courte pause, répondent Amen. A l'issue de la neuvième leçon, le Te Deum est exécuté par la Scola. Immédiatement à la suite, les laudes, psaumes et antiennes chantés par la Scola. Puis le verset. Puis le Benedictus et ses antiennes. Quand il est achevé, l'évêque assistant ouvre le sacramentaire devant le pape, qui y lit l'oraison, et l'office se termine comme ci-dessus^. Après quoi, dit Cencius, « Dominas papa intrat lectum », et toute la curie en fait autant, pour revenir au matin célébrer la messe solennelle.