CHAPITRE V
cum clen'cis septimanas observent... die dominico solemnilas cum omnium prœsentia celehrelur... omnibus diehus Vesperas et Matutinas célèbrent^).
Le concile d'Epaone en 517 ordonna que, pour la liturgie, la province ecclésiastique suivrait le rite de la métropole : Ad celebranda divina officia ordinem, quem metropolitani tenent, comprovinciales eorum observare debebunt'^. Le concile de Girone de la même année prescrivit la même chose et, en outre, que chaque jour après les Vêpres et aux Laudes le prêtre réciterait le Pater noster à haute A'oix ; enfin que l'on ferait les litanies [Litanese, Rogationes) dans la semaine après la Pentecôte et dans la pi'emiére semaine de novembre, avec trois jours d'abstinence de chair et de vin (depuis le jeudi jusqu'au samedi^).
Un synode bourguignon tenu entre 515 et 523 à Agaune ou Saint-Maurice en Valais, sous le roi Sigismond, doit avoir introduit la laus perennis dans un monastère fondé en ce lieu dès le temps de Clovis (vers 490)''. Le deuxième synode de Vaison en
1 Conc. Tarraconens., can. 7. Hardouin, loc. cit.. col. 1012. Hefele, Conciliengeschichte , t. ii, 2« édit., p. 675.
2 Conc. Epaonense, can. 27 {Mon. Gerni., Legum, sectio m, Concilia, éd. Maasen, Hanovriœ, 1893, p. 25. Hefele, op. cit., p. 680. Hardouin, loc. cit., col. 1050).
' De institutione Missarum, ut quomodo in MetropoUtana Ecclesia fuerit, ita in Dei nomine in omni Tarraconensi provincia , tam ipsiiis Missse ordo quam psallendi vel ministrandi consuetado servetiir (can. 1). — De litania ut expleta solemnitale Pentecostes, sequens septimam ; a quinta feria usque in Sabbatum, etc. Item secundœ litanise faciendse sunt kalendis novembris, ita ut... et in Sabbato vespere Missa facta finiantur {can. 2, 3). — Ita nobis placuit, ut omnibus diebu.i post matutinas et vespertinas oratio Dominica a sacerdote proferatur (can. 10; Hardouin, loc. cit., col. 1043-1044).
^ Cf. à ce sujet Hefele, loc. cit., p. 667 sq. La date et même l'existence de ce synode ont été mises en doute par le bollandiste Chifflet, S. J. (t. I, janvier, p. 673), et par l'oratorien Le Cointe {Annahs eccl. Francor., t. I, p. 227); mais défendues par Mabillon (Annales Ord. Bened., lib. I, § 71), Pagi {Ad an. 52-2, n. 14, 15) et Rem. Geillier {Hist. des auteurs sacrés, Paris, 1750, t. xv, p. 675 sq. ). Les corps des célèbres martyrs de la légion thébaine furent placés dans la nouvelle basilique* « une garde sainte (de prêtres) leur fut donnée, et jour et nuit l'office devait être chanté sans trêve à leur tombeau. » Mais , pour l'exécution de la laus perennis, les moines furent partagés en neuf groupes {normse), qui se relayaient pour le chant des heures canoniales (Hefele, op. cit., p. 670). Mabillon {loc. cit., p. 28 sq.), Pagi {loc. cit., n. 11-14) et Geillier {loc. cit., p. 676) ont répondu à l'objection de leurs adversaires, qui prétendaient que la laus perennis était inconnue à cette époque en Occi-
529, que présida Césaire d'Arles, donna plusieurs ordonnances qui établissaient un plus grand accord avec le rite de Rome et de toute l'Italie. Entre autres choses, il était prescrit que le nom du pape romain serait toujours nommé dans la liturgie, et parce que c'était l'usage à Rome , en Italie , en Afrique et dans tout rOrient, l'on ajouterait le Sicut erat, etc., à la petite doxologie Gloria Patri... Les prêtres devraient entretenir et élever chez eux déjeunes lecteurs et les instruire dans la psalmodie; si le prêtre par suite d'une maladie ne pouvait prêcher, le diacre devait lire pour l'édification du peuple une homélie des Pères ; et cela devait se faire dans toutes les églises, non solum in cîvitatihus, sed etiam in omnibus parochiis. De même qu'à Rome, dans toute l'Italie et en Orient, on devait dire le Kyrie eleison à Matines, à la Messe et à Vêpres avec grande dévotion et componction ^ .
dent, en prouvant que, dans un grand nombre de monastères de l'empire franc, à Saint -Denis par exemple, la psalmodie sans trêve avait été introduite et même sur le type d'Agaune. Cf. D. Leclercq, dans le Dictionnaire d'archéologie et de liturgie, 1903, t. i, col. 858 sq.
1 Monuni. Germ., loc. cit., p. 55-58 : Can. 1 : Hoc placuit, ut omnes presbyleri qui sunt in parociis consiiiuti, secundum consuetudinem, quant par totam Italiam satis salubriter teneri cognovemus, iuniores lectores, quantoscumque sine uxoribus habuerent , secum in domo... recipiant et eos qiiomodo boni patres spiritaliter nutrientes psalmis parare, divinis lectionibus insistere et in lege Domini erudire contendant. — Can. 2 : Hoc etiam pro eedificatione omnium Ecclesiarum et pro utelitate totius populi nobis placuit , ut non solum in civitatibus, sed etiam in omnibus parociis verbum faciendi daremus preshyteris potestatem, ita ut, si presbyter aliqua infirmitate prohibente per se ipsum non potuerit prsedicare, sanctorum patrum homilias a diaconibus recitentur. — Can. 3 : Et quia iam in sede apostolica, quam etiam per totas orientales adque Italiœ provincias dulces et nimium salubres consnetudo est intromissa , ut Quirieleison frequentius cum grandi affectu et compunctione dicatur, placuit etiam nobis, ut in omnibus ecclesiis nostris ista tam sancta consuetudo et ad Matutinos (encore actuellement, dans le Bréviaire de Milan, le Kyrie est récité douze fois à Laudes) et ad Missas et ad Vesperam Dec propitio intromittatur. Et in omnibus missis seu in Matutinis seu in quadragensimalibus seu in illis, quse pro defunctorum commemorationibus fiunt, semper, Sanctus , Sanctus, Sanctus , eo ordine, quomodo ad missas publicas dicitur, dici debeat , quia tam sancta, tam dulces et desiderabilis vox, etiam si die noctuque possit dici, fastidium non poterit generare. — Can. 4 : Et hoc nobis iustum visum est, ut nomen domni papœ, quicumque sede apostolicœ prœfuerit, in nostris ecclesiis recitetur. Contumeliosus, évêque de Riez, qui a signé en deuxième lieu après saint Césaire, fait la remarque : Ita consensi in omnibus, ut, cum sanctus papa Urbis suam oblatam dederit, recitemus ante altarium Domini. — Can. 5 : El