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CHAPITRE VII

et Héliodore, est celle qu'a en vue l'abbé Cassiodore, lorsqu'il exhorte ses moines à lire les Passions des Martyrs, qu'il indique avec plus de précision en faisant mention de l'épître de saint Jérôme*. Saint Grégoire le Grand parle de l'édition abrégée dans son epist. vni, 29, à Eulogius d'Alexandrie : Nos autem pœne omnium martyrum, etc. Les martyrologes francs et anglo-saxons des viiie et ix^ siècles suivent la version augmentée ; pourtant la version abrégée, citée par saint Grégoire, pénétra en Gaule, notamment à Auxerre, où elle fut copiée avec des additions. Mais le martyrologe original primitif était celui qui est indiqué par Cassiodore ; c'est sur lui qu'Adon et d'autres firent les additions qui se rencontrent souvent dans le martyrologe « grégorien ». Le plus ancien, datant du dernier tiers du iv^ siècle, était riche en détails et contenait des Passiones^.

Autres calendriers anciens. — Nous devons encore mentionner ici quelques calendriers du v*^ et du vi^ siècle : 1'' le calendrier de Polemius Silvius de 448 (appelé Laterculus)^ \ 2<' les fastes consulaires de 493*; 3° le Kalendarium Carthaginense, d'après Mabillon ^ de la fin du v® et du commencement du vi^ siècle ; 4° le Martyrologium Fulclense et le Martyrologium Trevirense du vue ou du vin^ siècle, mais n'étant en réalité que des copies de textes plus anciens. Voir Analecta Bollandiana^ t. i et ii (1882 et 1883) «.

' De instit. divin, lect., c. xxxii (P. L., t. lxx, col. 1147).

2 En somme, il y a tout lieu de croire que le Martyrologe hiéronyinien n'a pas été, à l'origine, un simple recueil de noms et de dates. Même dans ce qu'on pourrait appeler sa rédaction la plus ancienne, dans le martyrologe grec du iv^ siècle, il contenait des détails historiques. Ce martyrologe grec a été remanié en Italie et traduit en latin au milieu du v^ siècle ou peu avant, sous saint Sixte III; l'auteur de ce remaniement, c'est-à-dire le véritable auteur du Martyrologe hiéronyinien , a mis son travail sous la protection du nom de saint Jérôme. Ce procédé littéraire était fort usité au temps où il écrivait; l'auteur du Liber pontificalis s'en est servi, et d'autres avec lui (Duchesne, lac. cit., p. 47-48).

3 Egli, op. cit., p. 106; Acla SS., iunii, t. vu, p. 178-184. < Acta SS., loc. cit., p. 186-188; Egli, op. cit., p. 107.

5 Mabillon le trouva à Cluny et le déchiffra sur un parchemin à moitié détruit; il l'édita dans les Analecta vetera (t. m, p. 398). II se trouve aussi dans Ruinart {Acta Martyrum , p. 618 sq.).

^ Cf. pour ce qui suit Nilles, Kalendarium manuale , t. ii. Nous ne parlons pas ici des Sacramentaires {Leonianuni et Gelasianum) pour des raisons faciles à deviner.

On peut citer comme les fêtes les plus anciennes de l'Eglise (en dehors des fêtes locales particulières) les suivantes :

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