‹ Histoire du bréviaireChapitre 188 sur 224 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Lectures chez les Juifs. — Déjà dans TAncien Testament, au temple de Jérusalem, et dans toutes les synagogues des Juifs de Palestine et de la Diaspora, on unissait à la psalmodie une lecture des saintes Ecritures. Le Talmud attribue à Esdras la distribution des leçons entre les divers jours de la semaine et les jours de fête *. La Mischnah Megilla, ni, 5-6, donne les morceaux de lecture tirés du Pentateuque que l'on devait réciter aux principaux jours de fête; pour la fête des Purim, outre V Exode, xvn, 8 sq., on lisait le livre d'Esther^. A l'époque de Notre -Seigneur enjoignait à la lecture du Pentateuque l'Haphthara, c'est-à-dire

1 Du lib. de ord. antiph., loc. cit., p. 505.

2 Comparer avec cela Yahsolulio de VOfficium parvum ou in Sabbato B. M. V, du Bréviaire romain d'aujourd'hui.

3 Loc. cit., p. 92, note 2. Duchcsne, Orig., p. 444. '> Cf. Sabatier, La didaché , Paris, 18S5, p. 94.

s Pour les détails, cf. Riehm , Handwôrterbuch der biblischen Alterthiimer, au mot Synagogenandacht. Lightfoot (Opéra, éd. Leusden, 1619, t. I, p. 419 sq., Ministerium templi;el t. ii, Horœ hebraicse, p. 390 sq.} donne aussi les morceaux de lecture juifs pour quelques jours.

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