CHAPITRE IV
trois absolutions d'aujourd'hui, mais sans une bénédiction qui les suive; elles servaient, à la place de toute autre formule de bénédiction , de henedictiones ante lecdonem , post absolulos Noctiirnos. Aux fêtes de saints, elles étaient remplacées par d'autres. Mais on ne voit pas, dans Tommasi \ si ces formules étaient employées comme henedictiones ou comme ahsolutiones antérieurement au xii^ siècle et dès avant Grégoire VII ou Innocent III. Dans un autre codex de la Bibliothèque d'Einsiedeln ^, appartenant à la fin du xi" ou au commencement du xn^ siècle, on trouve des bénédictions qui varient, selon le caractère des fêtes. Ainsi : Meritis et inlercessionibus healse Marige semper virginis omniumqiie sanctarum Virginum in suo sancto servitio confortet nos omnipotens Dominas. — Per suffragia heati Archangeli Michaelis omniumque cœlestiuni virlulum ad vitam œternam perducat nos omnipotens Dominus. — Precibus et meritis heatorum Apostolorum , Martyrum, Confessorum, Virginum afque omnium sanclorum suorum, ah omni malo eripiat nos omnipotens Dominus. Puis pour la très sainte Trinité : Benedicat et custodiat nos omnipotens Dominus... Benedictione cselesli repleat nos gratia Christi. Perfecta Christi charitas confîrmetur in nohis dono Spiritus sancti. Les versets de bénédiction qui se trouvent dans un codex de la Biblioteca Vit- .torio Emmanuele à Rome^ pourraient être encore plus anciens. Le manuscrit provient de la bibliothèque du monastère cistercien qui se trouvait près de l'église de Santa Croce in Gerusalemme, et il contient dans sa première partie un lectionnaire du ix^ siècle : Nouveau Testament et sept homélies de Quadragesima, une de die Paschse, des commentaires de la Bible de saint Jérôme, x^ siècle. Les formules de bénédiction sont peut-être d'un temps quelque peu postérieur : du x« ou xi^, sinon même du xn" siècle. 1. Agminihus cseli Deus aptet nosmet haheri, etc. 2. Ad gaudia œterna perducat nos omnipotens et misericors Dominus. 3. Christus Dei virtus et sapientia nos henedicere et custodire dignetur. 4. Det Patris regnum nohis cum flamine verbum. 5. Omnipotentis Filius adesto propitius.
1 Cf. encore l'opinion de Pleithner sur l'origine des bénédictions et des absolutions au temps de Gassien [op. cit., p. 301 sq.).
2 Cod. 83, fol. 612.
3 Cod. Sessorian. 96, fol. 309 h sq.