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CHAPITRE IV

appelé Passionale ou Passionariurn, parce qu'il racontait de préférence les souffrances des Martyrs. On en trouve en manuscrits du ixe au xve siècle dans toutes les grandes bibliothèques ^

Le principe qui servait de guide pour les leçons était le suivant: de même que le psautier devait être lu en une semaine, ainsi la sainte Ecriture devait être parcourue une fois par an avec les commentaires des meilleurs d'entre les Pères^. On atteignait facilement ce but, car toutes les leçons étaient assez longues pour qu'on pût réciter quinze ou vingt chapitres dans les nuits d'hiver, et parfois même un livre entier aux Matines d'un seul jour^. Si saint Benoît établit des leçons très courtes pour les Matines de l'été, il indiqua en revanche pour la lecture spirituelle avant Compiles, qui ne subsiste plus maintenant que dans la leçon brève : Fralres, sobrii estote , différents livres de l'Ecriture, dont on devait lire quatre ou cinq feuillets, ou autant que l'heure le permettait {quattuor aut quinque foliis vel quantum hora permittit^).

1 Cf. Krieg-, Litiirg. Bestrebungen, p. 47-49.

* Recf. S. Benecl., c. ix : Sed et expositiones earum, quse a nominatissimis et orthodoxis catholicisque Patribus factœ sunt.

'.Thomassin, Vêtus et nova eccl. dise, part. 1, lib. II, c. lxxxvi, n. 6. D'après VOrdo Cluniacensis de saint Ulrich, tout Isaïe était parcouru en dix nuits, l'épître ad Romanos en trois Matines. Ordo Clun., c. i (P. L., t. cxLix, col. 644).

* Recf. S. Bened., c. xlii.

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