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LA PRIÈRE CHEZ LES DIVERS PEUPLES

Sur l'Egypte, on trouvera quelques détails dans Adolphe Erman, A^gypten und agyptisches Leben im Alterthum, Tûbingen, 1885, 2 vol., notamment dans le t. ii, p. 351-412, et dans Georges Ebers, JEgypten, Leipzig, Berlin, 1881. Sur la prière quotidienne dans le temple de Sérapis, G. Ebers, Die Schwestern, 1" éd., Stuttgart, 1880, 16« éd., ibid., 1892. Sur les coutumes des Indiens, cf. Albert Weber, Indische Siudien, x, Leipzig, 1868, p. 321-396; xiii, ibid., 1873, p. 217-292; aussi Emil Schlagintweit , Indien in Wort und Bild , Leipzig, 1880, t. i, p. 164 sq., 171 sq. ; t. ii, p. 203 sq. On peut étu-

dier les coutumes de l'Inde, de la Chine et du Japon dans Alexandre, baron Hiibner, Ein Spaziergang um die Welt , Leipzig, 1889, p. 213 sq., 257 sq., 34b, 357, Chez les Parsis ou dans le livre officiel de la religion de Zoroastre , le Zend-Avesla , il y a un livre entier, intitulé Jasna, qui renferme les prières quotidiennes et qui contient également des prescriptions sur la tenue et les vêtements qu'on doit avoir durant les offices. Cf. Spiegel, Avesta, t. ii, 1859; introduction, p. XLviii sq. C'est chez les Indiens que la prière et les offices publics étaient le plus perfectionnés. Nous parlons du Brahmanisme, ou, comme on le désigne actuellement, de l'IIinduisme, du Bouddhisme et du Jainisme (plus exactement Jinisme).

Le Brahmanisme connaît dès la plus haute antiquité la Sandhyâ , mot à mot la réflexion , terme qui déjà , dans les plus anciens livres législatifs brahmanes , les Dharmaçâstras , désigne la prière du matin et du soir. On y trouve également in extenso, mais supposant connus des manuels de prières, les règles à observer dans l'accomplissement de la prière du matin et du soir. Les prescriptions diffèrent entre elles selon les diverses écoles védiques auxquelles appartiennent ces livres (tels que nous les avons, ce ne sont pas des productions littéraires fort anciennes). Cf. Apastamba, i, 30, 8; Gautama, ii, JO sq.; Bandhâgana , ii, 7; Vasishtha, vu, 16; Yâjnavalkya, i, 24; Vishnu, xxviii, 2, 71, 77 (ici il est simplement marqué que la prière du matin se faisait debout, celle du soir assis); Manu, II, 93 sq., 101 sq.,222. Les Hindous les observent aujourd'hui, et le professeur Monier Williams (de l'université d'Oxford) l'a montré spécialement pour ce qui est de l'emploi de leur plus ancien livre sacré, le Rigveda, dans un ouvrage qui fait partie des travaux et des rapports du cinquième congrès international oriental, tenu à Berlin en sept. 1881 {II" partie, 2» sess., p. 157-188), en se basant sur un manuel — appelé Brahma-karmapustaka — tenu en grand honneur chez les Brahmanes du territoire de Maratha, de l'école du Rigveda.

Le Bouddhisme établit une distinction entre ceux qui sont de l'ordre religieux et ceux, hommes ou femmes, qui les assistent et qui adorent avec eux (aides des moines et des religieuses). Le Cullavagga traite, dans sa cinquième Khandhaka (partie), de la vie quotidienne des Bhikkhus, c.-à-d., mot à mot, des mendiants (moines). Le chapitre m ordonne que la Dhaunna, c.-à-d. les sentences du Bouddha, seront chantées, mais non à la manière ordinaire des chants (âyatakena-gîta-ssarena), ce que Rhys Davids Oldenberg traduit par « with the abrupt transitions of songsing-ing », puis qu'on entonnera (l'expression pour marquer l'intonation est dans le pâli : Sara-Channam); et R.-D. Oldenberg remarque à ce sujet, dans les Sacred Books of the East (t. XX, p. 73) : <' I bave several times heard the Dhaunna thus Brév., t. I. 3

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recited by living Biiddhists in accordance wilh tlie tradilional interprétation of this passage, and their « Sara-Channam » was precisely like the intoning of prose -passages as practised in our cathcdral churches. »

Consultez encore, sur la vie quotidienne du « mendiant » : Hardy, Der Buddhismus nach allern Pdliwerken dargeslellt , Munster, 1890, p. 80 sq.*, et L. Kist, Indisches, und zivar Religion, Tempel und Feste der Hindu, etc., Innsbruck, 1890. Sur les Indes occidentales, le Pérou, etc., on peut voir Mgr de Harlez, La vie ascétique et les communautés religieuses dans l'ancien Pérou {Revue des questions scientifiques, Bruxelles, 1888, p. 128 sq., et la bibliographie qu'il y donne). Sur les prières, les époques sacrées et les fêtes de l'Inde, de la Perse, de l'Egypte et des autres peuples païens, cf. aussi Bâhr, Symbolih des mosaischen Quitus, Heidelberg, 1837, t. i, p. 461-476; t. II, p. 547-564; également Amberger, op. cit., t. ii, p. 452 sq.

[Aux divers ouvrages indiqués par D. Bâumer, on peut ajouter la traduction allemande de l'œuvre capitale de Tiele, c'est-à-dire le premier tome : GescIncJife der Religion im Altertum Lis auf Alexander den Grossen, von G. Gehrich, I. Band, erste Halfte, Gotha, 1895. On y trouve un excellent résumé, suffisamment exact, de l'histoire des religions égyptienne et assyrienne. Cet ouvrage avait été traduit en français dès 1880 par Maurice Vernes : Manuel de l'histoire des religions, Paris. Cf. aussi Robiou : Histoire ancienne des peuples de l'Orient, Paris, 1862; et surtout Maspero : Histoire ancienne des peuples de l'Orient, Paris, 1893. Tr.]

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