PÉRIODE APOSTOLIQUE
Origines. — Sans aucun doute, il faut chercher dans les temps apostoliques les premières traces de Toffice public *. Les Evangiles rapportent du divin Sauveur qu'il prenait part à roffice juif, à Jérusalem dans le temple, hors de Jérusalem dans les synagogues^. De même il observait avec exactitude les autres prières prescrites et les observances rituelles, ainsi que le donne à entendre l'indication hymno dicto, mentionnée en passant^. Il était venu parfaire la loi et non l'abroger sur ce point comme sur les autres; l'Évangile'^ et les Actes ^ nous disent des disciples du Seigneur et des premiers chrétiens qu'ils se rendaient au temple chaque jour et même à des heures déterminées^.
Le culte extérieur, la façon d'honorer Dieu, de le servir publiquement, de le prier « en esprit et en vérité », ne pouvait pas être laissée par Dieu, pas plus d'ailleurs que la religion, au libre
* Th. Harnack, Der chrislUche Gemeindegottesdienst im apostolischen Zeitalter, Dorpat, 1852, pages 68-69. Ce qui y est dit du culte en général vaut aussi pour la prière publique.
2 Matth., IV, 23; ix, 35; xii,9; xiii, 54; xxvi, 55 : Cotidie apud vos sedebam docens in templo; Marc, i, 21-39; m, 1; vi, 2; Luc, iv, 15-44; vi. 6; xni, 10; Joan., vi, 60; xviii, 20: Semper docui in synagoga et in templo; cf. Joan., VII, VIII, x, xi.
3 Matth., x.xvi, 30; Marc, xiv, 26.
* Luc, XXIV, 53.