‹ Histoire du bréviaireChapitre 25 sur 224 · II · texte numérisé non relu

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6 Act., III, 1 : Ad horam orationis nonam.

caprice, à la détermination et au choix de l'homme. C'est pourquoi nous devons supposer que, de même que dans l'ancienne alliance Jéhovah s'est servi de Moïse pour prescrire le culte qu'il attendait du peuple, de même le divin fondateur de l'Ejjlise, qui, durant les quarante jours après sa résurrection, s'entretint avec ses disciples du « royaume de Dieu », a essentiellement prescrit par sa parole et ses exemples, ou du moins indiqué dans ses grandes lignes, la façon dont lui, son Père et l'Esprit-Saint , voulaient être honorés extérieurement et intérieurement. Cela s'entend, non pas seulement du sacrifice, mais aussi de la prière, sans laquelle, chez les Juifs comme chez les païens, il n'y avait pas de sacrifice^; de la prière, qui, expression immédiate de la conscience et du sentiment religieux, a été de tout temps le moyen principal par lequel l'homme, créé à l'image de Dieu , a conservé et entretenu ses relations avec le Très- Haut, et qui, depuis que sous Enos on a commencé à invoquer le nom du Seigneur^, foi^me une partie intégrante du culte public dû à Dieu. La prière enveloppe comme un nuage lumineux, un encens odorant, une auréole qui se renouvelle chaque jour, le Sauveur caché dans le tabernacle, le Sauveur qui, constamment, se tient près de nous dans l'Eucharistie.

On doit cependant observer que les Apôtres, obéissant en cela aux instructions du Seigneur, ne devaient pas se séparer du judaïsme tout d'un coup et d'une façon brusque; tout au contraire, c'était les relations étroites que les premiers chrétiens entretenaient avec les communautés juives, qui devaient attirer à la foi chrétienne les esprits les meilleurs et les plus souples d'entre les Juifs. C'est pourquoi le culte de la première communauté chrétienne , qui en partie était un acte de la loi divine et en j^artie reposait sur des prescriptions des Apôtres guidés par l'Esprit-Saint, ne pouvait être créé tout d'abord d'une seule pièce. De même il n'était pas utile qu'il fût achevé d'un seul coup. Il était plutôt soumis à la loi du déveloj^pement de l'Eglise et devait se perfectionner progressivement, sous la direction du Saint-Esprit, dont l'assistance avait été promise aux Apôtres. Il

1 Cf. Outram, De sacrificiis, lib. I, c. xv, 9; Keil, Handbuch der bihlischen Archéologie, 2« édit., Frankfurt, 1875, p. 362; I Paralip., xxiii, 30; Luc, I, 10; Plinius, Hist. naturnl., xxviii, 2.

2 Gènes., iv, 26.

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