‹ Histoire du bréviaireChapitre 63 sur 224 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

prophétiques et apostoliques (de l'Ancien et du Nouveau Testament, ces dernières tirées des Epîtres et des Actes) et d'autres évangéliques'. D'après Bickell (p. 422), les prières du commencement des Vigiles sont formées par une litanie, une oraison et une bénédiction qui appartiennent aux Vêpres , car ces dernières heures sont le prélude des Vigiles. Le psaume de la confession, à la fin des Vigiles, est le psaume l, qui est également dit ailleurs aux Malutinse Laudes. De la sorte, les A'êpres, les Vigiles et les Matines (Laudes) étaient pratiquement unies.

Lectures. — De même dans l'explication du psaume lix, saint Basile indique que des lectures de l'Ecriture se faisaient durant l'office, lorsqu'il dit : Ideo et nostra sunt oracula divina, et ah Ecclesia Dei , tanquam dona divinitus missa, in singulis conventihus leguniur, velut ahmentum quoddam animarum ' quod a Spiritu suhministretur'^ .

Le saint désigne comme réunions les offices du malin, du soir et de la nuit; si à chaque réunion on lisait les saintes Ecritures, elles formaient donc une partie de l'office.

Saint Éphrem. — Nombre des heures. — D'après saint lîphrem, il y avait en Syrie , du moins chez les moines des monastères syriens, six heui^es obligatoires : prière du matin et du soir, prière de la nuit. Tierce, Sexte et None. Les trois premières se récitaient de préférence en commun dans l'église , tandis que les petites Heures, comme l'avait dit saint Basile^, se récitaient aussi privatim. Nous noterons ici que l'office lui-même ou l'ensemble

* 2ù Se, Stà irpo?viTtov ô(SaiTXÔ!J.£vo; : Ao-j^ao-ôe x. t. 1. (Is., i, 16)... Stà 'l'aXfxtôv voy6£T0'j[jL£voç : TcpoiréXôeTe itpô; aùxov v.où fu)xiabi\té (Ps. xxxiii, 6).., ôi' à7tOCTT6),wv eùayY£).i!^6[X£voi; : |j.£Tavor|CraTe x. t. X. (Act., ii, 38)... viz' aÙTOù ToO Kupiou 7tpoa),a(x6avô[Aevoç, AÉyovTOç : SeOte iipôç [ae, TrâvTEç ol xoTvttovTeç xal ■Ttc:popTi(7[i.ivoi , xàyw àvaitauira) v\).i: — xaûra yàp itâvra ar;(x£pov «ruvé- 6pa[J.e Tcpo; tyiv àvôcYvwatv — ôxveî; xa\ Po\j),eÛy) xa\ ScaïASAXEiç (S. Basil., Hom., XIII, exhortatoria ad S. Baptisma; P. G., t. m, col. 424). Cette homélie fut donnée avant radniinistration du Baptême; le ar\\i.tpov (jyv£6pa(j.E irpo; TYiv àviyvtiXTtv ne peut ainsi s'entendre que de la 7tavvu](ta, des Vigiles ou Matines précédentes. Cf. Bickell, op. cit., p. 421.

* 'H|j.cT£pa ÊffTt Ta ÔEta Xo^ia, xai xf^ xou 0£oO 'ExxXr,(Tta w; ÔEoirEfinTa 8à>pa xaO' ÉxaiTOV (j'jXXoyov ÛTiavxYivojo-xETac , oiov ti; Tpo;!Y) (l/^X'»'''' X^P'"'" youyivYi ôtà Toù ITvEuiAaTo; {Hom. in ps. lix, n. 2; P. G., t. xxix, col. 464 ).

2 Par ex. : Reg. fus., loc. cit., n. i, et Reg. brev., c. cxlvii (P. G., t. XXXI, col. 1013, 1180).

(les prières à réciter est, à plusieurs reprises, appelé Canon (ô xavtov) par le Père syrien *.

De virginitate. — Nombre des heures. — Dans un traité sur la Mrginité [De virginitate sive de ascesi ) attribué à saint Athanase , et qui dans tous les cas appartient à la deuxième moitié du IV® siècle, six heures sont indiquées comme canoniques. Tout d'abord, la prière du milieu de la nuit ou les Vigiles, qui doivent commencer vers le milieu de la nuit ( asffovuxTtov ) (ce ne sont pas les TTxvvu/ta , car celles-ci n'avaient pas lieu tous les jours) , et pour lesquelles on doit se lever; elles sont suivies immédiatement, sans aucun intermède, des Matines (prière du matin ou Laudes) à peu près à l'heure du lever du soleil. La raison du choix de cette heure pour la prière (durant la troisième et la quatrième veille^) est qu'à ce moment notre Seigneur et Sauveur est ressuscité et a glorifié son Père. Le psaume l doit être récité tous les jours à l'office de nuit; pour le reste, la règle de l'office nocturne est qu'on mesure le nombre des psaumes et des prières sur l'espace qui s'écoule entre le commencement de cette heure et le point du jour : « Récite autant de psaumes que tu pourras en réciter debout ; et après chaque psaume fais une prière et une génuflexion^. Après trois psaumes, dis ï Alléluia. S'il y a d'autres vierges avec toi, elles doivent aussi psalmodier, et chacune à votre tour récitez l'oraison. Au point du jour, dites le psaume lxu { Deus , Deus meus, ad te de luce vigilo) ^ et, lorsqu'il fait jour, le cantique des trois jeunes gens (Dan., m : Bénédicité, omnia opéra Domini , Domino), puis la grande doxolo-

1 S. Ephrœmi Syri, Opéra grœc. et lat., l. i, p. 290, c. De beatitud. (lv), t. II, p. 93, 94, 95; Parœnes., c. xviii, xx. Antiochus, moine (plus tard abbé) dans la laure de saint Sabbas, près de Jérusalem, au vi« et vu" siècle, dit aussi : 'H <!^0L}.\i(,iciy. r,\iwy y.avwv Iz-fezai {De psalinod.; P. G., t. lxxxix, col. 1754; cf. ihid., 1423-1426 : Tbv a'jvyiôr) xavéva • xparùv tov xavôva. — Consuetum canonem persolvens ; canonem observans). Cf. S. Greg. Nyss., Vita sororis suœ S. Macrinx [P. G., t. xlvi, col. 961, 981). [Dans les homélies d'Isaac d'Anlioche (■{• v. 460), publiées par le R. P. Bedjan, Homiliœ S. Isaaci Syri Antiocheni, éd. Paulus Bedjan, Cong. miss., t. i, 1903, p. 67, se trouve un texte parallèle au témoignage de saint Ephrem relativement aux petites Heures dans TEglise syriaque. Le même texte avait été publié quelques mois auparavant par J. Lamy (S. Ephrœmi Syri, Hyinni et Sermones, t. iv, p. 179 , qui l'attribuait à saint Ephrem. Tr.l

2 Pleithner, op. cit., p. 176.

3 C'est la coutume égyptienne dont parle aussi Cassien, Inst. cœnob., lib. II . c. VII.

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