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(Ij L'andui. subdiac. Usp£.rg. Cbrod.
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quand un bon remords saisit les rebelles» De sorte qu'au lieu de donner la bataille, ils tentèrent une voye d'accommodeînent qui réussit. La paix se fit entre le pape Caliste li et Henri V, et le traité fut que l'empereur, pour lui (i) et ses successeurs , renonceroit IQ droit d'investitures et ne se méleroit plus les élections^ que cependant il lui seroit pernis de donner l'investiture des fiefs et des 'égaIes,non par la crosse et Tanneau^mais par e sceptre ou le bâton, (tiâs) Ce fut donc un partage que firent les empereurs eï les papes mtr'eux : les empereurs cédèrent la moitié de eurs droits pour avoir la paix et pour voir inir tant de misères qui accabloient Pempire pnr la persécution des papes* (3) Calliste II, ;>our afiermir sa victoire et la signifier à tout l'occident, assembla un concile dans l'église de [jafran , lequel se compte par l'église romaine )Our le neuvième universel. Ainsi finit la ceèbre querelle des investitures et des élections, iprès avoir duré plus de cinquante ans et causé tes désolations eflroyables. (3) Il faut lire les listoriens de ce temps-là, et l'on avouera que es guelfes dont le calvinisme a été le prétexte it tous les maux qu'on prétend qu'il a causé
Ci) AbbédUsper.
il\ Later. 1.1122.
(3) Matt. Parii Uspers Chr. Si^onius de Règne Ital,
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n'égalent pas ce qui a été fait en deux ans par le papisme dans ces funestes démêlés. La corruption alloit de pair avec les calamités , car à la faveur de ces guerres , Tltalie et l'Allemagne étoient devenues des sièges de brigands et de voleurs. II n'y avoit plus de sûreté pour la vie f pourThouneur et pour les biens. Particulièrement la cour de Rome étoit si prodigieusement débordée que les portraits qu'en ont fait les auteurs du temps donnent de VhoX' rcur. Entre les autres, Hildebert , évéque du Mans , dit en parlant des ecclésiastiques de cette cour romaine que dans le palais ils é" ioient Scythes^ (i) vipères dans la chambre ^ houjfons dans hs festins^ harpies par leun p.xai'iions^ statues dans les conversations ùk il s* agissait de parler bonnes choses , béies i r^irard des cjuestions de science : de pierre ijuandiîs^agissoitd^avoir pitié ^ de bois quand il j alloit mettre tout en feu , en amitié dei tiffres^ en grimaces des ours^ en tromperie des renards , en orgueil des taureaux , pour déi^orer des monotaures , lions dans les con' sei's et Heures dans les armées. On en peut voir encore des portraits plus hideu^ dans les œuvres d'Honorius d'Autin. (a) Nous apprenons de TabbéTrithéme qu'un nommé Arnulfe
^1) Hildeb. Epis'.
(2; Ho:ior.AugU3t.
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hotnitie qui falsoit profession de sainteté étant venu à Ilome^ parla contre ces débordeniens du clergé, (1) et que les prêtres et les cardi-, naux le prirent la nuit et le firent noytiç en cachette.
Au reste avant que de nous éloigner davantage de la quel elle des élections et des investitures, il esl nécessaire de remarquer que dans les autres états de l'Europe comme en Espagne et en France, les rois jo aissoient presque paisiblement de ce droit de nommer aux grands bonéfices, ou tout au moins de confirmer par leur approbation les sujets qui avoient étô élus. Et bien que les papes fissent aussi quelques eiforfs pour priver les autres souverains de ce privilège, cependant ils ne s'y portoient pas avec la même violence que contre les em- .pereurs. C'est pourquoi cette querelle ne causa pas tant de maux dans les aufi^es états qu'iin Allemagne et en Italie. Voici la raison .de cette diflerence. Les papes en combattant avec tant de fureur pour ôter aux princes le droit de nommer aux évêcbés et dVn investir, n'avoient pas tant pour but de conserver cp qu'ils appellent les immunités de r église^ que de soustraire enlicrement leur siège à la puissance des empereurs , lesquels jusques là
avoient eu le droit ou de créer les papes ou
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(1> Clirou. HirsuUj^ieiise.
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de les confirmer quand ils ayoîent été élu9 ce qui étoit une marque évidente de sujétion Ainsi les papes se prirent particulièremen aux empereurs dans celte affaire, parce qu( Romeétoitun fief de l'empire et le prentiei de tous les bénéfices, qui étoient au don de l'empereur: tellement que si les empereurs se fussent conservé le droit de donner les bénéfices et les évêchés, le pape seroit demeuré leur sujet. Or c'est ce que Ic8 papes ne vouloient pas. Ainsi ce qu'ils obligèrent les empereurs à renoncer au droit des investitures et îles nominations en générali fut un effet de leur ambition particulière > et c'est ce premier degré qui les a élevés à cette prodigieuse grandeur où on les a vus du depuis.
Cet oit donc là l'une des choses que les pr^ pes av oient pour but, c'est de n'avoir plus de maîtres à Rome, et nous venons de voir comment ils en sont venus à bout. Mais cela ne fut pascapable deremplircette vaste ambition qui les dominoit. Non seulement ils n^ voulez reot point de maître à Kome^ mais ils voulu* rent être les maîtres de Rome. C'est le second degré sur lequel ils montèrent et il faut voir comment ils s'y prirent, car ce fut une nouvelle source de troubles. Si les papes étoient obligés de produire les litres de la souverai* Bclé qu'ils ont à Rome • ils seroient fojrt em-
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péchés : cela ne leur vient pas de Jésus-Christ et de St. Pierre , ils n'ôseroient dire celte absurdité. La donation de Constantin au papo Sylvestre est une pièce grossièrement supposée , sans doute dans le temps de ces démêlés des papes avec les empereurs allemands* Aucun autre empereur n'a fait aux papes une donation de Rome. Les romains n'ont pas renoncé à leur liberté en faveur des papes par aucun acte qu'on puisse produire. Ainsi cette domination est purement usurpée; nous avons TU que le premier degré â cette usurpation fut le refus que les papes firent de recon-noStre les empereurs allemands pour leurs maîtres, et présentement il faut voir comment ils achevèrent. Après la mort de Calliste II , *qui arriva l'an 1 324, il fallut faire un nouveau pape; comme l'empereur n'avoit plus rien à voir dans cette élection , le peuple romain, le clergé et le sénat en furent les maîtres. Et parce que le sénat et le peuple étoient encore libres et indépendans du clergé ( 1 124. ) ilsne se purent accorder : de sorte que l'on fît deux papes, l'un fut appeléCéleslin et l'autre Honorius IL On dit que Célestin étoit plus canoniquementélu que Honorius, mais le parti de Ilonorius se trouvant le plus fort , Célestin lui céda volontairement le siège. Ainsi ce schisme ne dura pas ^ car Honorius fut choisi d'un
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commun consentement dans la suite , maÎ8 mourut quelqiies années après ( i i3o. ), et schisme recommença entre Innocent II, Anadet. Ce schisme produisit d'assez grai cU «ordres, dont nous renverrons l'hisloin un antre* chapitre, et nous remarquerons se Jemcnt ici que l'autorité laquelle les em{ I eurs s'éloient donnée de créer les papes et rendre leur élection dépendante d'eux , et de tiès grand usage pour la conservation la paix; car tout aussitôt que les emperei eurent abandonné leur droit et perdu la si X'^eraineté qu'ils avoient à Rome , cette ville Vit cruellement déchirée dans les électioi par des schismes longs et scandaleux, puissance des empereurs ayant été anéan dans la ville de Rome, toute l'Italie vou suivre cet exemple, ( i i4o. ) presque tou les villes se mirent en liberté et ne voulur plus reconnoître l'empereur, animées de esprit de rébellion que les papes leur avoî inspiré. La ville de Rome voulut aussi € libre comme les autres et aj'ant renoncé € empereurs ses maîtres légitimes, elle ne v< îoit pas reconnoître les papes qui se vouloi «neltre à la place des empereurs. Il se foi flans Rome un parti puissant pour la liber et ce parti fut appelé des Arnaudistes , à ca du célèbre Arnaud de Bresse, qui fut ei
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brûlé comme héiétiqne, parce quMl crseîgnoit que les pi êtres , les gens de l'église et le pape même ne clevoient point être des seigneurs temporels: mais que les princes et les républiques dévoient manier les affaires de l'état et laisser aux prêtres celles de l'église (i I4!i)« Ces Arnaufiistes , c'étoit le sénat ^ le peuple romain et toute la noblesse de Rome , qui tous ensemble se firent des tribuns et se mirent en possession de la puissance souveraine. Ils écrivirent à l'empereur Conrad JII (i i4i.) pour l'obliger à maintenir son autorité dans Rome; Ci) n'en ayant pas été bien reçus, ils se créèrent un souverain magistrat sous le nom do Patrice \ et déclarèrent au pape Lucius, qu'il devoit renoncer aux droits quHl prélendoit avoir dans la souveraineté, de Rome ( 1 1 45 ) , parce qu'ils ne lui pprmettroient pas de les exercer. Eugène III , succédait à v.% Lucius , voulut agir en sonverain malgré ces oppositions du sénat. Mais les romains prirent les armes pour leur liberté , chassèrent le pape et tous les cardinaux qui refusèrent de faire le serment de fidélité à la république. Eugène sortit deRome>leva de bonnes armées^ battit les romains , renversa leuf nouvelle république et rétablit son autorité. Neuf ou dix ans après, les romains firent encore un nou-
(1 ) Otîion de frisingue lib.'T.
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vel effort pour s'opposer à Forgneilde* papes qui vouloient être souverains de Rome Cl i54) sans pouvoir produire aucun litre, lis allèrent déclarer au pape Adrien IV, ce qu'ils avoienf déclaré auparavant à Eugène, que le sénat prétendoit être le maître dans Rome, et sur ce qu'Adrien n'y voulut pas donner les mains, il se fit un nouveau soulèvement qui coûta la vie ( j i55. ) à quelques-uns des partisans du pape. IVlaîs ces derniers efforts de la liberté mourante étoient trop foiblespour soutenir le poids de la puissance des papes , qui pouvoient bien être maîtres dans Rome, ( i ) puisqu'ils étoient déjà maîtres de toute l'Europe. Adrieil vin! facilement à bout des romains par un inienlit^KOus lequel il mit toute leur ville. II »*appuya d'une alliance avec Frédéric I, empereur qui étoit en Italie et qui avoit ert son camp Arnaud de Bresse. Il obtint de Frédéric qu'on lui livreroit cet hérélique prétendu, duquel après l'avoir brûlé, il fit jeter les cendres au Vent, lies romains ne laissèrent pas de continuer daçs le dessein de secouer le joug des prêtres, ils essayèrent d'engager l'empereur dans leurs intérêts, et parce qu'il n'y voulut pas entrer et qu'il refusa de les soutenir dans cette entreprise, ils résolurent de la poursuivre avec leurs seuTes forces. Toute la
( 1 } BaiOB ad aiuiuin. 1 1 b$.
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Ville en armes assiégea le pape clans son palais, mais le succès ne fut pas heureux pour lesiomains, ils furent battus par les allemands que le pape appela à son secours: Ton en {ua un grand nombre, Ton en noya aussi une quantité. Ainsi par l'ambition des papes, Rome et le Tibre se virent couverts de sang et de corps morts: si ce n'est là établir le papisme par la violence , je ne sais comment celasd cIoitappelc>r C(î second effort avança extrêmement rétablissement de la souveraineté des papes dans la ville de Rome , cependant pour ce coup elle ne demeura pas encore victorieuse des contradictions ; car deux ou trois ans après, Frédéric Barberousse étant revenu en Italie pour remettre les villes révoltées dans Fobéissance, ( i ]58. } il traita Rome comme l'une de ces villes rebelles qui avoient secoué le joug des empereurs. H y envoya desoflîciers pour y établir des magistrats en son nom , il exigea des terres sujettes au pape ( i ) toutes léë redevances qu'il tiroit des terres de l'empire , il traita avec le sénat et le peuple ro-^ main sangle consentement du pape: Ek quand le pape s^en plaignit, il répondit, qu'il croy oit être par la grâce de Dieu empereur des romains et qu'il falloit bien qu'il fut maître à Rome, qu'autrement son titre seroit ridiculer
il) Radevk lib. 2.
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et vain. Pour ronsprvcr ces restes d'auli iiiipùiiaUMlan!! Rome, il eut t'iillu que lest P'-rt'iirs eu>i<(-[it tonjoiiis éxè en Iulie q uneiiniiOe ; car iiu^.'iilùt qu'iU cloît^iil iIA] tour en AiK'inagne. l-t faitiun du piipe rr| noit le (li.-i'tiS. Sintnut l''fi pajif-s nf 1 quoirnt pas île profil m .li's <!ivi'iion« qniéli fré<]UMi(vJi (lan-i IVripire sur IVleciioo empereurs, pitur se rendre maîtres de J ri (le rilitlîe. Il en aviîva une grande, l ].l mort (le FréilcrîcEarheronsse { 1191,).
uns tMu vent Philippe deSouabe, frère de] luriiusse , et Ifsaulres à l'inftlîgalion diil et .le I.1 rour do Rome qui haïs^oil mM ment U maison de Sonabe, élurent Olli« K,»xe. Innocent Ilî, l'un de ceux qui a yi plii.« loin l'autorité et la domînalion desv FÇ'tt l)i(i) tirer avantrige des guerres que ïloux rivaux exci'èrent en Ailtniagne. I l'Italie, il se rendit miiîlre absolu dans Rfl ilscfaisildn duché do Spoitte, dii la R« gne. do la marche d'Ancone et d'une pal de la Tosoiine , par le prèle ndu droit delaf nation (jueA'athilJeavoîL WiXe k Grégnlrt de SCS (^tatfl : don duquel les papes 1 en-'Ore pu jouir jusqiies-là à cause des ( eilioDG des empereurs (i3o8.) i-litnl dejneuré aeul empej d'AUenagae ayant eu
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et vaîn. Pour conserver res resles d'autorité impériale dans Rome, il eut fallu que les em-: pereurs euhsept toujours été en Italie avec une armée ; car aussitôt qu'ils éloient de retour en Allemagne, h fa( tion du pape reprenoit le dessus. Surtout les papes ne man-* quoient pasdeproHter des divisions qui étoient fréquentes dans Teu^pire sur Teleclion des empereurs, pour se rendre maifres de Rome et de rilalie. Il en arriva une grande, après la mort de Frédéric Barberousse ( i igi. ). Le« uns élurent Philippe deSouabe, frère de Bar- Jberousse jet lesautres à instigation du pape et de la cour de Rome qui haïssoit raortelljment la maison de Souabe, élurent Othon de Saxe. Innocent HT, Tunde ceux qui a pousf'é plus loin l'autorité et la domination des papeSy sçut bien tirer avantage de» guerres que c^s deux rivaux excitèrent en Allemagne. Il pilla ritalie, il se rendit maître absolu dans Rome, il se saisi! du duché de Spolète , do la Roma* gne^ de la marche d'Ancone et d'une partie de la Toscane., par le prétendu droit de la donation queMathildeavoit faite à Grégoire VU de ses états : don duquel les papes n'avoient encore pu jouir jusques-là a cause des oppositions des empereurs (1208.). Othon de Saxe étant demeuré seul empereur, et les troubles d'Allemagne ayant cessé il voulut reprendre
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'on avoît enlevé à Tempire et avec une i il se jeta dans l'Italie pour ôter à Inno* :e qu^il avoit violemment usurpé. Mais ent HT , (1) sçut si bien ménager les al-; ids, qaeluiayantexcommuniéOihonlVy 3bligea à se révolter contre cet empereur, n faire un autre. C'est ainsi que le pa- ) s'établit sur une suite continuelle de [ions, depuis ce temps-là Tautorité des leurs demeura éteinte à Rome sans qu'il meurât aucun vestige, et la liber u? du
et du peuple demeura opprimée, en* que ni Tune ni l'autre ne s'en sont jamais §es depuis. Les papes prirent dans la suintes les précautions nécessaires pour ; point troublés dans la possession de la iraineté deRome. Plus de cent ans après, 0. ) Clément V fit faire serment à Henri empereur de la ri^ai^onde Luxembourg, ne feroit dans Tlome aucune ordonnance cun acte de souverain. Il est vrai que s de Bavière ( s ) qui succéda à Henri de imbourgy se saisit de Rome et y fit toutes étions de souverain jusqu'à y condamner rt Jaques de Cabors, pape sous le nom an XXII , mais cela ne dura pas et n'eut
de suite. De sorte quel'on peut compter
ligoiiiiis.
laiaal. ad anii. 1039.
sSft Histoire
qu'Innocent III acheva ce que ses préd seurs ayoient commencé et se rendit ab ment souverain dans Rome. II est vrai Laurent Valle qui a écrit contre la fauss nation de Constantin , prétend qu'il y et core quelque image de liberté dans Rom qu'a Bonifdce IX , qui fit bâtir de bonn tadelles pour tenir les romains en bride.
ce reste de liberté n'étoit qu'une ombre, voilà les papes venus à bout de trois de enticprises; mais l'on voit par conibic troubles , de guerres > et d'efiasion de humain.