‹ Histoire du CalvinismeChapitre 14 sur 30 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Histoire de rétablissement de la réforma-tion en France. Réfutation de cette ca^ lomnie que le Calvinisme s'*y soit établi par la violence et par la voie des armes ; que la réformation et V église ré formée n^ont fait que soujfrir durant quarante ans , et qi^el* le étoit bien formée avant la première prise d'armes.

|E sieur Maimbourg ne faisant que de pet^-' tes courses dans les pays étrangers , s-arrêta en France pour faire voir que le Calvinismoi s'y est établi par la violence , par les armes et par une suite d'iniquités effroyables , qui ont désolé la France durant quarante ans* C'est où nous en sommes et c'est désormais ce qu'il faut voir. Il est vrai que la Franche à été déchirée par de cruelles guerres depuiê le règne de François II , jusqu'à celui d'Henri IV. Il faudra examiner ces guerres et voir quelle en a été la cause : mais ayant cela je crois que nous devons faire ici la même ob<^ servation que nous avons faite dans le chapi« tre précédent au sujet de la Flaudx^^^ ^^^iV

S76 jipolo^e

8ur l'accnsatlon que tous les aotéars catlto^ liques romains font universellement à la réformation de France de s'y être établie par les armes contre le caractère de la véritable religion qui n'employé pour attirer les anies que des voyes de douceur et de persuasion* £t c'est de là qu'on prétend tirer un puissant préjugé contre nous , et prouver que nous n'avons point l'esprit des Apôtres et duCbris« tianisme. Cette malheureuse secte, dit Maim* |>ourg ) par sa seule manière piolente y et icute contraire à P Evangile , dont elle s'est voulue établir^ fait voir manifestement qu^elU est fausse , et qu'elle ne fut jamais deJésuS'- Christ qui est le Dieu de paix. Il est bien étonnant que des gens qui se sontconduits dans les affaires de religion comme ont fait les ca- Iboliques romains , osent nous faire cette ac« GQsation: eux, dis-)e^ qui ont établi et con« serve leur religion parle fer, le feu, les roues^ les, gibets et par tous les plus cruels supplices ; e\tx qui obligeoient les peuples à se tenir dans leur communion sous peine de mort et de confiscation de biens r avons • nous )a« mais rien fjait de semblable^ Trouvera-t'oa un seul exemple d'un catholique romain qu» lious ayons voulu forcer à faire profession do nôtre religion en le menaçant de la mort ? Eiahiir une religion par les armes | b'est don^

pour M Xé/ormation f M. %yj

ner le choix de la mort ou de celte reli^on. Nous n'avons jamais rien fait de tel , et tout ce dont on nous peut accuser c^est d'avoir déj fendu nos vies , et la liberté de nos conscien» ces contre ceux qui les vouloient opprimer* Mais pour justifier parfaitement^le Calvinisme de France , il faut faire voir qu'il ne s'est pas même servi pour son établisaenient de ces ar« ines défensives , et que la réformation du christianisme s'est faite dans la France précisément par les mêmes moyens par lesquels le christianisme s'est preii^ièrement établi dans le monde : c'est à dire par la prédication de la vérité j par la croix , par la patience et par les afflictions. Cela est fort aisé à prouver ^ car nos ennemis ne trouvent pas de prise d'ar^. mes qu'on nous puisse imputer avant la conjuration d'Amboise, qui se fit Tan i56o. Si donc Ton prouve que dans ce temps- là le Cal« Tinisme étoit établi en France, on aura prouvé qu'il ne s'est po^nt établi par les armes. Je m'en vais donc vous faire voir par une histoire aussi abrégée qu'il se pourra , que pendant quarante ans nôtre réformation s'est sQuletnue uniquement par le zèle de ses^ prédica-leurs ^ et par le sang de ses martyrs, (i)

I^es semences de la réformation furent jetées en France presque aussitôt qu'en ÂUe^

^( i^ Histoire dicft E^liMs tirée de l'J)iiloj[e «ui&al%»!6f|^

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•78 ^ yfpolàgîe

magne. Luther prêcha contre les indal ces l'an iSty, et la Sorbonne lecondamni et ses écrits Tan i52i. Cette guerre exe curiosité, on voulut, en France aussi bien q leurs, prendre connoissance du fonds de querelle; et cet examen fut assez heureux la réformafion. CaY fous ceux qui gémisse il y avoitdéjà longtemps , sous la corru] de l'église furent fortifiés dans leurs s mens , et travaillèrent à persuader les^at Jaques Fabri , Guillaume Farel , qui éU lors régent à Paris dans le collège du C nal , le Moyne Martial et Gérard Ruffî , deux docteurs de Sorbonne , fiirent de c In 9 et ils soutinrent Guillaume Brissor évéque de Meaux, dans le dessein qu'jh de réformer son église. Antoine du Praf, c! celier de France , grand persécuteur et mauvais chrétien , suscita le roi Franco contre cette réformation naissante; le p ment de Paris rendoit des arrêts contre ce formés du diocèse de Meaux. Les pasteur rent dispersée par la persécution , mais 1. mence de la vérité ne fut pas éteinte pour dans ce diocèse. La Brie fournit des dicateurs presque à toute la France, et < a Dieu les prémices de nos martyrs dan supplices de Jean le Clère» qui fut fouet marqué de la fleui;de lys^ de Jaques Pavai

pour la Héformatîon y ele. «79

et de Termite de Lîvry , qui furent brûlés vifs dans les années i524 et i5'25 9 et dans celui de Denis, de Bieux, qui fut brûlé à Meaul Tan 1528. Dans la même année le Vivarês, qui fait partie du gouvernement de Languedoc reçut la lumière de la vérité par le ministère d'un cordelier nommé Machopolis ^ qui avoit été auditeur de Luther. Un autre cordelier , nommé Jean Ileguier , et un maître d'école y nommé Jonas , lui succédèrent et annoncèrent la pureté de l'évangile avec un très grand succès. Le premier de ces deux derniers scella de son sang cette vérité , qu'il avoit annoncée , et mourut martyr à Vienna en Dauphiné où il fut brûlé vif. Ce fut peu de temps après que Calvin, âgé seulement de vint trois ans,en étudiant en droit dans les vil* les d^Orléans et de Bourges , y jeta les premiers fondemens de la religion réformée : quand il se trouvoit quelqu'un qui avoit la hardiesse de parler , il étoit incontinent écouté et suivi, parce que toute l'église romaine étoit pleine de mécontens qui n'attendoient q^u'une occasion pour éclater et pour secouet iTon joug. L'an i533, la ville de Toulouse fut éclairée de la lumière de la vérité^ et Jean Caturce y souffrit le martyre. A Paris,les ré* formés se multiplioient aussi malgré les soins

lia lieutenant - çtiminet liiSonu* Ia^xv a^'^'vV

uSo Apologie

un noihfiié Jean Michel , prêcha la réforma^ tion à Sancére avec tant de succès qu'en pea de temps les réformés y devinrent les plus forts I et toutes les rigueurs de la persécution ne purent entièrement dissiper ce troupeau. L'aventure des placards fait voir que dans Tan* née ]534)ily avoit un grand nombre de réfor^ mes a Paris. Il n'y a personne de nous qui approuve la hardiesse et la témérité de ceux d'entr'eux qui allèrent attacher ces placards jusques dans le Louvre. Ce que dit le sieup Maimbourg que dans ces placards il y apoii d^ horribles menaces contre la personne du roiy est une calomnie abominable et facile à réfa<« ter: car nous les avons dans l'histoire de nos martyrs. Il n'y avoit rien contre le roi, tout étoit contre la messe et contre les prêtres. Cela n'empêche pas que ce ne fut un zèle indiscret , fou et mal coi^duit , sans doute ce conseil fut comdamné des plus sages. Mats au moins cette histoire fait voir^ que les réformés étoient en grand nombre^ puis qu'entre plusieurs sages il se trouva assez d'emportés pour faire cette action qui attira sur leur parti une cruelle persécution et fit périr tant de gens qui n'avoient aucune part à cet attentat. La multitude de ceux qui périrent depuis ce temps là jusqu'à l'année i544 ^par la rigueur ^^çs supplices en divers lieux de la Franee^fiEul

pour id Méfohnation, etc. iêt

bien roir que la réformation se répandoit partout. Ce fut en ce tempalà que se fit l'horrible massacre de cens de Cabrières et de Merindol dont nous aurons a parler dans la suite. Ces bonnes gens étoient des restes desVaudois, et dans ce petit coin de la France ils s'étoientga« rantis de la corruption qui avoit inondé toute TEurope. Le diocèse et la ville de Meauz oà laréforniation avoit jeté ses premières racinee dès Tan i5â3 et i5d4jut aussi le lieu où Ton commença à voir une forme d'église^l'an i546» Pierre le Clerc , homme de basse condition 4 mais d'un grand zèle et d'un courage admirable forma la première église réformée ^ prér cha et fit communier les membres de son trou-^ peau jusqu'au nombre de trois ou quatre cents* n étoit impossible que leurs assemblées demenrassent longtemps secrètes à cause du soin qu'on prenoit à les découvrir : on les surprit donc un jour au nombre de soixante personnes qui se laissèrent garolter 9 jeter sur dea charriots et mener en prison , avec une débonnaire té qui nous fait revoir la constance des anciens chrétiens. Ils pouvoient facile* ment se sauver et être tirés de la main de la justice par ceux qui étoient de leur parti. Mai» ik ne firent aucune espèce de résistance , seulement une jeune fille, voyant qu'on la lioita* Tec tant de cruauté^dit auUeutenaiilctvcD^^%,

s9iù jtpologie

Monsieur y si cous m'aviez trouvée dane UH lieu de prostitution y vous ne m^auriez pas ainsi traitée. Dix-neuf femines et quaranteun hommes furent menés à Paris où tous furent condamnés àéire mis à la torture ; à avoir la langue coupée et à être brûlés vifs. En roé« me temps on faisoit des martyrs à Rouen , à Senlis , en Bourgogne , à Langres y à Issoire^ en Auvergne , à Lyon 5 a Bourges , à Angers, à Poitiers. Dans tous ces lieux il y avoit un grand nombre de fidèles et même on y faisoit des assemblées pour louer Dieu et pour s^instruire malgré la vigilance des persécuteurs. A Corbigny dans le Nivernoîs , à Issoudun^en Berry il se forma des églises de réformés qui subsistent encore aujourd'hui. Henri II succès da à son père François premier au commencement do moisd^Avrilderan 1547. Soncon«seil enchérit encore infiniment sur la cruauté dn règne précédent. Mais tous ces conseils do lang et Fhorreur des supplices 1 n*em péchèrent pas que les réformés ne se multipliassent durant ce règne , qui fut un siècle de fer pour, les protestans. Toutes les villes de France de* vinrent d'affreux théâtres où la cruauté , la barbarie et la haine pour la vérité se produisirent sous l'appareil le plus sanglant ; mais cela mêmeétoit une preuve que la réformation ftoit établtepartout.Onfaisoit des assemblées

pour îa R^ormation y etc. 4S9

Is plus souvent que Von pou voit', on s'instruit soit par la lecture de bons livres et Ton signoit la vérité de son sang ; que faisoit de plus -la religion chrétienne quand elle vivpit sous la tyrannie des empereurs payens ei'persécu*teurs 7 Au milieu de ces persécutions cruelles Fan 1566^ l'église réformée de Paris^ prit la for» med^église sous la conduite de Jean lemaçon^ dit la Rivière , fils du sieur de Launay , procureur du roi 9 au siège présidial d'Angers c ce jeune homme fut élu par toute l'assemblée pour prêcher- la parole et pour administrer les sacremens; on nomma des diacres et des anciens et 1-on forma un consistoire confor* me an gouvernement qui s'observe aujour^ d'iiui entre les réformés presbytériens. Il est certain qu'il y a là-dedans un miracle qui nd Se comprend pa^f. Le roi étoit animé et furieux contre les protestans , la chambre qu'on appèloit ardente , vomissoit continuellement des flammes contr'eux , la Sorbonne veilloit avec un soin inimaginable à ce qu'elle apr pelle la conservation de la foi ; tous les nioi<* nés étoient comme autant de furies déchaî-ii nées qui cherchoient de maison en maison^ •t la populace de Paris la plus séditieuse qui soit au monde étoit animée , par les prédi* cations de ces moines , de sorte que sa fureur contre les huguenots alloit )usqjvk \^t^^4^

kS4 apologie

Cependant Diea voulut qu'au miliea dé eetf obstacles cette assemblée se formât^ et sa pro- Tidence permit qu^elle se fortifiât durant 1m occupations que Henri II trouva ailleurs depuis i555 jusqu'en i557 » qui Fobligèrent à relâcher la rigueur de la persécution. Cet exemple passa de Paris dans les provinces comme un torrent. A Meaux y a Angers > i Poitiers , a Bordeaux , à AUevert en Xaintonge , a Agen , â Issoudun^ a Blois, a Tours et en mille autres lieux on dressa des égli-. aes sur le modèle de celle de Paris. Les années suivantes, Rouen y Orléans et une infinité d'autres villes et bour|p suivirent cet exemple , de sorte qu'en moins de rien , sons le plus cruel de tous les règnes pour les calvinistes y le calvinisme se vit par&itement établi sans autre sang que celui des martyrs qui se versoit en tous lieux en grande abon* dance. Mais selon la maxime ancienne^le sang des martyrs étoit la semence de l'église ^ et les fidèles sortoient en foule de leurs cendres. L'an 1007 , le roi Henri II ,à qui l'on avoit inspiré les pensées les plus funestes contre nous , eut la foiblesse de se laisser gagner par le cardinal de Lorraine pour établir en Frali* ce cet affreux tribunal de l'inquisition pour lequel ce royaume a toujours témoigné'^ tant /}'^otfeur. Ce prince en fit lui-même la de;

pour la Riformation | ete. ^%$

BT mtnde au Pape , la bulle en fut expédiée k r Itome , en date du 36 d'Avril 1557* Le roi | h pair redit de Compiègne , Toiilut confirmer la 1^ bulle et abandonner le crime d'hérésie eotièt dp rement à la connoissance des juges erclésias- Cc? tiques ^ mais Dieu permit que le Parlement cBC l'y opposât et que les calamités de l'état ar-> rétasssent le cours des desseins. de Henri II. lift persécution ne fut pourtant pas ralentie Contre les réformés de Paris et l'on surprit ces pauvres gens priant Dieu et communiant dans une maison. L^on s'en saisit comme si on les avoit surpris dans quelque flagrant délit. Et en effet, pour fournir un prétexta •ttx violences horribles qui se commirent , oa poussa en avant un juge du Châtelet qui eut Uea la hardiesse de dire qu'il avoit trouvé dans la salle de la maison plusieurs paillasses sur lesquelles ils avoient commis leurs abo« !f| minables 'pollutions ^ et avec cela les restes «^f d'un magnifique banquet. Il y eut un grand *- 1 nombre de ces honnêtes gens qui furent sa-» i^f jorifiis i la fureur des persécuteurs : ce fut ^ Vm spectacle digne de toute compassion de f j ^cnr les femmes , les vieillards , les enfans ^ les filles et les vierges traînées le long des irues chargées de chaînes , de boue , dis coups et d'injures, depuis la maison où on les avoit pur^rif jas^tt^^ la pri^oa. ?as mu d^T)i»^^^^%

rt6 Apolàgie

occasion ne pensa à se défendre , et il chappa à pas un d'eux aucune paroh témoigna quelque impatience. Ils passe par les gènes , par les tortures et par L avec la même débonnaireté et avec la n constunce. Pareille rigueur fut exercée tous les lieux du royaume j et cependan glise léformée faisoit partout les mêmes grés. A Paris l'on eut la hardiesse de s'as bler dans le pré aux Clères pour y ch^ les louanges de Dieu. Et c'est la-dessus le sieur- Adaimbourg se récrie comme su effroyable scandale parce que l'on osa c ter les Pseaumes de David , mis en «rime Clément Marot. Sur la 6n du règne dejl ri II , toutes ses rigueurs ne purent ei elier qu'une partie des grands du roya se se rangeassent dans le parti de la r^ mation , au moins secrètement. .Le roi de Yarre et le prince de Coudé son frère , 1' rai de Châiillon , et d'Andelot ,. colone

' la cavalerie française , furent de ce non On ne peut dire si ce fut un bien ou un' il ^eat certain que letir aulorité «ervit \ coupa faireprendre àla réformation de F ce sa dernière forme. Mais dans la auit

. grands tfirent perdre à l'église réforme gloire de la patience et du roartyre^ {

yuplea.jifanda a^igneors'peioufireat pa

pour la Rêformaiion , ete. 967

léinent la persécution. Ils ne s'ffccoufaineiit pas facilement à être pendus et brûlés : et ils se persuadent qu'ils sont nés pour être respectés et à leur aise^de quelque religion qu'ils soient. La sévérité de Henri II les einpêchoit pourtant de se déclarer ouvertement , et il en pensa coûter bien cher à d'Ândelot pour s'être trop découvert. II fut mis en prison et peut - être n'en 8eroit*il pas aisément sorti sans la faveur de son oncle le connétable de ^Montmorency. EnGn ce fut dans ces dernières années de Henri II que la dernière inain fut mise à la réformation de France. f^^An i/>{^ç|, Tnn pouvoit compter plus de deux troupeaux ayant leurs ministres , leura consistoires et leur discipline. Et ce qui pa« roît inconcevable , au milieu des feux et des flammes^ les réformés trouvèrent moyen d'assembler à Paris un synode national pu ils composèrent la confession de fui à laquelle les églises de J?rance souscrivent encore au* »rird^liiïï7 et jetèrent les fondemens de leur

cîplîne ecclésiastique en quarajjte^jllùcïxîat qui conîîehhénf la substance de tout ce qui s'observe dans le gouvernement des églises réformées de France. Voilà l'entier établisse^ ment du calvinisme : et par conséquent voili une réfutation claire et évidente de cette ça-* Lpmnie p ^ue le calviuiame b'Q%l i\âV>Vw ^ix

i9 Apologie

Vance par la voie des armes ^ par la ri lOn contre les souverains 9 par les viole «contre les particuliers j par le sacrilège , la profanation des autels et par la destruc des images ; car alors rien de tout cela /oit encore été fait , et l'on peut dire 'érité que la guerre et les désordres qui 'ent a sa suite sont des maux entièrei xterneft a rétablissement du calvinisme France.

Que peut-on trouvera redire à cette mai dont la réformation s'est établie en Frai Dira-t'on qu'on est toujours obligé de si la religion de son prince? C^est une mai insensée qui nousferoit mahométans en P et en Turquie y et payens à la Chine et ai pon. Dira-t'on que de nouveaux prédicats ne doivent pas s'ingérer de prêcher dam royaume contre la volonté du roi y et sai permission des puissances ecclésiastiques sont en possession? C'est encore un prin^ évidemment faux y selon lequel les Ap{ qui se dispersèrent dans toutes les partie l'empire romain pour prêcher contre la lonté et la religion des empereurs , et sai permission des pontifes qui administroien choses saintes 9 auroient été des téméraire des fauteurs de la rébellion.On sait hien qi prince et dea prétreSi ou payons ou béréttq

pour la Réformation ^ ete. S89

ne «oufFriront jamais qu'on prêche la vérilô chez eux. Tellement qu^il faut bien^nécessaî« rement precKer^conlre leur gré. ,>i Ton veut prêcher la vérité. // i^aut mieux obéir a DieiA qu^aux hommes LJ&Xii^^o^h que l'église romailë TOt corrompue an point que nous le pensons , notre conscience nous obligeront à tra- Taillçr à sa ruine. Et je crois qu'il étoit difficile d'obtenir d'elle-même la permission do la ruiner. Nous avons donc fait ce que nous devions faife en ôtant à l'église romaine tout autant de membres que nous avons pu sans attendre son consentemennt. Et nous avons souffert ce que nous devions souffrir , quand nous avons souffert le martyre pour la vérité t

IL est tl^iijniirc p^rwYijg At^ miinr;»* qu'^fyrl \\

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mais on dira que nous n'en sommes pas de* meures là , que nous nous scmmes lassés da moiirir , que nous ayons donné la mort , et qu'enfin nous n'avons pas été longtemps sans émouvoir de terribles troubles aussitôt qu9 nous avons été en pouvoir de le faire. C'est désormais ce qu'il faut examiner et faire voir que le calvinisme est innocent de tant de sang répandu, quoique les calvinistes de leur part ayfsnt tiré du sang de leurs enpeoiis commo on eo a tiré du ïeun

$9^ -apologie

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