CHAPITRE
Histoire de la rèformation d' Ecosse. Per-» sécutiona dt^s fidèles soua Jaques V , sou9 le Cardinal Béton , sous le Comte d' Aran et sous Marie de Lorraine , régente d^E^ cosse. Justification de la conduite des Ecos» sais dans cette affaire.
Ol nous suivons Tordre des temps , nous pouvons sans avoir égard à la distance des lieux , passer de Genève en Ecosse pour voir de quelle manière la réformation s^est établie dans ce royaume là. (i) Il y a apparence que ^Içs premières semences de la vérité renais-
|i^. . (i ) Buckauan. HUt. Scot. 1U>. 14. Xhaan.
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69 jtpoîogie
santé y furent jetées environ Pan i5So. Et îl est vraisemblable que Patrice Hamilton , de la noble maison des Hamiltons , qui est sortie du sang royal d'Ecosse , est un de ceux qui y a porté les premiers rayons de ce flam-*^ beau de la réformation. Il avoît été professeur en théologie dans l'Université de Marbourg, nouvellement érigée par le Landgrave de Hesse. Â l'âge de vingt-trois ans il retourna dans son pays pour lui faire part des grâces que Dieu lui avoit faites. Il instruisit bien des gens , mais il fut trahi et déféré par un moine Jacobin, nommé Alexandre CambeK Ce moine avoit paru goûter la doctrine des Protêttans et étoit demeuré convaincu de tout ce que Patrice avoit voulu lui persuader. Mais Tamoar du siècle présent l'emporta sur Faraour pour la vérité et pour éviter la persécution et éloigner les soupçons qu'on avoit contre lui , il se rendit délateur contre Patrice. David Béton , Cardinal de St. André , disputa contre ce saint homme , qui bien loin de dissimuler sa religion » la soutint avec une force et avec une vigueur qui confondit , mais qui irrita souverainement les ennemis de la vérité. Dès le même jour il fut condamné au feu qu'il souffrit avec une constance miraculeuse. Sa doctrine ne mourut pas avec lui , elle se ,
XDuJtiplia ; sept ans après on découvrit eor*
JSi^.^ . .j^B
pour la Rèformaiion y etc. 65
core plusieurs Luthériens* C'est ainsi quMs les appeloient , et on en brûla cinq l'an \53j. Deux ans après on en brûla encore cinq et on en bannit plusieurs autres. George Bachanan fut de ceux dont on se saisit , et qui apparemment anroit passé par où les autres passèrent , s'il n^eût été assez heureux pour se sauver par une fenêtre pendant que ses gardes dormoient. Si Ton en croit le Père Maimbourg et les historiens de la vie de Marie Stuart , reine d'Ecosse , ce ne fut pas la seule fois que Buchanan courut cette sorte de péril. Car ils disent que cette reine le tira du supplice où il avoit été condamné à Paris comme moine apostat et comme luthérien. Il y a apparence que c'est une fable inventée tout exprès pour pouvoir accuser ce Bueha^ nan d^une noire ingratitude, parce que dans son histoire d'Ecosse il parle fort libieiiment de la conduite de Marie Stuart. Mais quand cela seroit vrai , il n'en seroit que plus digne de foi dans ce qu'il dit de Marie Stuart. Un écrivain ne doit pas être suspect quand il parle librement de ceux auxquels il a les der-i Bières obligations. Il semble que M. de Thou qui est un historien si exact , n'auroit pas . r^ublié cette circonstance si elle avoit été vé* ft Tîtable. Ces persécutions que Ton faisoit au3C
% P^rotestans | sous le règne de JaauQ& Y ^ \^ \i -
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64 Apologie
d'Ecosse , n'empêchèrent pas la vérité de «e répandre. Elle ne deinandoil plus qu'un peu de liberté pour se fortifier f elle la trouva par la mort de Jaques V , roi d'Ecosse y qui arriva l'an i642 ^ au mois de Décembre. Ce prince s'étoît laissé posséder par David Béton ^ Cardinal de Saint André , cruel persécuteur des réformateurs. Ce Cardinal après la mort du roi voulut retenir toute Taulorité qu'il avoit eue sous ce prince , et fit pour cela une des plus effroyables fourbes qui ait jamais été. A.idéd'un prêtre faussaire il fabriqua un testament sous le nom du- roi défunt , par lequel il se faisoit donner le maniement des affaires avec trois assesseurs d'entre les grands du pays. La fourbe ne réussit pas , et quand Iç Parlement fut assemblé on lui ôta cette dîgnîlé de vice- roi, dont il s'étoit déjà mis en possession , et on en revêtit Jaques Hamilton , comté d'Aran. C'est celui dont le Père ^laimbourg fait de grandes plaintes , parce qu'à ce qu'il dit , il laissa fortifier le Calvinisme. Non- seulement y dit- il , (i) il ne uou* lut pas (ju^on recherchât comme auparavant ceux qui s'étaient laissé malheureusement abuser par les nouveaux docteurs : mais il souffrit aussi quHls eussent pleine liberté (le
parottre en publie et défaire hautement proz
(OUv. 3. sous Tau 1561.
pour la Réformation , etc. 65
fession de leur croyance. Le sieur Maimbourg n'est pas tout-a-fait bien instruit de l'histoire du comte d'Aran. Il est vrai qu'avant que d'être vice-roi y il avoit paru favoriser le dessein de ceux qui vouloient réformer l'Eglise : mais il est vrai aussi qu'il se laissa corrompre par le Cardinal Béton , et que pour avoir la faveur de Marie de Lorraine , veuve do roi défunt , et l'appui de ce Cardinal qui étoit puissant en factions , il fit tout ce qu'il voulut ; c'est à dire qu'il eût la lâcheté de faire abjuration de ses senlimens dans l'E^ glise des Cordeliers de la ville de Sterlin , entre les mains du Cardinal , en présence de la. reine mère et des principaux de la cour.' Depuis ce temps , la régence du comte d'Aran fut à-peu- près aussi cruelle pour les réformés qu'avoit été le régne de Charles V. Car le cardinal de St. André se rendit maître du roi , du royaume et du régent ; il prît même en otage l'un des fils de ce régent y et l'enferma dans la citadelle d^Ëdimbourg pour avoir un gage de la complaisance du père et de sa lâche soumission. Cette lâcheté rendit le comte d'Aran odieux a tous les honnêtes gens. En effet c'étoit un homme d'un petit '. mérite « vain • ambitieux , mais foible jus-* ffi ^u'au prodige , changeant à tout moment et se laissant conduire par tous les mauvais coiv-.
66 Apoîogie
seils qui lui étoient donnés. S'il ne prêta pas son bras au cardinal de St. André pour la persécution , au moins il le laissa faire. Et même il se laissoit mener de province en province , et sous son nom on exerçoit des cruautés effroyables. L'an iô45y en passant à Perthe accompagné du cardinal de St. André , on fit brûler quatre hommes parce qu'ils avoient mangé de la viande le vendredi. Une pauvre femme qui en accouchant n'avoit pas voulu invoquer la Vierge Marie , fut étouffée avec son fruit. Le cardinal ayant appris qu'un nommé George Sephocard préchoit la pureté de TËvangile chez un gentilhomme nommé Jean Cocburn , dans le voisinage d^Edim- T)ourg y l'envoya saisir , et contre la parole qui avoitété donnée au comte de Bothwel^ et même contre le consentement du comte d'Aran vice-roi , le fit brûler vif et voulut être spectateur de ce supplice de dessus la muraille de la citadelle. Dieu permit que la mort de ce saint martyr fut bientôt vengée. Car la tyrannie de ce cardinal lui ayant fait beaucoup d'ennemis , il y en eût qui pour des injures particulières entreprirent de venger tout le royaume des outrages que cet homime lui avoit faites. Le fils du comte de Ro-. thuse pour tirer raison d'^un manquement de.;'parole ^ dont il accusoit ce cardinal , se saisit -^
* pt>ur la RêformQtion y et§. tf
par surprise de la citadelle d'Edimbourg dans laquelle il étoit. Les conj orateurs , entrant dans sa chambre y le poignardèrent et le jetèrent de dessus la muraille dans la ville à Tendroit même où il avoit voulu être spectateur du supplice de George Sephocard.
C'est de ce moment qu^l faut compter le relâchement de la persécution contre les ré« formés^ et non du commencement de la vice* royauté du comte d'Âran. Et même ce relâ« elle ne fut pas considérable y car le vice roi y qui étoit né pour être possédé , délivré des conseils tyranniques de David Béton , tomba entre les mains de son propre frère l'Arche^ vêque de St. André , iqui n'éloit guères moins ennemi de la vérité que le cardinal , et qui d'ailleurs étant cruel et avare ne demandoit que du sang et des confiscations. De sorte que la persécution fut encore très- cruelle sous ce second ministère y qui dura jusqu'à ce que le vice-roi se défit de sa dignité et la déposa entre les mains de Marie de Lorraine^ reine veuve du roi Jaques Y et mère de Marie Sluart qui étoit alors en France et qui fut de^ puis mariée avec François IL
Cette abdication du comte d'Aran se fit l'an
j5â5.Ainsi son gouvernement ne dura pas sei*
[^^^eàns comme le dit le sieur Maimbourg, mais
'^'seulement treize depuis i5 Jt2 jusqu'à mil cinq
68 • t Apologie
cent cinquante cinq. Pour récompenser lo comte d'Aran de sa yice royauté, la Prahce lui donna le titre de duc de Chastelleraut . et une pension de douze ^znifle livrés par an. Marié de Lorraine deyehne ripgente se laissa conduire par les conseils de ses oncles^ lé duc de Guise et le cardinal de Lorraine y qui non contena de régner en France , vouloient encore régler toutes les affaires d'Ecosse. Lés historiens tbihbent d^accord que si celte princesse eut suiyi JBon naturel , elle n^eût point agi violemment comme elle le fit 5 car on lui rend témoignage d'avoir été honnête, généreuse, modérée, d'un esprit vif et quiavoit de lasagesse et de la prudence au-delà des personnes ordinaires de son sexe. Mais les conseils violens de son oncle lé cardinal de Lorraine l'emportèrent sur samo-^ dération. Elle fit brûler quelques protestans à TBdimbourg , on en chassa beaucoup , on fit le procès par contumace à plusieurs autres. Cette persécution échauffa les esprits du peuplé de cefte ville , qui aimoit la liberté et qui com* ynençoit à mépriser le papisme. Ce qui fit que le jour du saint patron de la ville de St. André les prêtres portant la statue de cesaint engran* de pompe , une troupe de jeune» gens prirent ; rimage des mains des prêtres , et la foulèrent^ aux pieds. Cette action d'éclat obligealecler-' , ' gé et les prêtres défaire une assemblée s olea-' 1
pour la Réformation , etc. 6§
nelle pour trouver les moyens d^extirper ceux qu'ils appeloient Jtkérétiques. D'autre part les rèforinés voyant que l'enseigne étoit levée contr^eux ^ pensèrent à leur sûreté : les principaux d*enlr'eux coururent toutes les pro- Ifinces. pour, voir, quelles 'étoient leurs forces, ils tTou\èrent par ceUe revue un très grand peuple j des villes, de la noblesse^ et une bonne partie des grands seigneurs dans leur parti. Ce qui leur enfla le courage et leur fit prendre la résolution de ne pas souffrir l'oppression. Ils députèrent de leur corps à la Régente le chevalier Sandeland , personnage vé« nèra\>\e pour 8a naissance et pour la pureté de sa vie } et demandèrent liberté de conscience pour ceux qui ne.vouloieat pas adhérer au service de TEglise romaine. Les prêtres prirent feu sur cette proposition. Mais la reine qui vit bien que ce n'étoil pas la saison de pousser les affaires à l'extrémité j permit l'exercice de la nouvelle religion y pourvu que l<^s ministres ne préchassent pas dans la ^ille d'Edimbourg et dans celle de Leilh. Les réformés furent assez contens de cette réponse ; mais qq ne leur tint point la parole qu'on leur avoit dpnnée. £1£ au lieu, qu'on suppose qu'ils en usè^ .renfinsolemmeht.après cela, tout ^u contrai j ; ré ce furent eux gui souffrirent les outrages,
ÇfiT U.^S^enJeî^^jméç par les c.on^^vVft <1^ w%^
70 'apologie
oncles et soutenue des français , qu'elle aroît à sa cour et à son service , en usa arec autant de sévérité qu'auparavant. Et mêmeelle changea sa douceur naturelle en une fierté qui devint insupportable à la nation. Quand te par*l:enient d'Ecosse eut accordé au d[atiphin qui avoit épousé Marie Stuart^ le nom etlè titri^ de Roi d'Ecosse , elle ne répondit plus aûje députés des protestans avec son honnêtetéaccoutumée. Le comte de Glancern accompagné dequelquesautresgens de marque ^continuant . ses instances auprès d'elle pour là liberté dé conscience, elle leur répondit fort durement , malgré vous et vos ministres quand ils prêcheroient un peu plus pvirement que les autres prédicateurs , il faut qu'ils soyent chassés. Et comme on la pressoit de tenir laparote qu'elle ftvoit donnée ,el]e répondit selon les maximes de ]Vf ^r|^^avel , que les princes ne sont tenus de tenir leur parole qu'autant que cela s'ac-. corde avec leur intérêt. Cette dureté porta les protestans à lui décorer que sur cepied-lA ils ige croy oient libres ,' et n'étoîerit plus obligés à tuî rendre obéissance j qu^aprçs cette déclaration ils la chargéoient de toutes les suites* .Cette réponse vigoureuse et qu'elle n'atténdoit pàflf^V^ . ralentit un peu don feu. Maïs il se rallumât > bientôt quand elle apprit qw)é lavilledePerth^
/efioît de fairèr' jùblîque prôfessioir de U reli-^
pour la Rêformation , ete» 7 1
gion réformée. Elle envoya ordre au gouverneur de réprimer cette insolence et de se sai-sir du ministre pour le lui envoyer. Le gouverneur répondit qu'il pouyoit quelque chose sur les corps , mais rien sur les âmes j; c'étoit justement répondre en hérétique. Ainsi la religion de la reine étoit trahie à Perthe ji aussi bien par celui qui y commandoit que par lea Labitans. Aussi n'eut-il garde d'obéir à la Rér gente , eh lui envoyant le ministre , au lieu de cela il le fit retirer en lien de sûreté. Elle fit faire commandement à toutes les Eglises du voiidnagede célébrer la prochaine Pâques selon les coutumes et avec les cérémonies de l'Eglise romaine , mais personne n'en voulut rien faire. Irritée par toutes ces désobéissances el-* le s^avisa de citer tout à la fois à comparoitre devant elle tous les ministres écossois.La plu*" part obéirent et se rendirent dans la ville de SterlÎB où ils avoient été assignés , mais les ré^ formés accompagnèreqt leurs pasteurs en si grand nombre qme bien qu'ils fussent tous sans armes , la Jlégçiit^ en fut fort étonnée. Cette fooleluâ fit peulr , elleobligeachacun à se retirer y pcomettant de tie faire aucun mal au::ç siinistres. EU^ tint fort mal cette promesse j, "j^ elle bannit comme rebelles tous les minis-^ IN* qui n'avoient pas comparu* Jean Areskin^
f l^fe régente aypit (Jopué paro\^ (\ç xx^^wx^
72 Apologie
aucune violence , fut bien surpris de cette action. Il s'en retourna et rapporta à son parti que dcins la disposition, où il avoit vu l'esprit delà reine, on ne devoit attendre ni justice ni grâce. Il n^en fallut pas davantage pour animer les confédérés qui voyoient à leur tête , tous les grands seigneurs du royaume. Ils conclurent qu'une femme et une femme étrange* re, quin'éloit pas mênie leur reine, etqnigou- Vernoit en l'autorité d'une petite fille de dix ou douze ans, n'étoît point en droit de tyran* niser un peuple libre, et qui li'avoit jamais été l'esclave de ses rois. Et dès-lors ils se mirent en possession de ce qu'on leur refusoit , ils pri^ rent plus qu'ils n'avoient demandé ; car ilsû'a* voient demandé que la permission de vivre selon que leur conscience leur dictoit sans troubler ceux qui seroient d'avis contraire au leur. Mais ils n'en demeurèrent pas là , et irrité de ce qu'on leur avoit refusé une chose si juste, ils se firent justice eux mêmes, peutêtre avec trop de précipitation. L'émeute commença à Perthe , et ce fut un prêtre indiscret > qui y donna lieu. Le matin il y avoit eu sermon , après lequel) les lorcjs et tous le»: gens titrés s'étoient retirés pour diner,et pouraviser à leur sûreté. La populace ét6itdemeiî7 rée seule dans l'Eglise , un prêtre împrudemrC^ Utejit s'eiji vint avec un grand tableau , où
pour la Réformation , eL\ 7?
ëtoient peints plusieurs saintset se miten devoir de dire la messe. Le peuple crut(|ue c'c toit pour lui insulter que cela se faisoit ,6abi« le s'échauffa ; le prêtre donna an soufilet à J'un des plus échaufies, la populace s'emporta ^ ne garda plus de mesures et renversa les images et les autels non seulement de TEglisè où ils étoient^ mais de toutes les autres du lieu. Les couvens des Cordeliers et des Jaco-» bins furent démolis avec une inconcevable di<« ligence. Les gens de qualité n'approuvàrept pas cette violence « mais il n'y avoit pas dore*» méde y ilsen rejetèrent la faute sur laBégen^ te qui les avoit poussés à bout. Désormais ou étoit engagé, il n'y avoit plus lieu de reculer,. Les villes voisines de celle de Perthe suivirent son exemple et abolirent UReligipq romainçi sansopposition^ parce que ce qui restoit de a^é-r lateuTS des coutumes romaines étpîent ep 91 pe% tit nombre qu'ils ne pouyoient faire aucune ré* listance.La Régente apprenant tqutpeJ^ se m\^ dans la plus furieu€p colore di:|nK)n(Ie, et }u^ . ra qu'elle ei^pieroit ce crime par l'effusion d9 ' tout le sang des habiUos de Perthe» et p^p ]'embrasemei)t de Jei^r ville. Elle se prépara à la guerre, pi les grands qui. étaient à Perthe|^ résolorçnt de w b^ei) défendra. |ls assem-n jv'lA^rent tpotes les forcer de leur parti» le Qom^ [ t9 4e Clancftrq leqr raww^ 9veç «ne a\t;ch<'
7* jffpologie
veilleuse diligence prés de trois mîlle bons hom* me^ d'infanterie et de cavalerie. L'affairé «félon toutes les apparences ne se devoit pas passer sans grande efFuston' de sang, lilâis la Régen-^ te avoit dans son atrinée Jacques Stuart, comte rfe Mourrày, et le comte d'ArgalRel ; tous deux reformés et tous dieux chefs des réformés. lU ne se vouïui'etit pa^ déclarer à* cette première' fois contre la Régente , espérant de la porter a la\doucénr pat leurs conseils^ résolue s'ils n'en pouvoîent venir à boot de se retirer dMlè quand elle serôit arrivée à Perthe. La Régente dyant' appris pair ses espions que^l'arméef cîeé CoftfédétéS étoît b'eHe, nombreuse et composée dé gédfe T^ésfèTùrf à" tout l'îsquer , rié juï|ea pas â prô^ds'de pônsser les chôsw plorf livatit. Leà corrtteà rfe Mourray et d'Argàthéï se rendïrétit ihé^atenrs > ils tràitei^eYit de M part d^'lk R'^^éiité avec ïè cdttite de Cùiii-* i'atri et ié cKeVâKe* Arestîn, déUx âeé chefs des h6melé%'i\k-Utiihmht-A'8icéard des côndïtWs /4tif'^fiiretit, iqtfoh licétréîerbit leû A-dupes dé pÉittet d*au<rè, qôè hufdnè i^bur-^ roiÉ éiitrer dans ïa ville de PdrtKé' et y sé^ fournéif autant qu'il* sérbît tiéééSsaîré pt)ar84 ééïaièéV i' qù'àLUCuWé frôùxlé fi^nçaîse A'eti^ frèrôlt dâifs Pët'the, et qiie les drfàiWk dôhl,. prt é'iôîr ùdthpê éérôierit renn^dyéé* aiti ptc^ ^
fit^à f^flmt^x. bcç çôftitç^ dé yii>\^nv^ ^
pour la R^fbnçna(ion , etc. j^
et d'Argatbel deraeui;€^rçQt garant dutfaité^ Leil Confédétrés ^ur c^Ue. parole se Tc^tWîèren^ fort contens 4e n'avoîç^pa* été .o^lijg^s de rér pandre du.i^arig poiur défendicid. k.u^ reli^ioi^^ ifa Régente ë^iili:a,,daiiaPerthe et ne Uj^.t riei| iepff ciu'I^l^e^ayoit pronivi..J^lç.y fit.eolrçi: ^ee^ ^çM^ts éç/p^^U/p[ui y jB^renl'uûUe iiispipni-i cea'^ et qui; y dénaturèrent en garnUon. Quan4 on lui iieprocha q^u'un dea. articlea du trç^itq étoit que les soldai^ n-entxeroient point daA# Perthe , elle répo^ndlt qu'elle Q6 a'étoU p^4 engagée à ne pas qiettre , gavnispn. épOA^aîsq dans l» place ^ qu'il) sufBsoit qu'elle ];\e fut pas en\T« ^8:in{iîns des fr^^çais , qu'au-^ r^stq <^Jie étoit fort peu obligée d^ tjçix^* sa p^rpl§ à des hérétiques et à dea ]re.bellesl I^e cpnita de Moorray et < celui* d'Àfgathel.j^.J;.qi:|sdeuj( proteataos, voyant qu^ lai {légepté fi^vpit m^arr que à la parole qu'ils ayoient portée 4^ sq. part , la, lai^sèxent ot %ç jiJpignireQt à l'ariuéQ dea Cpnfédéxéa. On ;cf prit, une seconde foif les armes , et la flég^^te se trquy^ f ^adpn* née pr^quede tqua U» gr^ndçi ^i^ j?oy&uin«i« Jaques Hamilton , coi^tei' d'^ffiiP ^ ,quî ^ypif été vice- rpi et qui' s'appeïoit alors le A\w d? CbasteUeraut ;, ^toit çqgfire d^ins sf^o pgrti ^ .mais il n'y demeura pas longtemps j^ qs^t Ip i^ comte d'Iran son fils étpit PrQjl,çstapt / ^t
' ftyaot échappé/ ça F^ftnca où U ètc»V |>l>*i
5^8 jipoîogik
taoTÏ que les princes de Guîse lui rfèstînoîent sous l'autorité' de leur ihièce qui étdit reine d'EcosseV il revint en son paVs", fortifia lé partt dëk réformes ,; gagna son père et le retira des intérêts de la Régënfe.'Dè sorte qu'elle se trouva n'àyâiifnlus ^ue^leîB-;dt?ux thille français , que ses oYicâes lui a^îènl' ènVt)]fè8' pour réduire toute TEcosse et p6ur suppn*' mer la réformatiob baissante. Elle fit solliciter les Confédérés à Vàccômniodement j ils eussent fort voulu y* entendre y mais ils n'osoieht plusse fîer en sa parole V^t elle n'a^' voit point de sûretés à leur donneri Sur ces entrefaites la mort "dé Henri* II alrrîva et ce fui 'lin coup qbî' acheva d'abaltre le courage de la régente. Car elle jugea bien que désormais elle lierpôurroi^ pâij tirer de grand secours d'un royaume quef fe" jeunesse 4e son gendre tt les intérêts des différenspartisalloient jouter dans la confustori. La régente employa ce qu'elle avoit encore d'amra pour -obtenir des Confédérés an moins une tr^ve. La trêve fut conclue' pour quatre ou cinq mois depuis le mois deSuillet de Tan ISSg jusqù'aii mois de Janvier' de l'année suivante. Cependant elle fit feiire de grandes àienacespar laFrance^ n'en pouvant tirer d'aintrie seoonirs, particulièrement contre le ddmte de Mourray , que U m^P >/l sqput trait oil d'ingrat et de rebelle,
jpoiir la RèformUition , etc. jj
comme s'il eût aspiré à. lui ravir la conronne. Mourray se justifia et protesta qu'il ne cle<» mandoit poor lui et pour son parti que la liberté de prier Dieu en sa lapgue. Le- comte d'Aran le fils , nouvelleineiit revenu de France 9 ayant f&té son père à la reine ^ comme nous avons vu , fortifia et releva le courage des réformés. La régente d'autre part reçut de ses oncles un nouveau secours de. deux mille français conduits par ]a,Brosse, et avec cela trois doctçuirs de Sorbonne , qui accompagnoient l'Evéque d'Amiens. C'étoient des armes spirituelles et temporelles pour réduire les bèrèlîques. En effet la régente conçut de grandes espérapces de venir à bout de ses desseins ^ mais i^lle fût trompée. Cette guerre eût divers éyénemens y la partie se lia entre les français çt les anglais. Car si la régente appela de son c&té les frajô^çc^is à son secours^ les Confédérés furent soutenus par les anglais qui avoient pour reine Elisabeth , princesse réformée. La régente fut dépouillée de la vice-royauté - par,, l'assemblée des grands du .royaume j sa forteresse de Leith où étoient enfermés les français et toutes les espérances de la régente, fut assiégée et prise après plusieurs mois de siège. La régente mourut au Mois de Juin de l'an ib6o ^ et la paix se fit entre la France y l'Angleterre et l'Ecosse. Les
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fr^flçaiîs ^drtiVym dttVoydt^mè , étiefs gratidi s^îgîieûM *âii pays pr\^em/iè* 'Couver nenaétit 'en àttéftSlilit'le, rrtôWâe^fctfr'i'eine. Tout aussitôt' ^ue lô fôyàtiw^ se vît en liberté;^; il acheva la'grÂnilè alâ^aïrè de la rêformatioa. ïi'e parlétaf eut l|'Sc(Î8sê| àèteemblié â'Ëdimboûrgy fit^dtitLei qu^ôti* y nrâvàilïeroH et qu*on àboU- Yo\X la messëiffi'tôuB lieux, l^ëti de temps après oa fit défilbli^'tfQus les monastères et la relfr gî6n Ifiit ^aibli^ du commun consentement de tdiiile roQraimie en ^ëtat bA elle est atijourtllitii. Voilà j^jrjécisiémétit coi^me la <îhose se passa»
Four rendre cette déformation odieuse^ on "Sit ici ce que l'on répète partout ^ que te ^Calvinisme selon son esprit sanguinaire et vjjîlënt s'est et^^^^ voieLîles
/arnfêf"; ïniais îï n'est rien de plils impertinent ^n cet endroit et^'^plos mal placé que cette objection. Car il faut reraai-qher qu'en moins de 'dix-huit mois tout le royaume d'Ecosse entier entra dans cq dessein de se réformer; toute la noblesse et tout le' peuple prit la résolution de* quitter le pâpiilhe. *Et cela se fit d'une.mariiece si générale qùë de tons les pays de l'Eutbpe'è'^st celui où il est moins reste de caChôlîques romain» i saris qu'on ait employé poùri^s expiiUer ni te fer , ni;la vio- :ience ^ ni lé bannissement, De sorte Çue l'on
pour ta Réformation , etcm "
peut dire que de tous les lieux où .
.mation a'eat ét£(blie ^ il n'y en a point .se soit faite d'une manière si divine. V «e consentement unaniine dans laquellese trouve toute.une nation sent l'inspiration , et ne s'est .pu iw^re sans que Dieu ne s'en soit mêlé 4^upe façoa .extraordinaire. On a vu des états en* tiers chfinger peut-être en aussi peu de temps; mais peut-4tre ^ussi que la complaisance pour les souverains y avoit quelque part. Et
4tJB,^e»ent^4ft,le.ur prudence LUtorité pour ramener doucement ^ tlffl PSKPlg" ft r^" lyfaîtt ici une'natiôn , conlxe\p. volonté de celle qui gouvernoit çopime «reine ^ prend la résolution de laisser la relijgion de ses derniers ancêtres pour reprendre celle de. &ÇS premiers pères. Or il est ridicule .encore une fois de supposer qu'un roj^ïïDffîe tout entier • la noblesse et le peuple ne soit point en droitde changer j^téngioxx parcg lue son^roi ne le veut nasi 'Tout un peuple lamnera et agira contre sa conscience pour ^éir à un .seïïnîSffilffêT"1Sïïpïr^ qù'aii- \ |ourd'tiui le royaume yd Angleterre ou celui ' de Suède • d'un consentement unanime de itous ses membres , prenne la résolution de retourner sous la domination du Pape et de reprendre la religion romaine j je depiapde a ces Messieurs si le roi seul csf en ^oïl^iîd"
(Hpoiogit
s^y^opgoseï; et d^arrêter là-dessua lesrésolutioPB île jDUt le royauBrery"^^ qu'ils n^ôseroicfrit répon3&e qae non. Et ils ne tau r oient rien mre poui' justifier Tent reprise de ce royaume qui voudra retourner à la
' communion dé Rome contre la volonté de •oii prince , que je ne puisse dire pour justifier le royaume d'Ecosse. Si Ton me dit
' pour justifier ce royaume qui malgré son roi Teut être catholiqni^ romain, qu'il vaut mieux
' 4)béir à Dieu qu'aux hommes , que Dieu seul
* est la maitredes ictofiisciences , qu'il ne se faut pAs damner par obéissance. Je répondrai tout cela pour Justifier les Ecossais. Ils ne refusoient point d'obéir à la régente et i la reine i^a fille dans tout ce qui regardoit le temporel; mais il ne leur plaisoit pas d'étrç de la religion de leur reine, et ils avoient droit de ne le pas vouloir. C'est une assez plaisante pensée , que tout un royaume soit obligé de former sa religion sur celle d'ane femme et sur telle* d'une jeune princesse de quatorze ou quinze ans. Je suis assuré que si nous changUns la carte , et que nous missions la religion romaine en la place de la religion réformée , en supposant que les Ecossais après avoir été protestans depuis longtemps , eussent voulu se faire catholiques romains , on'-
' nous traîteroîl d'insensés si nous disions qu'a-j
pour ta Rèforniaiion ^ etc. 8t
ne vieille femme et une petite fille aaroient été en droit de s'y opposer. Je dis plus , c'est que quand Jaques V, avec toute sa haine con* tre les Luthériens et avec tout son Ééle « eût été vivant lorsque les Ecossais entrèrent dans cet esprit unanime de changer de religion » il n'aurpit pas été en droit de les en empé-
eufile , et n*a point d'autres droits I peuple lui a cèdes.
lie veut une religion • le prince la doit vou->*' ' Lmoixiil^ jM^ A6.peùl.oppQaec k aoa jnt j^^fiilftft^
outre ce «Irfiît rjnmtnnn q tnntPB Ipw T^afinnfl ^
les Ecossais prétendent enr avoir encore de particuliers , et soutiennent avoir le droit du consentement des état3 de changer le gouvernement temporel , a plus forte raison ont*iIs celui de changer le gouvernement spirituel qui ne dépend que de la conscience et de. Dieu. Mais pour ce qui est de cette dernière prétention der Ecossais , nous n'en prenons pas connbissànce ;• soit renvoyé au Parlement d'Ecosse 9 en conservant aq roi d'Angleterre ses droits d^opposition. Jl noua soifit que lepri^Çtipa soii fondée survie droit général de tpps^LtSjîftgiple^i jEgla^jàUxiLjiflSé.^ue^^^ Ecossais ont pu
K2 Apologie
changer la rclifimp^du^pays-:yAiU£A...gpJ!ilA-^:i voient -le- consentement uoâiiîme de tous lea vfjR^g-J^J^Oy^"^^ i je^sôutieivs qu'ils ont pu «e 'défeiv^^iîçs violences d'une femme qui les vouloit ejp^péçher d^iser/de leurs droits, 'Ils n'onl.point.'fait de:violencçs , ils les ont yçpoussé^s.j Us n'ont^point attaqué, ils se sont défendus. contre -des étrai^gers qui v.ouloient •être 'maîtres chez eux. Èf epcore une fois un NTQyaumejprpte^t^nt qui feroit aujourd'hui en favèiir deja reljgionjromaine ce qu'à fait VEfi^çiBse en faviçur de la rejjgion réformée pas- .«ereit à Rome .et chez tous les plus sori^pu- IeuX'cathôli|ques romains ^pour avoir fait Taç- .lioa.du^monde la^plus belle , Ja plus loua- .ble^et «la plus dans les formes. X/'on< me, dira ^wns doute-^qu'il y a ,bien ^de la différence , ^u'-un royauipe qtjij^ contre le ..gré. de son <princ«.jf Youdroit revenir à la.communion de .Rome '^auf oit. 4roit de IçÇaïre parce que ce seroit /pour rentrer dan? l'église, -pour retourner «à Ift religion de -ses^.pêres et. pour ïaire cesser le sçhispie ert; rjçijtrant dans, Uo- Jbéissance au Saint,, ^èg^e^:^, Au lieu .qw'i^n royaume .qui laisse- ila ooiiun^nipn i;omainâ.9 pour entrer dans île sphispc^.,.. s'engage, dan^ l'hérésie et conduit 'tous, les imembres qui \p composent, à l'-enfer. C'esjt là dire des niaiseries d'iifp ton fort grave , car ces réflexions
pour ta Reformations etc. ^3
sont plus vaines que la vanité même pui^- .qu^elles peuvent ,être retoirquées avec |a «même force. Mous prétendons rentrer da^s •VËglise en quittant la. religi^li rpfn^ine ; noijs rcrojons. sortir fie la Sabylppe spirituelle , ft «nous. disons que, nous nous, rang^Qps à Tqibéifliiianca de Dieu .qui .est. plus grand que le iPape. Les prétentions «ont, égales .c|e part et il'autfe. :£t de .part .et .d'autre ^l^s sqnt 4^ 4iulle .valeur . jusqufà ce .qu'elles /lyqnt été «prx>avées« C'est. pourquoi il ne faut p^.lfs ^opposer comme inconte^t^l^les.
Le. sieur ^Maimhourg. déclame d'une, ma- •TiièTe fuTiejqse.contrele^IScoasais, parce qu'ils ^eurent lahardiesse d^. saccager lesEigli^ea^ Je piller les monastères , d'abattre et . 4^ l^ri^ ser les irriages , ( i ) rf<? rompre, les taber/iacles, de fouler aux pieds le Saint Sficrenk^nt » et défaire erjfin toutes les horribles prof axiatioris £t €€s^ barbares . violences qui ,SQnt les effets ordiaaives de Vhérésie calvinieijuie gu^o/i a vu de tout temps. être sajis contredit ia.plus insolente .et. la, plus cruelle Me toutes .qu^nd elle a le. dessus. iVoilà uae. période bien ardente , qni: n'en.seroit,ému ? «A qui, en veutil là-dedans? .Si c'est à Ja populace qui pré** :Tint les ordres de. ses supérieurs pour abattre c. les .images.et .pour {détruire. les. monaj9lcrçs>
l^'v ( 1 ) fiutoire du Calvlubme lir. 3 ao. <5^.
S-i ^Apologie
nous lui répondrons ce qu'il dîsolt dans 8<ni histoire des Iconoclastes à propos de ceux qui Japidoient , déchiroient et massacroient les hommes , lesquels par autorité de l'Empereut Touloient ôter les images : nous dirons comme lui que c'étoit un vrai zèle quoiqu'un '^eu indiscret. S^iiveut, nous avouerons qu'ils ont péché dans les formes, mais à qui s'en faut il prendre ? Quand on a mfs un p(*nip?ft énjm^^
ffisponsable de tous les excès et de toutes les inpsfjcfifl g" 'm cQmpftç^/S^il entend parUr de ce qui se fit par ordre des seigneurs du royaume, nous lui répondrons qu'il est rîdi- «cule de nous faire des crimes d'avoir brisé des images et jeté en l'air des hosties que nous regardons comme des idoles , d'avoir •démoli des monastères que nous considérons îcomme des asiles et des retraites d'oisiveté et il'impureté. Il ne s'agit pas de savoir si ceux -qui ont fait cela , ont eu raison de le faire ^ irs'agit de savoir s'ils ont eu droit. Ils ont eu tort selon les principes du siçur Maimbourg y je ravoue > ils ont eu raison selon les nôtres, et c'est un procès qui ne sera pas sitôt vidé. Mais qu'ils eussent raison de le faire ou non^ incontestablement ^Is en avTtifr^ ^^ >irr^u ^ misqu'ils^étoient le royaume tout entier. Le fciçur Maimbourg n'est pas heureux en preu»
pour la Rèformaiion , etc. S$
Tes pour (outenir raccusation qu'il fait aa Calvinisme d'être barbare et cruel. Les Ecossais n'ont fait aucune espèce de cruauté pour établir la réformation , il n'en a pas coûté une goutte de sang que celui qui fut répanda dans une juste guerre , où ils entrèrent avec les anglais contre les français ^ qui vouloient les tyranniser et leur ôter leurs libertés et celle de leur conscience. Il ne faut que voir les tragédies effroyables que Marie reine d'Angleterre a fait jouer durant un lègne de quatre ans , et la conduite d'Eiisabefli qui lui succéda ^ pour voir dans quel parti est la cruauté et la barbarie : c'est un sujtt que dans la suite nous mettrons dans tout son joiir.
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