CT ES
ins après
le 11 juillet ut marcher t assassiner ans pouvoir activité, la ) ces féroces and dévouerégation de France en paux événe-
mgrégation de Notre- 1659, par rite Bour-
es, en Chams marchands.
a et. recueillie
ndecise entre euse, lorsque lui indiquer À l'instruction Dès lors, elle . Elle arriva 6e que Sa foi seule, pendant fants de son iques pieuses er en France, Notre-Dame.
inde et belle ns notre pro ou couvents, is filles.
75. Quel fut le premier de Québec ?— Ce fut Mgr. de Laval. Ce prélat unissait à une illustre naissance des talents brillants, le zèle le plus ardent pour la religion, et une grande fermeté de caractère. Il arriva à Québec en 1659, avec le titre de vicaire apostolique de la Nouvelle-France.
François de Laval, premier évêque de M ges appartenait à l'illustre famille de Montmoren donna à la France six connétables et douze maréchaux, et qui comptait parmi ses ancêtres le premier baron qui reçut le baptême avec Clovis des mains de St. Rémi, Il naquit en 1623, fit ses études à la Flèche, au collége des Jésuites, et renonça aux grandeurs qui l’attendaient dans le monde, en prenant l’habit ecclésiastique. Vers 1656, il fut désigné pour être vicaire apostolique aux Indes orientales. Mais des guerres soudaines, sur. venues en Asie, fermèrent alors la route des missionnaires aux grandes missions de l’Inde. Cette circonstance valut au Canada la gloire d’avoir Mgr. de Laval pour son premier évêque. Il fut nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-France, et sacré évêque de Pétrée (Pelra, en Arabie) le 8 décembre 1658. Le 16 juin 1659, il arriva à Québec, accompagné de quelques prêtres, qui furent mis en possession des cures, dont les Jésuites jusqu'alors avaient été chargés. L'ile de Montréal continua à être desservie par des Sulpiciens, établis au Canada, depuis 1657.
76. Racontez le dévouement de Doilard et de ses compagnons ?—En 1660, les Iroquois avaient formé le projet d’anéantir la domination franaise, en lançant contre le Canada 1200 de eurs guerriers $ La colonie fut sauvée par l’héroïsme de 17 jeunes gens de Montréal. À kur tête était Dollard, arrivé depuis peu en
um 58 me
Canada, avec le désir de s’illustrer dans les guerres contre les Sauvages. Après s'être :
engagés par une promesse solennelle à combattre et à mourir ensemble, sans jamais demander quartier, ils marchèrent résolument au devant de l’ennemi. La rencontre eut lieu sur les bords de l'Outaouais. Pendant dix jours cette poignée de braves, réfugiés dans un méchant fort de pieux, résistèrent aux assauts de sept cent [roquois. Ils durent à la fin succomber ; mais les ennemis, affaiblis et décourragés par une telle résistance, abandonnèrent leur projet, et reprirent le chemin de leur
pays.
Au printemps de 1660, les Iroquois firent contre le Canada le plus grand effort dont ils fussent capables. Leur plan était de surprendre et de détruire Québec d’abord, puis d’achever la ruine de la domination française, en se rabattant sur les Trois-Rivières et Montréal. 1200 guerriers devaient marcher ensemble pour exécuter ce grand projet. La nouvelle d’une
vasion aussi formidable jeta le Canada dars l’effroi et la consternation, parce qu’on manquait de soldats
ur se défendre. Heureusement, l’héroisme de Dolsauva le colonie. (C'était un jeune homme, plein
de bravoure, et qui n'avait quitté la France que dans le dessein de se distinguer par de nobles expiois. Seize autres jeunes gens de Montréal s’unirent à lui, décidés à mourir pour le salut de leurs frères. Ils se porn à la mort. Chacun fit son testament; us se confessèrent, communièrent et promirent, au ied des autels, de combattre et de mourir ensemble,
Algonquins, et 30 Hurons comma::dés par le brave Anahotaha, obtinrent la permission de partager leurs
rils et leur gloire. * Vers la fin d'avril, les dix-sept
éros de Montréal, dirent un éternel adieu à leurs
dans les
ès s'être :
le à coms jamais solument à eut lieu dix jours dans un X assauls a fin sucet découronnérent de leur
t contre le , capables.
re Québec jomination Rivières et r ensemble elle d’une ars l’effroi de soldats ne de Dolmme, plein e que dans es explois.
irent à lui, res. Ils se testament ; mirent, au ensemble.
ar le brave lager leurs es dix-sept eu à leurs
parents et à leurs amis, et marchèrent & le rencontre de l’armée iroquoise. [ls remontèrent l'Outaouais, M ot s'arrêtèrent au-dessous du saut de la Chaudière,
| dans un petit fort de pieux. C'est là qu'ils périrent pour sauver leur pays. 200 Onnontagués les attaquèrent, et, pendant sept jours, ils s'épuisèrent en efforts inutiles pour forcer la faible enceinte palissadée. Mais 500 autres Iroquois arrivèrent à leur secours. Dès lors la lutte fut d’un acharnement extrême. Malgré le froid, la soif, l’insomnie, la lassitude, les Français opposaient un courage indomptable aux assauts à répétés nuit et jour. Les ennemis, à demi découragés, étaient sur le point de lever le siége, lorsque la désertion d’une trentaine de Hurons vint leur rendre couirage, et le fort fut emporté par un suprême effort. Anahotaha trouva une fin digne de lui. Invité à se rendre par un de ses parents passé à l’ennemi : ‘J'ai donné ma parole aux Français, répondit le chef barbare ; je mourrai avec eux ; ” et il mourut. La lutte M avait duré 10 jours; tous les Français étaient tombés ;
2 mais leur mrri sauvait la patrie.
| 77. Qui succéda à M. d’Argenson ?—Le baron d'Avaugour, homme de guerre plein de braa voure et de loyauté, mais d’une roideur et d’une inflexibilité de caractère, qui finirent ipar jeter la colonie dans le trouble et les plus grands désordres. | D'Avaugour arriva à Québec au mois d’août de 1661, pet s'occupa aussitôt à visiter le pays. Les beautés et H les richesses naturelles le charmèrent; mais il fut si frappé de sa faiblesse, qu'il s’étonna comment son préà décesseur, avec si peu de forces, avait pu le défendre. Ce gouverneur avait formé les plus vastes projets pour assurer à la Francs la possession de l'Amérique du Nord, larsqu’il fut remplacé, en 1663, par M. do Mésy.
D 78. À quel moyen eut-on recours, en 1661, pour remédier à la jaiblesse de Lu colonie? — M, Boucher,
reneteninente meta,
zouverneus des Trois-Rivières, fut député en France pour exposer au roi la misère du Canada, et solliciter de prompts secours. Les demandes reçurent un accueil favorable. Le roi Louis XIV donna ordre d'envoyer quatre cents hommes de troupes, et nomma un commissaire, M. Dumont, chargé de dresser un rapport sur l’état de la colonie.
79. Quelles furent la cause et les suites des dissentions entre l’évêque et le gouverneur ?—Ces dissentions eurent pour cause l'opposition de M. d’Avaugour aux mesures prises par évêque, pour supprimer le commerce de l’eau-de-vie avec les Sauvages. Elles eurent
our résultat la disgrâce du gouverneur, qui
ut rappelé en France, et remplacé par M. de Mésy. |
Les Sauvages aimaient passionnément le vin et les boissons fortes. Pour en avoir, ils étaient prêts à se dépouiller de tout, à vendre jusqu’à leurs propres enfants, et leur ivresse était accompagnée des excès les plus graves et des désordres les plus honteux. Champlain et ses premiers successeurs avaient prohibé la vente de l’eau-de-vie à ces barbares; mais, depuis quelques années, ces défenses étaient tombées dans l'oubli. Mgr. de Laval les renouvela au nom de la religion, et défepdit l’infâme trafic sous peine d’excommunication. & V'Avaugour soutint d’abord avec vigueur les mesures de l'Évêque, puis il s’y opposa opinidtrement, et les désordres s’accrurent d’une façon alarmante. Accablé de douleur à la vue des maux dont il était témoin, Mgr. de Laval prit le parti d’aller en France, et de porter ses plaintes au pied du trône. Le prélat obtint du roi tout ce qu’il demanda. D’A-
NS eZ
député en misère du ours. Les rable. Le yer quatre na un COMdresser un
s suites des neur ?—Ces opposition prises par nmerce de lles eurent erneur, qui ; par M. de
le vin et les nt prêts à se s propres enles excès les eux. Chamat prohibé la mais, depuis >mbées dans Lu nom de la peine d’exd’abord avec il s'y opposa t d’une façon e des maux > parti d’aller ied du trône.
\ïanda. D’A-
vaugour fut rappelé, et un nouveau gouverneur, M, de Mésy, fut nommé à sa place en 1663.
80. Qu’arriva-t-il d’extraordinaire en Canacu, en 1663?—Pendant les sept premiers mois de l'année 1663, il y eut une suite de violents tremblements de terre, précédés et accompagnés de circonstances tout-à-fait extraordinaires. On crut y voir un châtiment du ciel, et la terreur qu'ils jetèrent dans les âmes fut salutaire. Le commerce de l’eau-de-vie cessa ; les conversions furent étonnantes, et la colonie, profondément oublée pendant les deux dernières années, offrit comme auparavant le
‘spectacle de l'union et de la vertu.
81. Quels sont les autres faits remarquables de cette année 1663 ?—Ces faits les plus remar-
quables sont: l’abandon de la Nouvelle-France
par la compagnie des Cent-Associés, et l’établissement d’un gouvernement royal, sous le contrôle d’un conseil supérieur ou souverain ; la dissolution de la société de Montréal, qui substitua à sa place les Sulpiciens, établis à Montréal depuis six ans ; la permission accordée par le roi à Mgr. de Laval, d’ériger un séminaire à Québec.
82. Pcurquoi la compagnie des Cent-Associés abandonna-t-elle la direction des affaires de la Nouvelle-France P—Parce que la perte du plus grand nombre de ses membres la rendait incapable de remplir ses obligations. Elle abdiqua ses droits sur la Nouveile-France, au mois de février 1663, et remit au roi ses priviléges et
son domaine. La dissolution de cette com- ‘pagnie, qui avait duré près d’un demi-siècle, ouvre une nouvelle ère dans l’histoire de notre pays.
83. En quel état se trouvait la colonie à lu dissolution de la compagnie des Cent-Associés ?— La colonie se trouvait encore très-faible, parce
ue l’immigration française avait été peu considérable, et que les incursions continuelles des Iroquois avaient retardé le développement de la colonisation. Aussi la Nouvelle-France ne comptait alors au plus que deux mille cinq cents personnes, groupées principalement autour de Québec, de Montréal et des Trois- Rivières.