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Unis. Ils demandèrent satisfaction à l’Angie. terre ; n’ayant pu l’obtenir, ils se préparèrent à la guerre, et la comm encérent, en 1812, par l’invasion du Canada.
208. Quelle fut l'attitude des Canadiens ex présence de la guerre ?—Les Canadiens mon.
trèrent le plus grand zèle pour la défense de la patrie; cette foïs, toute la population fut unanime à repousser l'invasion. Les Chambre:
accordèrent au gouverneur tout ce qu’il denanda pour org niser la défense et lever des troupes ; les milices se dirigèrent de toutes
‘parts vers la frontière ; et bientôt le pays fut
en état de soutenir le choc des armées envahissantes.
209. Faites-nous le récit de la campagne de 1812?—Trois armées américaines envahirent ie Canada par trois points différents : les deux premières se jelèrent sur le Haut-Canada, pendant que la troisième se pars à marcher sur Mon tréal par le lac Champlain. Mais ennemi ne réussit nulle part; ses troupes furent ou fo rcées de se rendre, ou repoussées des frontièr es avec de grandes pertes.
Les Amér icains levèrent trois armées auxquelles ils donnèren t les titres pompeux d'armées de l'ouest, du centre et du nerd. général Hull, qui commandait la pre mière, franchit le fleuve Saint-Laurent à Détroit, ave c 2,000 hommes, et s’avança jusqu’à Sandwich, sans trouver de résistance. Mais là commencent ses revers; plusieurs de ses détachements sont défaits, et il prend la fuite devant le général Brock, qui !8 poursuit ju squ’à Détroit, ou il le fait prisonnier avec
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| Les Américains divisèrent leurs forces comme
toute son armée. L'anéantissement de l’armée de l’ouest livrait aux Anglais le territoire du Michigan.
Van Rensalaer, général de l’armée du centre, traversa le fleuve (le 18 octobre) entre les lacs Erié et Ontario, et parvint à s'établir sur les hauteurs de Queenstown, après avoir culbuté les troupes anglaises, composées en grande partie de miliciens. Le brave général Brock, qui était à Niagara, accourut au bruit de la bataille, rallie les grenadiers et s’élança à leur tête contre les positions de l'ennemi. Mais presque aussitôt une balle le renversa mourant sur Je champ de bataille, et ses soldats ne purent continuer la charge avec vigueur. Cependant, l’arrivée de nouveaux renforts permit aux Anglais de reprendre l'offensive. Le général Sheaffe, qui avait remplacé Brock, réussit à cerner complètement les Américains, et à les forcer à poser les armes, au nombre d’environ 1,000 hommes.
Il restait l’armée du nord, stationnée sur le lac Champlain, et forte de 10,000 hommes; c’est sur’elle qu'on comptait pour frapper les grands coups dans
cette campagne. Cette armée s’ébranla au mois de. novembre, sous le commandement du général Dear. :
born, et se dirigea sur Montréal. Rendue à la rivière Lacolle, elle rencontra nos avant-postes, où commandait un héros canadien, le major de Salaberry. Il fallait enlever cet obstacle avant d’aller plus loin. Dans la nuit du 13 novembre, deux colonnes améri-
| caines traversèrent la rivière pour cerner une des
gardes avancées de Salaberry ; mais, dans l'obscurité, elles se prirent réciproquement pour l’ennemi, et se fusillèrent si bien, que les milices canadiennes n’eurent qu’à les laisser faire. Cette méprise, et la nouvelle que toute la milice de Montréal était en marche vers
| la frontière, détermina la retraite de l’armée de Lear-
born.