‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme]Chapitre 11 sur 31 · Racontez l'expédition de M. de Denonville · texte numérisé non relu

Racontez l'expédition de M. de Denonville

contre les Iroquuis.?—Le marquis de Denon: .

ville se.préparaît à la guerre depuis son arrivée

en Canada. Il entra en campagne, en 1687, :

avec 2,000 hommes, et alla débarquer sur les, bords du lac Ontario, dans le pays des Tsonnontouans.. Huit cent froquois ;essayèrent d'arrêter. sa marche; ils furent, culbutés, et

ne reparurent plus. Dès lors, les, Français

n’eurent qu’à ravager le pays et. à.brüler nation 1roquoise, profondément humiliée, aurait été forcée de se .

résigner à la paix,. si elle n’eût été sans cesse.

excitée et secourue par les Anglais...

107. Pourquoi le fort de Niagara fut#l'bäti ? —Au rétour de son expédition contre les

Iroquois, le marquis de Denonville alla avec son armée élever le fort de Niagara, dans le but de protéger le pays des Illinois, et de détruire de ce côté le commerce des Anglais.

108. Qu'est-ce qui empécha la conclusion d'un traité avec. les Jroquois ?—Les Iroquois étaient : disposés à accepter la paix, à la condition que le fort Niagara serait rasé, et qu'on ferait revenir. de France les sauvages condamnés aux galères. Un chef huron de Michillimakinac fit manquer le traité prêt de se conclure; Qoit Kondiaronk, surnommé le Rat, le plus

usé, comme le plus brave et le plus éloquent de tous les sauvages. Son orgueil, vivement piqué de ce qüe les Français :&vaient négocié avec l’ennemi sans consulter leurs alliés, le fit recourir à un artifice infâme pour venger cet affront. Il tendit une ambuscade aux députés iroquois, en tua plusieurs, et fit les autres Us Quand ses captifs lui eurent dit qu’ils étaient ambassadeurs, Kondiaronk fit l’étonné, leur déclara qu’il n’en savait rien, et que c'était par ordre ‘du marquis de Denonville qu'il était venu les attaquer. Puis il leur donna la liberté: «Allez, dit-il, je vous renvoie à vos amis. C’est Ononthio qui m'a poussé à commettre cêétte noire action, : je ne m'en consolerai que lorsque vous en aurez tiré une juste vengeance. » : C’est ainsi que le Rat put se vanter d’avoir'fué la paix. tte fourbérie et la politique des Anglais,

qui soufflaient la guerre, amenèrent l’affreux massacre de la Chine.

bares se répan 2 et s68 Environs, Sémant partout le Meurtre et le Pillage, SOuverneur ne sg ( | ‘d'arrêter ce torrent * Pendant eux mois, les Iroquois Prome:èrent: dàns la:

Colonie le fer et Ï flamme, sans présque trouver de résistance. Ils se retirèrent e in, eMmenant deux cents prisonniers, qu'ils brû.

lèrent dàns leurs villages. ; ,

110. Par qui M. de la Burre l'ut-il remplacé p —Par le Comte de Frontenac, qui dévint ainsi gouverneur du Canada, pour la Seconde fois, en 1689. 7 a aa

Québec accueillit Je comte de Fr

émonstrations de la plus vive joie, Après leg désastres:

qu'on Venait d’éprouver, la présence de cet homme de, tête et de résolution » Î

Militaires de: Frontenac: allgient ‘Soutenir ‘avec ‘ éclat’ une lutte aussi inégale,

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111. Por quel lan audacieux chercha-t-on à conquérir. la : Nouvelle-York ?-—Les, Añglais étaient. les instigateurs dés courses dévastatrices des Iroquois,, M.de Callières, gouyer: neur de Montréal, jugeant que le séul moyen de forcer ces barbares à la paix était d'abattre la puissance des colonies anglaises, conçut lé prapt de faire la conquête dei la Nouvélle-

ork..: Soniplan fut agréé à la cour, et l’exécution. en fut confiée.au comte de Fronterac. Deux vaisseaux de ligne devaient aller bloquer le port de New-York, pendant que M. de Frontenac, à la tête des troupes dela: colonie; se

‘rendrait à:cette ville, pe ‘le lac Champlain et

l'Hudson. Le défaut de coopération entre leg troupes de:mer et celles. de. terre, fit échouer l’entreprise. HEURE 1 EDR 412. Quels furent les succès remportés contre les Anglais, en 1689 7—Pendant que d’Iberville ruinait le commerce” des Anglais à la baie d'Hudson, en. s'emparant. de. leurs vaisseaux, les Abénaquis, alliés de. là France, levaient la hache dé guerre du côté de l’Acadie.. :Ces sauvages, victimes d’une lâche trahison, et.de. plus souffrant des envahissements des Anglais, attaquorent leurs ennemis avec fureur, détruisirent quinze de leurs forts, dans le voisinôge de Kénébec, tuërent 200 personnes, et se retirèrent chargés de butin, ; . : 1...

-413.: Que fit. le comte de Fr “tenac pour relever l'honneur des armes. française: nm Amérique ?— EH forma trois partis de gv .r2 composés de.

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La première expédition, destinée à opérer du côté d’Albany, était commandée par d’Aillebout de Mantet et de Sainte-Hélène. Elle

riers, y compris les Sauvages, D'Iberville f r Ï

voulaient MarCher droit à l'attaque d’AI

reur. Après ce terrible exploit, les F rèrent Chargés de butins.

‘Second parti, COMposé de 52 hom Trois-Rivi la fin de Vaillant Hérte], et alla fo

Imon-Falls, dans Je Ne

rançais se reti=

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rage de ses défenseurs, ce bourg ne put résister; il fut emporté d'assaut, et livré aux flammes. Cepen-. dant, 200 anglais, venus d'un bourg voisin, “à présentèrent pour attaquer les vainqueurs. Hertél'et ses compagnons se précipitèrent contre eux, s'ouvrirent un passege l'épée à la main, et opérèrent heureuse: ment leur retraite, emmenant avec eux un bon. nombre de prisonniers.

La troisième expédition, composée de 50 français, partit de Québec (le 28 janvier, 1690), sous lé Com- . mandement de M. de Portneuf, et se dirigea’contre : Casco, à l’embouchure du Kénébec. (Ce, bourg, défendu par une centaine d'hommes et huit canons, essaya en vain de résister ; il perdit d’abord la moitié de sés défenseurs dans une embuscade tendue par deux français et quatre sauvages ; ensuite la tranchée fut ouverte contre le fort principal qui protégeait le bourg, et poussée avec activité: Pour éviter l'assaut, les anglais livrèrent la place, en se constituant prisonniers de guerre, FRET ECS UTC

114: Quelle fut la réaction des colonies anglaises contre le Canada, après les désastres qu'ils venaient de subir ?—Les colonies anglaises résolurent d’anéantir la puissance française en Amérique, par la conquête de la Nouvelle- France. Elles firent les plus grands efforts pour essayer de réaliser ce projet. .

Les terreurs et les alarmés, que les trois.expéditions. françaises venaient de causér dans la Nouvelle-Angle- . terre, firent bientôt. place à l’indignation et au désir: de la vengeance... Confiants dans. leurs richesses et leur supériorité numérique, les Anglais ne résolurent rien moins que de chasser les Français de l'Amérique du Nord. Leur plan était de s'emparer d'abord de l’Acadie, puis, de tomber sur le Canada, et d’étouffer la puissance française sous les murs de Québec.

115 Commieni’ l'Acadie tomba-t-elle au pouvoir

a des Anglais ?—Une flotte Rhglaise fut dirigée jé. contre Port-Royal. Cette ville, hors d'état de ses : se defendre, se rendit à l’ennemi, en vertu ent d’une capitulation honorable, qui malheureupod 10 sement ne fut point observée. La chute de nai | Port-Royal fit tomber toute l’Acadie au pouais, voir des Anglais. | MTt Le chevalier Phipps reçut le commandement d’une

flotte de 7 vaisseaux, montés par ./00 hommes, avec urg, l'ordre d'aller prendre Port-Royal, capitale de l’Acadie. Cette ville n'avait que 72 soldats, et ses fortifications tombäient en ruines. Aussi le gouverneur, M, | de Mannevalle, ne songea qu’à obtenir une capitulation chée honorable de l'amiral anglais, qui promit tout et n’ob-

it le serva rien. La ville et le pays furent pillés et ravagés.

saut, Après ses faciles succès, Phipps s’en retourna chargé pe de dépouilles, .

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