‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme]Chapitre 12 sur 31 · Racontez le siége de Québec par Phipps · texte numérisé non relu

Racontez le siége de Québec par Phipps

an- ù à en 1690 ?—Après la conquête de l’Acadie,

ils Phipps remonia le fleuve Saint-Laurent avec

; r'e- une nombreuse flotte, et vint mettre le siége

devant Québec, le 16 octobre 1690. Il débar- + qua la plus grande partie de ses troupes sur le rivage de la Canardière, pour opérer du côté de la rivière Saint-Charles, pendant que ses vaisseaux bombarderaient la ville. Après sept jours de siège et des efforts infructueux, Phipps, battu sur tous les points, fit rembarquer ses troupes, et regagna Boston. Il avait perdu inuti'emeut près de 690 hommes autour de Québec.

Les Anglais n'étaient pas satisfaits de la conquête. de l’Acadie ; ils vuuluient encore chasser les Français

du Canada. Deux armées furent levées pour une double invasion : l’une, forte de 3,000 hommes, et ccmmandée par le général Winthrop, devait marcher contre Montréal par le lac Champlain; l’autre, embarquée sur des vaisseaux, fut envoyée contre Québec, saus le commandement de Phipps..

L'armée de Winthrop n'alla pas plus loin que le lac Georges. La division des chefset le fléau de la petite vérole suflirent pour la débander, Phipps put remonter le fleuve, et, le 16 octobre, il atteignit Québec avec 35 vaisseaux et 2,000 hommes de débarquement. : Une chaloupe, sous pavillon blanc, se détacha de la flotte ; elle portait un officier qui vint sommer la ville de se rendre dans le délai d’une heure, M. de Frontenac renvoya l'officier anglais, avec ces mots célèbres : “ Allez dire à votre maitre que je vais lui répondre par la bouche de mes canons.” Presque immédiatement, les batteries de la basse-ville ouvrirent leur feu, Le premier coup de canon abattit le pavillon de l'amiral, que les Canadiens allèrent chercher à la nage, sous une pluie de balles, et apportèrent en triomphe. La flotte anglaise commença le bombärdement, malgré une canonnade très-vive, elle ne produisit aucun effet, et dut se replier vers l’fle d'Orléans, après avoir beaucoup souffert. Pendant que l'artillerie ennemi couvrait la ville de ses Yeux, 1,500 hommes, débarqués sur le rivage de la Canardière, devaient faire les approches de la place, du côté de la rivière Saint-Charles. A deux reprises différentes, ces troupes s’ébranlèrent en ordre de bataille; chaque fois, elles furent arrêtées par une poignée de Canadiens, combattant sans ordre à la manière des Sauvages, voltigeant de rochers en rochers, à travers les marais et les brouissailles, et faisant un feu continuel sur les rangs serrés des Anglais, qui tiraient au hasard contre des ennemis invisibles ou insaisissables, Dans la nuit du 21 au ?? octobre, l'ennemi se rembarqua, abandonnant sur ie rivage ses munitions et son canon. Le 23, Phipps leva l'ancre, et fit voile vers Boston. Québec était sauvé, et le Canada, avec ses

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douze mille habitants avaient ainsi victorieusement . répoussé l'invasion de provinces vingt fois plus popu:

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