‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme]Chapitre 13 sur 31 · quel moyen les. Anglais eurent-ils re · texte numérisé non relu

quel moyen les. Anglais eurent-ils re

cours, pour stimuler contre nous l'ardeur guerrière des Froquois ?:Ve cr ag le major Schuyler d'appuyer ‘une expédition iroquoise cotitre Montréal (1691). Cétte entreprise ne fut pus heureuse, Schuyler fut repoussé à la Prairie, de..la Magdeleine, puis complètement battu dans sa retraite ‘par M. de Varennes.

Le major Schuyler s’avança vers Montréal avec environ.300-guerriers, anglais et sauvages, et tomba à LDDEQTIAS sur un Carps ge sept à huit cents hommes, établi à Td Prairie de la Magdeleine. Surpris d’une attaque imprévue, les Français plièrent d’abord ; mais l'iipétuosité de. M; de la Chassaigne, qui arriva avec un.nouveau bataillon, repoussa les ennemis. Schuyler opérait.sa retraite, en bon ordre, lorsqu'il rencontra M. de Varennes, accouru dé Chambly avec un faible détachement. Après une lutte brillante d’une heure et demi, de Varennes mit les ennemis dans une déroute complète, Schuyler avait ainsi éprouvé deux défaites en un seul. jour. , . l

+418. Que firent les Troquois pendant l'administralion de M de Frontenac P=IIs tinrent la’ colonie dans de continuelles alärmes, par leurs irruptions sauglarites et'sans cesse répétées.

Les incursions des Hroquois paralysaient le -commerce, empêchaient d’ensemencer:les terres, ou de: faire les mbissons. Rien n’égalait l'activité et l'énergie de ces barbares. Ils paraissaient sur tous les points du Canada, comme s’i's fussent sortis de terre. Les : colons ne pouvaient s'éloigner de leurshabitatiors sans : s’exposer à tomber sous les balles ou le tomahak de ces

barbares. Cet état continuel de périls et d’alarmes avait aguerri toute la population, et, au besoin, les femmes se battaient comme les hommes. Les exploits de deux héroïnes sont restés justement célèbres. En 1690, Madame de Verchères, restée seule dans son fort, se vit soudainement attaquée par: une troupe d'Iroquois, qui s'élançaient à l'escalade du fort; elle les écarta à coups de fusil. Les barbares revinrent à la charge, étonnés de ne voir qu'une femme, et de la voir partout aux points menacés. M» de Verchères soutint contre eux un siége de deux jours, ét les obligea à fuir honteusement. Deux ans après, sa fille, àgée à peine de quatorze ans, accomplit les mêmes exploits, en dispersant un corps d’Iroquois à coups de. fusil et de canon.

119. Racontez l'expédition de M. de Frontenae contre les Iroquois ?—En 1696, M. de Frontenac se mit en campagne pour châtier les FOUR, et les forcer à la paix. Le 7 juillet, 2,000 hommes partirent de Montréal, remontèrent heureusement le fleuve, et débarquèrent à l'entrée de la rivière Chouaguen ou Oswégo. On n’eut aucun ennemi à combattre; les froquois effrayés s'étaient enfuis dans la profondeur de leurs forêts. Les bourgades des Onnontagués et des Onneyouts furent brûlées, leur pays fut dévasté, et les autres cantons allaient subir le même sort, lorsque M. de Frontenac se décida à reprendre la route de Montréal. |

Le cour avait envoyé l’ordre de se borner à défendre le Canada, en évacuant les pays d'en haut. M. de Frontenac, dont les vues politiques s'étendaient fort loin, ne craignit pas de désobéir à cet ordre, parce qu’ comprit que son exécution tarirait les sources de notre commerce, nous détacherait les nations de l'ouest, et

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livrerait aux Anglais le Mississipi et le territoire des grands lacs. C'est pour sauvegarder ces grands intérêts, qu'il rétablit lé fort Cataracouy (en 1695), rasé pu M. Denonville en 1689, et qu'il entreprit son expédition contre les Iroquois.

120. Quel fut, le plan de la France en r nant FAX se Hg les Anglais en Amérique ?

—(Ce plan était de s'emparer de la forterc3se de Pemquid, élevée sur les terres des Abénaquis, et de chasser les Auglais de Terreneuve et de la baie d'Hudson. |

Pemquid, avec ses murailles de 22 pieds de hauteur et ses 18 pièces de canons, était une véritable forteresse, qui menaçait l’Acadie, retombée d'elle-même sous ses anciens maîtres, De plus, les Anglais s'étaient emparés de la plus belle june de Terre-Neuve, et avaient pures postes forlifiés dans la baie d'Hudson.

’Iberville fut chargé de leur enlever ces possessions importantes. : ,

121. Que fit d’Iberville du côté de l'Acadie ? Arrivé à l’Acadie avec deux vaisseaux, d’Iberville apprend que trois navires anglais croisent à l'entrée de [a rivière Saint-Jean. TI court aussitôt les attaquer. fl en prend un de 24 canons, sans perdre un seul homme, et presse vivement les deux autres, qui ne doivent leur salut qu’à la faite Puis, renforçant sa troupe de 200 Abénaquis, il vint mettre le siége devant Pemquid. Le colon Chubb, qui y commandait, se défendit quelques jours et capitula. : Le fort fut rasé, et une partie de la garnison euvoyée à Boston. |

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1922. Quels furent les succès de d'Iberville à -d'errereuve?—De l’Acadie, d'Iberville se randit ‘à: Terreneuve (1696). .11 unit à ses forces les soldats de M. de Brouillan, gouverneur français | de Plaisance, et. marcha contre les Anglais, culbutant et dissipant tout sur son passage.

Deux forts furent emportés d'emblée, et'la ville de Saint-Jean se ‘rendit pour éviter l'assaut. Pandant l'hiver, d'Iberville parcourat l'Ile à la tête de 195 ‘canadiens, fiers de combattre sous ses ordres. Cesbravés, n’ayant pour ionte arme que le fusil et la, hache,de bataille, tuèrent. 200 , personnes, firent..700 prisonniers, et portèrent partout la terreur du nom français." Îl ne resta plus aux Anglais, dans ‘Terréneuve, que Bonneviste ‘et l’île de

193. Quels furent les exploits de d’Iberville @.la baie d'Hudson ?— Dans. l’été de 1697, ù à d’Iberville fut chargé de chasser les Anglais de la baie d'Hudson, où ils s'étaient emparés du fort Bourbon, ou Nelson.. Il arriva au port Nelson lé # septembre, avec, un seul vaisseau, es autres ayant été dispérsés par les tempêtes et les glaces. Trois navires anglais vinrent résolument l’altaquer. L'un d’eux portait 52 canons et 250 combattants, tandis que d’Iber- Ville n’avait au plus que 50 hommes. Le combat s’engagea avec fureur. Après trois heures d’une lutte acharnée, d’Iberville saisit Poccasion d'en finir par un coup décisif.

Voyant approcher le plus gros des navires

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