‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme]Chapitre 20 sur 31 · Racontez la prise de Louisbourg ? de · texte numérisé non relu

Racontez la prise de Louisbourg ? de

L'amiral anglais Boscawen fit voile vers cette ville, avec 24 vaisseaux de ligne et une armée de 15,000 hommes, sous les ordres des généraux Amherst et Wolfe. Louisbourg avait une garnison de 7,000 soldats et miliciens.

La résistance fut vive et opiniâtre. Madame Drucourt, femme du gouverneur, donnait à tous l'exemple du courage et du dévouement, en allant chaque jour mettre elle-même le feu à trois pièces de canons. Mais les fortifications de la place étaient mauvaises et incomplètes, Aussi, après six semaines de siége. le gouverneur, voyant les remparts démolis, l'artillerie hors de service, et l'assaut immiment, crut devoir capituler. La chute de

Louisbourg ouvrait aux Anglais le chemin de Québec, du côté de la mer.

166. Faites-nous le récit de la bataille de : Carillon ?—Le général Aberéromby, chargé d'opérer du côté du lac Champlain, marcha sur Carillon (Ticondéréga) avec une armée de 16,000 homnies. Montcalm, Lévis et Bourlamaque l’ÿ attendaient avec un peu plus de #,000 guerriers. Ge fut le 8 juillet que ce livra cette bataille mémorable, où s’accomplirent de part et d'autre des prodiges de valeur. Les Anglais formés en quatre colonnes d’uttaque entremêlées de troupes légères, se portèrent contre les positions françaises avec un élan et un ordre admirables. On les laissa approcher jusqu'à quarante-cinq pas des retranchements; les Français ouvrirent alors leur feu sur les colonnes de l’ennemi avec un effet si terrible qu’elles s’arrêtèrent court, fléchirent, tombèrent en désordre, et durent reculer pour:se réformer un peu plus loin, Depuis une heure de l’après-midi.jusqu’à sept heures du soir, les Anglais revinrent sept fois à la charge. Mais le feu des retranchements et des sorties vigoureuses faites par les Canadiens, lés repoussèrent chaque fois ‘avec de grandes pertes. Enfin Abercrombyÿ battit en retraité $ il avait perdu-envyiron 5,000 hommes, tandis que ta perte dés Français ne s'éleva qu’à 877 tués et blessés: 4 -: 167. Comment .$e tlermira la campagne de 1758 ?—Par la prise du fort Frontehac, et l'occupation du fort Duquesne.

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Le fort Frontenac n'avait que 70 hommes, aux ordres de M. de Noyan, lorsqu'il fut attaqué par 3000 Anglais, commandés par le colonel Bradstreet. M. de Noyan capitula au bout de deux jours. La

arnison du fort Duquesne se replia sur le fort

achault, à l'approche d’une armée de 6000 hommes, commandés par le colonel Forbes. Le fort abandonné fut occupé par les Anglais, et prit dès lors le nom de Pittsburg. En somme, l'avantage de | campagne restait aux Anglais. Le Canada ne fut uvé, cette année, que par la victoire de Carillon.

468. Quel fut le plan de campagne des Anglais, en 1759 ?—Les Anglais résolurent, comme les années précédentes, d’eavahir le Canada par trois endroits différents ; mais, cette fois, leurs armées d’invasion, après avoir forcé les obstacles qui s’opposeraient à leur marche, devaient aller se réunir sous les murs de Québec, nour détruire ce dernier boulevard des Français.

Au printemps de 1759, les Anglais mirent 60,000 hommes sur pied, c’est-à-dire autant de soldats que le Canada comptait d'habitants. Ils formèrent trois armées, qui allaient envahir la colonie par le centre et les deux extrémités. Le général Wolfe devait se porter de Louisbourg sur Québec avec 20 vaisseaux de ligne, 11,000 hommes de débarquement ét 18,000 marins; Ambherst, avec 12,000 hommes, reçut ordre de marcher sur Montréal par le lac Champlain; un troisième corps de troupes, commandé par le général Prideaux, devait prendre Niagara, puis, descendant le fleuve, aller se réunir aux deux autres armées sous les murs de Québec. A!

Pour résister à l'orage, qui allait fondre sur lui, le Canada n'avait que 5,300 soldats et 15,000 miliciens. Loin de se décourager, les Canadiens redoublèrent de

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