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zèle et d'efforts pour sauver leur pays. Tel fut l'esprit de dévouement que l’on vit des enfants de douze ans, et des vieillards de quatre-vingt, venir en grand nombre solliciter l'honneur de combattre pour la patrie ; il ne resta plus aux champs que des femmes et des enfants. Montcalm, Lévis et Bougainville, avec 14,000 hommes, attendirent à Québec l’arrivée de Wolf; Bourlamaque fut placé sur le lac Champlain, avec 2,600 hommes ; et 300 hommes, commandés par le capitaine Pouchot, furent envoyés à Niagara,
169. Que se passa-t-il du côté des lacs Champlain et Ontario P—M. de Bourlamaque fut obligé d’évacuer les forts de Carillon et de Saint-Frédéric. Il se rabattit sur l’île aux Noix, où il'se retrancha si bien, que le général Ambherst n’osa l’attaquer et ne bougea plus, laissant Wolfe agir seul sur Québec. Pendant ce temps, le général Prideaux marchait contre le fort de Niagara, où commandait Pouchot.
A cette nouvelle, les forts de l’Ohio furent évacués, et leurs garnisons se replièrent sur Niagara, qu’elles ne purent atteindre. Le brave Pouchot, attaqué par des forces décuples, se défendit ‘avec un courage héroïque, et ne se rendit que lorsque son fort'ne fut plus
qu’un monceau de ruines.
470, Quels sont les principaux événements du siége. de Québec? - Les faits les plus remarquables de.ce siége sont : le combat de Mont morency, la bataille des plaines d'Abraham et la capitulation de la ville. sr . Wolfe laissa Louisbourg au mois:de mai, et fit voile vers Québec, où il arriva'le 27 juin. On n'avait rien
fait pour fortifier la ville; elle n'était pas même à l'abri d'un coup de main, du côté de la campagne, où les murs n'avaient que six à sept nieds dé hauteur ; on la couvrit d’un camp retranché, qui s’étendait depuis la rivière Saint-Charles jusqu'à la chute Montmorency, et l’armée y prit position. Woife débarqua une partie de ses troupes au bout de l'ile d'Orléans, et fit occuper les hauteurs de Lévis, où il établit de puissantes batteries, qui foudroyèrent Québec, et l’incendièrent presque entièrement. Puis, il envoya sur les deux rives du fleuve divers détachements, qui pro: menèrent dans les campagnes le fer et la flamme, et
ravagèrent tout de la manière la plus barbare. Voyant
que l’armée française restait toujours sur la défensive, sans vouloir sortir de ses lignes, le général anglais résolut de risquer une attaque contre son aile gauche, du côté de la rivière Montmorency.
171. Racontez le combat de Montmorency P— Le 31 jule Wolfe se Prépars à forcer les lignes françaises, au saut Montmorency. Le
gros de son armée devait.attaquer de. front le
camp retranché, pendant que, par un mouvement tournant, 2000 hommes iraient passer à gué la rivière Montmorency, à une lieue de sa chûte, et s’efforceraient de prendre l’ennemi
à revers. À onze heures du matin, 118 pièces
d'artillerie ouvrirent un feu terrible sur les Français, qui n'avaient que 10 canons pour leur répondre. Vers le soir, environ 6000 Anglais, déployés sur la plage sous la protection de leurs fortes batteries, s’élancèrent contre les retranchements, la baïonnette au bout du fusil. Les. Canadiens, qui défendaient cette artie des lignes française, attendirent que ’ennemi fut à quelques pas d'eux pour com-
mencer à tirer. Alors leurs fusils s’abaissèrent, et leurs décharges furent si meurtrières, que les colonnes anglaises se rompirent, et prirent la fuite, sans pouvoir se réformer, ni, revenir à la charge. Ce combat coûta à l'ennemi environ 600 homes.
. 172. Que fit Wolfe après sa défaite au saut Montmorency ?—Après l'échec qu'il venait de
subir, Wolfe conçut le hardi projet de débarquer au-dessus de Québec, et de venir attaquer
la ville par les plainés d'Abraham. En eonséquence, il fit remonter le fleuve à une partie de ses vaisseaux. M. de Bougainville fut chargé de suivre tous les mouvements de la flotte ennemie, et d'empêcher un débarquement.
Pendant plus d’un mois, Wolfe fatigua les
Français par de continuelles allées et venues, cherchant sans cesse l’occasion d'opérer une descente. ÆEafin, dans la nuit du 12 au 13 septembre, il réussit. Laissant vingt vaisseaux au Cap-Rouge, pour fixer de ce côté toute lattention de M. de Bougainville, il descendit ‘inâperçu le fleuvé à la faveur de l’obscurité, trompa quelques sentinelles peu défiantes, débarqua ses troupes au Foulon, et gravit facilement les falaises. Le 13 au matin, toute l’armée anglaise était rangée én bataille, aux
portés de Québec.
| 478. Faites-nous le récit dé la bataille des plainés d'Abraham ?—A Îà nouvelle du débarquement des Anglais, Montcalm se porta irn-
médiatement sur les plaines d'Abraham avec k,500 hommes. ll trouva l’armée de Woife rangée en bataille, en face des buttes à Neveu. Pour ne pas donner à l’ennemi le temps de se retrancher, il brusqua l'attaque, sans attendre les renforts qu’il pouvait recevoir de la ville, du camp de Beauport et de M. de Bougainville, Les Français s’avancèrent précipitamment, rangés sur une seule ligne de trois hommes de profondeur, et sans corps de réserve. A quarante pas de leurs adversaires, ils furent accueillis par une décharge terrible de mousques qui jeta le trouble et la confusion
ans leurs rangs. Wolfe saisit cette occasion pour faire une. charge à la baïonnette, à la tête de ses grenadiers. Il tomba presque
‘aussitôt frappé d’un coup mortel; mais ses
soldats continuèrent la charge et firent plier les Français, qui s’enfuirent pêle-mêle vers la ville et la rivière Saint-Charles.. C’est dans le
désordre de cette retraite.que Montcalm, déjà
blessé deux fois, reçut une troisième blessure, dont il mourut le lendemain. Les pertes de nos troupes s'élevèrent, dans cette terrible journée, à près de mille hommes.
Après là bataille, M.de. Vaudreuil assembla un conseil de guerre. Malheureusement, le chevalier.de Lévis était absent ; om: l'avait envoyé au lac Champlain et au lac Ontario, pour y examiner nos posi 1ops défensives. Il n’y avait personne, dans le conseil, capable de faire adopter.les mesures à prendre ‘dans
-une situation aussi critique. Il fut décidé qu'on
laisserait à Québec une garnison de 1,700 hommes
sous les ordres d’un officier du «nom üe Ramezay, et que l’armée profiterait de l’obscürité de la nuit suivante, pour se retirer vers :la rivière Jacques-Cartier.
474. Quand eut lieu la capitulation de Québec ?—M. de Ramezay, commandant à Québec, capitula Iâchement, le 18 septembre, ayant que les Anglais eussent investi la place, et au moment où il allait être secouru par le cheva-: lier de Lévis. Il fut stipulé que les habitants conserveraient leurs biens, leur religion, t ne éeraient pas déportés comme les Acadiens.
A la nouvelle de la mort de Montcalm, le chevalier fe
ère
6 ce de le, livra Sans combat, et au mornént où il allait être secouru, le plus grand boulevard de la puissance française en Amérique.
:! L'armée française sé replia une seécondé fois sur la “rivière Jacques-Cartier. 8,000 Anglais restèrent en gasnison à Québec; le reste de l'armée anglaise revint à Louicpourg. GE 8 ki Re erhpie
475. Quelle fut la résolution du. chevalier de Lévis, après la campagne de 1159 ?—Malgré les
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faibles ressources dont il pouvait disposer,
M. dé Lévis forma l’étonnante résolution dé réparer les échecs quon venait d’essuyer ; et, au printemps dé 1760, il éhtra en campagne, pour aller reprendre Québec. in ;
Il semblait impossible de continuer la lutte, après la prise de Québec. Le pays, épuisé par la guerre et la famine, n'avait plus de communication avec la France, et n'avait que quelques milliers de braves, . pour résister à trois armées anglaises, bien disciplinées, etabondamment pourvues de munitions de guerre. DE Co ‘on ne désespéra pas du salut de la colonie ; l'espoir de reprendre Québec rendit: les: Canadiens capables des plus grands: sacrifices. : au printemps de 1760, 18 Chevalier de Lévis réunit 7,000
ommes, soldats, canadiens et sauvages, et, le 17 avril, il laissa Muntréal pour marchér sur Québec; Le : 26; il arrivait à la rivière du Cap-Rouge ; mais, voyant: que l'ennemi s'était préparé à lui en disputer le passage, il remonta cette rivière, la franchit à Lorette, et par une marche de flanc, à travers les marais de la Suède, il gagna les hauteurs de Sainte-Foy, où il s'établit, le 27, après en avoir chassé les Anglais. Son champ de batcille était conquis; le lendemain, il allait venger avec éclat la perte de la journée du 13 septembre.
176. Faites-nous le récit de la seconde bataille des plaines d'Abraham ?—Le 98 avril, le général Murray sortit de Québec, an point du jour, avec toule lä garnison et 22 pièces d'artillerie, il rangea son armée en hataille, en avant des buttes à Neyveu, et se prépara à attaquer l'avant-garde de Lévis. Les troupes françaises, qui occupaient un espace d'au mains
uue lieue, le long du chemin de Sainte-Foy,