‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme]Chapitre 22 sur 31 · TT · texte numérisé non relu

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se portérént toutes en avant, vers le lieu de l’action, et durent se former sous:.le feu de ennemi. Devant l’aîle droite anglaise, sur le chemin de Sainte-Foy, se trouvait le moulin de Dumont, occupé par nos troupes. Ce moulin fut attaqué, pris et repris plusieurs fois ; ‘c’est : là que le combat fut le plus acharné et le plus sanglant. M: de Lévis, voyant que Murray avait dégarni son aîle gauche pour-fortifier sa droite, sut en profiter habilement ; il lança la brigade du colonel Poulhariès contre cette:

aîle affaiblie, qui fut enfoncée à la baïonnette, : et rejetée sur le centre, où ‘elle porta le dé-

sordre. Bientôt toute l’armée anglaise prit la fuite dans la plus grande confusion. La :

proximité de la ville, et un ordre mal exécuté, empêéchèrent de couper Fennemi dans. sa retraite, et de le rejeter sur la rivière:Saint- Charles. La bataille avait duré trois heures. Les Anglais perdirent plus de, mille hommes et toute leur artillerie. M. de Lévis commença aussitôt le siége de la ville. :

177. Combien de temps dura le siége de Québec par le chevalier de Lévis ?—II dura dix-huit jours, depuis le 28 avril jusqu'au 16 mai. Les Anglais ne voyaient leur salut que dans le retour de leur flotte ; et le chevalier de Lévis, dépourvu d’artillerie et de munitions, ne pou- … vait presser le siége avec vigueur, sans les secours qu'il attendait d'Europe. Ainsi le sort «le Québec allait dépendre des premiers vaisseaux de guerre qui remonteraient le

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