Que firent les Anglais, a la retraile
du odlée) de Lévis Pate Pacs converger leurs troupes sur Montréal. Trois armées reçurent ordre de s'y rendre. Le général Murraÿ remonta le fleuve: avec la flotte ; lé brigadier Haviland partit de Saint-Frédéric ; Amherst laissa Oswégo, et descendit le Saint- An en prenant sur son chemin le fort
‘Le capitaine Pouchot, commandant au fort Lévis, fit une résistance héroïque, Avec 200 bommes, il arrêta pendant douze jours les 11,000 soldats du général Amherst, ét ne se rendit que lorsqu'il vit ses retranchiements détruits, et son artilkrie mise hors de service. EEK)
179. Quand eut lieu la capitulation de. Montréal?—Montréal capitula le 8 septembre. ‘ette. ville n’ayant que de méchants mœurs de doux ou trois pieds d'épaisseur, et qu’une garnison de 3,500 hommes, ne pouvait résister aux efforts combinés de trois ärmées anglaises, formant un effectif de 20,000 hommes. M. de Vaudreuil tint un conseil de guerre; il fut décidé de se rendre après avoir obtenu des conditions aussi avantageuses que possible. Le général Amherst accorda la capitulation proposée, mais refusa aux troupes
françaises le3 honneurs de la guerre. M. de Lévis, indigné, se retira dans l'ile Süinte- Hélène avec 2,000 hommes, et se prépara à.
combâttre, plutôt que de rendre honteusement son épée. «Mais le salut de la colonie et de ses pauvres habitants l’emporta sur le point d'honneur militaire dans le cœur de cet héroique vaincu; il finit par obéir à l’ordre formel de M; de Vaudreuil, et posa les armes le 8 septemhre 1760.» Toute la Nouvelle- France se‘trouva dès lors soumise à la domi- : nation anglaise. ait
180. Quelles furent les principales conditions de la capitulution de Montréal ?—En vertu de cette capitulation, les habitants conservèrent le libre exercice de leur religion, leurs lois et leurs propriétés. Les séminaires et les com-. munautés religieuses de femmes furent maintenus dans la poscession de leurs biens, priviléges et immuniltés ; mais le même avyantage fut refusé aux Jésuites et aux Sulpiciens, jusqu’à ce que le roi d'Angleterre eût fait connaître ses volontés à leur égard.
Les troupes françaises devaient être transportées en France aux frais de l’Angleterre., Dès l'automne, le gouverneur, l’intendant, «es fonctionnaires de l’administration, 185 officiers, 2,400 soldats quittèrent la colonie. Les colons les plus marquants abandonnèrent aussi le pays. Les Anglais encoùuragèrent surtout l'immigration des officiers canadiens, dont ils désiraient se débarrasser. Cet exil volontaire priva le Canada d’une population précieuse par ses lumières et son expérience.