Quelles étaient les occupations des Sauvages P
— Les hommes s’occupaient de chasse, de
pêche et de guerre ; les femmes, véritables
esclaves, cultivaient les champs de maïs, pré-
araient la nourriture, et remplissaient toutes les fonctions pénibles de la vie domestique. :
21. Quel était le gouvernement des nations aborigènes du Canada P— Elles étaient soumises à des chefs ou sagimos, ordinairement héréditaires, dont l'autorité dépendait beaucoup de leur mérite personnel es de leur éloquence. Les grandes affaires se traitaient dans un,
conseil, composé des veillards et des principaux, de la nation.
22. Quelle était la religion des aborigènes du Canada ?—Les idées religieuses des Sauva es étaient fort confuses. Ils admettaient Pexistence d’un grand-esprit, dont le pouvoir était contre-balancé par celui du mauvais esprit, OU Mauvais manitou, et. de plusieurs génies subalternes, auxquels ils offraient des sacrifices de graisse et de tabac, des danses solennelles, ec. Ils conservaient des traditions plus où
moins distinctes de la création du monde et du déluge.
23. Comment se passa le premier hivernement d Québec ?—La petite colonie supporta. assez
mt
bien les rigueurs du climat; mais dans la
seconde partie de l'hiver (1608-9), elle fut
tellement décimée par le scorbut et la dyssen-
terie, que, sur vingt-huit personnes, elle n’en comptait plus que huit au retour des vaisseaux.
2%. Pourquoi Champlain prit-1l part aux expéditions des Sauvages contre les froquois P—I y était engagé: 1° par l'alliance solennelle, con-
tractée au nom du roi de France, dès 1603 ;
2 par la nécessité de se concilier l'amitié et la confiance des nombreuses tribus huronnes et algonquines, sans quoi il devenait impossible de faire pénétrer parmi ces infidèles les lumières de la foi et les bienfaits de la civilisation. . | | 25. Quel fut le succès de la première expédition de Champlain, en 1609 ?—L'armée iroquoise, composée de 200 guerriers, fut complètement mise en déroute sur le bord du lac Champlain.
Champlain, de l'avis de: Pontgravé, suivit avec quelques Français les Sauvages alliés, et remonta la rivière des Iroquois (ou de Richelieu). La petite flottille, rendue assez avant dans le lac Champlain, rencontra, sur les dix heures du soir, le 29 juillet, un parti ennemi composé d'environ 200 guerriers. Des cris effroyables s’élevèrent de part et d'autre. Les Iroquois prirent le rivage, et s’y retranchèrent derrière de grands ahattis d'arbres ; les alliés gardèrent le large, tenant leurs canots bien attachés ensemble. Au point «du jour, ils vinrent à terre, ayant toujours soin de cacher les
Français. Alors les Iroquois s’avancèrent fièrement,
trois de leurs chefs en tête. Comme ils se préparaient à faire une décharge de leurs flèches, les alliés ouvrent leurs rangs, laissant le milieu libre à Champlain. Son
shine
habillement et ses armes étonnèrent les Iroquois : mais l'étonnement fit place à la terreur, quand, du premier coup de son arquébuse, ils virent tomber morts deux de leurs chefs, et un troisième dangereusement blessé. Les alliés poussèrent de grands cris de joie, et firent une décharge générale de leurs flèches. Champlain allait recommencer à tirer, lorsqu'un des Français demeurés cachés dans le bois, âbattit à son tour quel. ques ennemis. Les, Iroquois, voyant que ces armes tonnantes percäient jusqu’à leurs boucliers, furent saisis d’épouvante, et prirent la fuite. Tels furent les commmencements d’une lutte de cent ans qui oompromit plus d’une fois l'existence de la colonie.