‹ Histoire du Canada à l'usage des maisons d'éducationChapitre 14 sur 59 · G MONTMAGNY. [1G · texte numérisé non relu

G MONTMAGNY. [1G

i>cr:.o-ii)io lie put mieux que lui prendre un parti dans Tes afVaires les plus épineuses. Ce qu'on admira le 2)lus en lui, ce fut n\ constance à suivre ses entreprises, sa fermeté dai\s les plus grands dangers, un zèle Ardent et dét^intéressc pour la patrie, un cœnr tendre et compatissant pour les malheureux, un grand fond d'honneur et de ju'obité. On voit en lisant ses mémoires qii'il n'ignorait rien de ce que doit savoir un liommc de sa profession ; on y trouve un historien fidèle et sincère, un voyageur qui observait tout avec attention, un écrivain judicieux, un bon géomètre et Un habile homme de guerre. Mais ce qui met le comble à tant de bonnes qualités, c'est que, dans sa conduite comme dans ses écrits, il parut toujours vraiment chrétien, zélé pour le service de Dieu et pour l'avancement de la religion. Il avait coutume de dire, « que le Falut d'une Ame valait mieux que la conquête d'un empire, et que les rois ne doivent songer à étendre leur domination dans les pays infidèles que pour y faire régner Jésus-Christ. î>

101. Le successeur de Champlain fat M. de Montmagny (1), chevalier de Malte, qui joignait à une sincère piété un zèle et une i'ormeté rares. Le vaisseau qui le portait mouilla l'ancre devant Québec dans la nuit du 11 juin 1G3(3. Le lendemain matin, toute la population vint le recevoir sur le rivage. Après les compliments ordinaires, on se rendit à l'église de [N'otre-Bame de lîecouvrancc (2) où l'on chanta solennellement le Te Deum, avec les prières pour le roi.

102. M. de Châtcaufort (3), qui avait remplace Champlain, en attendant l'arrivée des vaisseaux,

(1) Lorsque les sauvages demanderont le nom du nouveau gouverneur, on leur réi)ondit qu'il s'appelait grande montagne [Monn magnun) en leur langue Ononfhio. Ils continuèrent dans la suite à donner ce nom à tous les gouverneurs français j le roi de Franco était <.ldsign6 par celui de (irand Ononthio.

(2) Notre-Dame de Kecuuvrancc avait été bîltio en 1C."4 par Champlain, qui avait promis que, s'il rentrait à Québec, il érigerait une chapelle sous ce vocable. Kilo était sit-iée sur la partie du terrain do la fabricjue oîi est aujourd'hui le presbytère. Elle f'.;t inccndico lo 14 juin 1640.

(3) Marc-Antoicc Bras-dc-fcr de Châtcaufort.

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