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les Iroquois, voyant leurs ennemis soutenus par les Français, chercheraient des conseils et de l'appui chez les Anglais. Enfin la conduite imprudente des chefs alliés et de quelques commandants français, 4icheva de rendre la paix impossible.
167. Malheureusement l'homme qu'il fallait pour fiiire face à un si redoutable ennemi, était sur le point de se voir rappeler. La mésintelligence entre le gouverneur et l'intendant était allée si loin, qu'il n'était plus possible qu'ils demeurassent ensemble ; M. de l>ontenac fut rappelé, et M. de la Barre, nommé pour le remplacer. L'intendant Duchesneau, qui malgré les recommandations de Sa Majesté, n'avait pas eu la patience d'endurer les manières hautes et riuimeur dominante dugénéral, fut également rappelé et remplacé par M. de Meules.
168. M. de la Barre n'eut pas plus tôt pris en main les rênes du gouvernement, qu'il comprit que la Xouvelle-France se trouvait dans des conjonctures infiniment délicates. Il convoqua une assemblée, à la'quelle il invita iion-sculcment l'intendant, l'évéque et ses conseillers ordinaires, mais encore les principaux officiers et notables, le supérieur du séminaire de Saint-Sulpice de Montréal et celui des missions. La guerre fut résolue, mais M. de la Barre, vieillard faible et intirme, se laissa amuser par desdéputations ir»qu(^ises, et ne commença les hostilités qu'en 1684. îl s'avança jusqu'au lac Ontario avec 130 soldats, 700 miliciens et 200 sauvages. Les maladies et la disette se mirent dans sa petite armée, par suite d'une mauvaise administi'ation, et des trop long séjour que firent les troupes à Montréal et à Cataracoui ; lorsqu'on vit arriver des députés iroquois, parmi lesquels était Cîaraicontliié et Ouréouati. Ces deux chefs parlèrent fort bien ; mais le député tsonnontouan fit un discours plein d'arrogance, et Hur la proposition qui lui fut faite de laisser les Illinois en repos, il répondit fièrement qu'il ne len lâcherait point qu'une des deux nations n'eût détruit l'autre. Cette insolence "évoita toute l'arnièe ; nuùa
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on fut bien surpris quand M. de la Barre se contenta de répliquer, que du moins il prît garde, en voulant frapper l'IUinois, que sa hache ne tombât sur les Français qui demeuraient avec eux. Il le promit, consentit même à réparer les dommages causés aux traitants français, mais à condition que l'armée dceampcrait dès le lendemain. M. de la Barre eut hi iaiblesse d'accepter de pareilles propositions.