‹ Histoire du Canada à l'usage des maisons d'éducationChapitre 30 sur 59 · DE DENONVILLE · texte numérisé non relu

DE DENONVILLE

Bèrent sur la place, furent mis en pièces et mangés^ par les Oataouais. Le lendemain, l'armée entra dans le canton des Tsonnontouans, et n'y trouva personne. On passa dix jours à ravager le pays, sans rencontrer une âme, et il fallut se contenter de détruire des cabanes, de brûler 400,000 minots de maïs, et de tuer un nombre prodigieux de cochons. Si M. de Denonville n'abattit pas tout-à-fait la nation iroquoise, il fit du moins tout ce qui était possible dans les circonstances, et les Tsonnontouans comj^rirent que, malgré la protection des Anglais, ils ne devaient pas s'exposer légèrement aux risques qu'ils venaient de courir.

173. Pour assurer sa victoire sur les Iroquois, le marquis de Denonville bâtit un fort à Xiagara, où M. de la Salle avait déjà établit un jwste plusieurs annéesauparavant, et y laissa une cc/itaine d'hommes en garnison, sous les ordres du chevalier de Troye. M, de Denonville, par celte précaution, donna une preuve de la sagesse de ses vues ; car le fort Niagara devait naturellement protéger les nations alliées, surtout les Illinois, leur servir de refuge dans une surpriso^ assurer davantage la navigation des lacs, et détriiiro de ce côté le commerce des Anglais. Mais bientôt lo marquis eut la douleur d'apprendre, que le commandant avec toute la garnison y avaient succombé à une étrange maladie, causée probablement par la mauvaise qualité des vivres.

174. Le gouverneur était à peine de retour à Québec, (|ue les Iroquois, non-seulement rentrèrent danrv leurs cantons dévastés, mais recommencèrent leurs hostilités. Les maladies qui ravagèrent le pays vers la fin de l'été, et la mauvaise foi des sauvages do l'ouest, surtout des hurons de Michillimakinac, qui (entretenaient de secrètes correspondances, avec les Trofîuois, empêchèrent le gouverneur de recommencer \ine seconde expédition contre les Tsonnontouans. Mais ce qui le mettait dans le plus grand eml^arras, c'est qu'il avait ordre de ne donner aucun sujet de jilaintc aux Anglais. tJ7\)dis que les gouverneurs

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