‹ Histoire du Canada à l'usage des maisons d'éducationChapitre 37 sur 59 · G DUQUESNE · texte numérisé non relu

G DUQUESNE

des emplois lucratifs. On l'accusa de s'être empare du commerce des pays de l'Ouest. Les reproches que lui adressa la cour à ce sujet, lui causèrent un chagrin si sensible, qu'il demanda son rappel. Mais les souffrances de l'àme agirent sur le corps ; et, malgré les efforts des médecins pour lui prolonger la vie, il mourut le 17 mai 1752, âgé de soixante-sept ans. Il fut enterré solennellement avec MM. de Frontenac et A'^audreuil, dans l'église des Eécollets.

245. Après la mort de M. de la Jonquière, Charles Lemo^^ne, baron de Longneuil, prit le commandement général de la colonie. Comme plus ancien oflicie'\ et comme membre d'une famille qui avait rendu d*-» grands services à la IS'ouvelle-France, il demanda aU roi la charge de gouverneur général; mais sa qualité de canadien fut, à ce qu'il paraît, un obstacle à son élévation. Le marquis Duqucsne de Menneville. capitaine de vaisseau, fut nommé pour succéder au marquis de la Jonquière, et arriva à Québec au mois de juillet de la même année (1752). 11 trouva la colonie dans un assez grand désordre, dont la cause principale était le relâchement général dans Tadmijiistration française à cette époque. 11 fallut, à force de sévérité et de salutaires exemples, relever la discipline ; Duquesne y parvint, quoique non sans peine. Il mit à la tète des troupes, des officiers expérimentés, fit de nouvelles recrues dans les cam< pagnes, et donna des ordres pour que tous les postes militaires fussent tenus en bon état de défense.

246. Les instructions qu'il avait reçues de la cour lui enjoignaient, comme à son prédécesseur, de suivre exactement le plan de M. de la Galisonnière. Pour préparer les voies à l'expédition que l'on voulait diriger vers l'Ohio, M. Duquesne envoya d'avance, dans l'automne de 1752, le sieur Marin avec un détachement de trois cents canadiens. Cet honnête et intelligent officier succomba à ses fatigues à la fin 'le 1753. M. de Contrecœur lui succéda.

247. Les Anglais persistaient à réclamer la vallée île l'Ohio comme faisant partie de la Virginie;

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