DORCHESTER
îla langue. française. Les débats furent . très-animés ; .,eniin les deux propositions furent rejetées : M. Panet
^ fut élu président, et l'on décida, contre le vote de tous les anglais, que les procédés de la chambre se-
» raient écrits dans les deux langues. Les chambres ^votèrent ensuite une adresse au roi pour le remercier de la nouvelle constitution.
349. Une partie des séances fut consacrée à la question de l'éducation. Peu de temps après la conquête, le collège des Jésuites avait été fermé par ordre du gouvernement; la chambre d'assemblée
. réclama les biens de cette société, pour les employer à l'éducation, suivant leiu* destination primitive. Elle s'<jccupa ensuite des finances ; l'une des résolutions les plus importantes fut celle par laquelle elle déclara
4^ que le vote des subsides lui appartenait d'une manière exclusive ; et, dans les sessions de 92 et de 95, elle imposa des droits sur les boissons et les épiceries,
^ ni'uï d'élever le revenu public au niveau de la dépen.v (1).
Hi){). Lord Dorchester, qui était en Angleterre depuis 1T91, revint au Canada en 1793. La crainte du contre-coup de la révolution française en Canada, et la popularité de ce gouverneui-, furent sans doute les motifs qui engagèrent la Grande-Bretagne à lui coniier pour la troisième fois le gouvernement de la colonie. Les instructions qu'il avait avec lui, étaient loi'L amples. Elles portaient, entre autres choses, que les nominations aux charges publiques ne subsisteraient que durant le bon plaisir de la couronne- ([ue les séminaires et les communautés religieuses ]j<>urraient se perpétuer suivant les règles de leur
(institution. Elles autorisaient en même temps le gouverneur à nommer un nouveau conseil executif, qu'il composa de neuf membres, dont quatre canadiens.