‹ Histoire du Canada a l'usage dos maisons d'educationChapitre 10 sur 42 · CHAMPLAIN · texte numérisé non relu

CHAMPLAIN

toute la cûloiiîo^ quand on vit arrivor Champlain ot le P. le Caron, sur le Hort doâ<[uols on comnion(;ait à avoir de 8érîou8eH inquiétudett ; la petite chuiK'Ue retentit do chants solennels d'uotionH de grâces, ]H)ur remercier Dieu de lets avoir conservés à travers dt' si grand» dangei*â.

7(>. Avant le départ dus vaiRseaux, les missionnaires tinrent une espèce de conseil, pour réunir toutes les connaissances qu'ils avaient acquises dans leurs ditlVrentes courses, et convenir de ce qu'il y aurait à faire lX)ur la conversion des sauvages ot le succès dos missions du (/auîvda. Connaissant le zèle et l'oxpérience de Champlain, ils le prièrent d'y assister avec six autres des personnes les mieux intention nccH. J/es principales conclusions auxquelles on arriva, furent: V Qu'on n'avancerait jamais à rien, si l'on no commençait par fortitier la colonie d'un plus grand nombre d'habitants, laboureurs et artisans ; mais qu'il (tait important surtout pour l'établissement de la foi, d'intenlire l'entrée du pays aux huguenots et à tous ceux qui jxnu'raiont mal édifier les sanvagos ; 2^ que la fondation d'un séminaire, pour l'instruction <les enfants tant sauvages que français, était une œuvre à laquelle il fallait intéresser et la compagnie et la France tout entière ; 3** enfin qu'il fallait plutôt «juc la traite fût libre à tous les français, que de laisser entro les mains de quelques particuliers intéressés les moyens d'étoutfcr dans pa naissance toutes entreprise de colonisation ou d'agrandissement.

77. Cham])lain, demanda au I*. Jamay et au P. le </anm de vouloir bien l'accompagner, pour obtenir plus efficîiccment. tous les scK'Ours nécessaires. Le r. Dolbcau resta seul de prêtre à Quélxjc, avec le JVèro Pacifique Dupleasis. Avant son di'part, Cham- ]>lain fitfortifier l'habitation, qu*il agrandit d'un tiers, ]»an'e qu'elle n'oifrait pas assez de logement. Le 20 de juillet, il quitta Québec, en compagnie des deux Pitres R-^coUcts, pour aller prendre le vaisseau de Poutgravé à Tadoussac, qui init à la voilo lo 3 d*août, ot arriva ii Ilonûeur le 10 do soçteTDÎbT^\^\^^

78. Le princa de Condé, par suite de la purt qa Kvtùt prise amt troubles de la régence, venait d'et mis à la Bastille. Son emprisonnement ne fut p Bans influence sur les affaires de la Nouvel le-Frane <car, comme observe Champlain, le chef étant malai les membres ne peuvent être en santé. > Qiielqq ïntrigoants profitèrent des circonstances pour fti nommer le maréchal de ThéminosÀlaptacedu prin de Condé, qui n'en perMiata pas moins à exiger de compagnie ce qu'elle était; convenue de loi payer, s'ensuivit un grand procès, qui fut porté devant conseil du roi, et de là renvoyé devant la cour i parlement,

79. Les disputes se continuaient au printemps 1617, lorsque les vaisseaux mirent à la voile pour Canada. Si l'embarquement ne fut pas encore aui considérable qu'on l'eût désiré, le pays du moins cette année une précieuse acquisition dans laperson de Louis Hébert, chef de la première famille qui soit établie en Canada (1).

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