CHAPITRE III
DnblMdaDiUeaIoiiUoMHloQn«ipBTlamaDrtr*da deuiCrinfû Diffionltéi «nlrt CbunpUin «tla mmpikKDiii— BUius du o-n* da Nutr<-Dams-dst-AiiK«ii— Champtaia oondult t% [unille Cuadk— Conitiuolion du tort at du ehftlaBu B^Dt-Lout AHambiJB de 1631— Premièni oancanioDi de larrai— Champl DiiUa >D Fcuiee.
80. Les Pères Bécolle^s, de concert avec Champla aient, auprès do la compagnie des marchan
(1) Lduii Htbart ftait apotliîiûn. •' Outra raipfriaBM ^nll a
■Ml ut, dit Lanarbot, ilprand grand plaiair aa labonraga ds Ik
Coolrùat d'abandoEuiBr PorC-Kojal en ISDT, il voulut lanter m» a. .
foiid'ttiibtlriBfamilladaiu la Duuvaao monda. Louii Hébert é muié k Haria Ralltt, tl aTait, Ion d« lott Brriréa ï (lD«b«e, t •nfanta : Anne, Quillamatta et Ouillanme. Catui-ci fUit ancore en
' ' npi aprèi, iKlienne JonqoL
Cuuittard, ■• duDt I» pottfi
Igt; ralEÉï. Anne, le mari», pauda tan âulUamatU ipoan, en 1B21, duilUame
16183 OUAMPLAIN. 45
d'inutiles efforts pour obtenir les secours les plus îndisnengahles. Cette année, 1G17, les vaisseaux furent treiz.) romaines en mer, et consommèrent une grande parti 3 (les provisions destinées à l'habitation. Pour surcroît de malheur, un événement inattendue vint encore aggraver l'état pénible de la petite colonie. tjn sauvage mécontent avait assassiné traîtreusement deux franv^ais. Ce meurtre ne pouvait rester impuni, et cependant les sauvages persistaient à no point livrer le coupable. Ils avaient même pris le parti de HO débarrasser de cette poignée de français, et ils s'étaient déjà rassemblés au nombre de huit cents, prêts à faire coup à la première occasion. Le Frère Pacifique Duplessis, qui eut vent de leui* complot, fit avertir lo.i français de l'habitation. Les sauvages, se voyant découverts, crurent qu'il valait mieux recourir aux voies de conciliation. Ils députèrent à Québec lin de leurs compagnons nomme Laforière, pour protester que ce meurtre était le fait de quelque particulier sans aveu, offrant du reste, suivant leur expression, do couvrir les morts par d'honnêtes présents. Comme la paix était également nécessaire aux deux parties, l'on se montra aussi facile qu'il était possible do l'rtiv. Le criminel fut amené devant le conseil des Français. Par précaution cependant, on leva le pont-lovis do l'habitation, et l'on se mit en garde, jusqu'à ce que le procès fat entièrement réglé. Il fut décidé que l'on attendrait l'arrivée des vaisseaux, pour considérer l'affaire encore plus mûrement, et que, en attendant, les parents ou amis du meurtrier donneraient quelquesuns de leurs enfants pour otages ; ce qu'ils accordèrent volontiers. Deux petits garçons furent remis entre les mains des Pères Récollets, qui commencèrent à leur montrer leurs lettres et à les instruire. Los vaisseaux étant arrivés, on s'assembla aux Trois- Rivières, où se devait faire la traite ; 1j, il fut conclu définitivement, qu'il était de la prudence d'arranger l'affaire à l'amiable. Les sauvages firent quelque satisfàetion, et on leur promit de tout oublier* 81. Do retour en Prance, dan.i Ywi\«Tîiiy^ ^^ \^^^^
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Ghamplain avait r>:tissi à obtenir, pour le printemps suivant, un armement un peu plu3 considérable, et il 86 disposait à repasser avec sa famille ; lorsque les membres do la compagnie lui firent savoir, avec certains m jnagements, qu'on lui ferait bonne réception, iSiais que Ton avait jugj opportun de donner le commandement do l'habitation au commis g;lnéral de la traite, Pontgravo, afin de lui j)ermottre de s'occuper lui-m?me plus activement des de* couvertes, pour lesquelles il avait uno aptitude bien connue : c'est-à-dire, que la compagnie voulait se débarrasser de tout contrôle, et faire de Champlain un simple coureur de bois, pour amener, de tous les coins du pays, autant de pelleteries que possible â son magasin. Champlain leur fit réponse : Que, comme lieutenant du vice-roi, il avait, par ses lettres de commission me mes, droit de commander au fort et à l'habitation de Québec, le magasin excepté ; que, pour son ami Pontgravé, son âge le lui faisait respecter comme son pcre ; maïs qu'il ne consentirait jamais à lui céder un droit dont il croyait avoir raison d'être jaloux. La compagnie 1 poursuivant n'anmoins ses prétentions, Champlain fut oblige de demeurer en France l'été de 1G19, pour": obtenir justice (1). Pontgravé fit donc seul le voyage c, de 1G19, et hiverna à Qudbec, en attendant que^f^y difficulté ÎAt r'gl e, comme elle le fut effectivement à l'avantage de Champlain. ^
82. D s l'automne do cette mcme année 1619, les Pères RJcoilets commencèrent A rassembler les matériaux do leur couvent do Notre-Dame-des-Angea (2). Ils choisirent pour emplacement un endroit solitaire et agréablement situ 3 sur le bord do la petite rivijre à laquelle Cai'tier avait donné le nom de Sainte-Croix, et que les Montagnais appelaient Cabirecoubat, Les Eécollets la nommèrent rivière Saint-Charles, en
(1' rharaplain profita de son séjour en France, poar publier la relation dos voyances qu'il avait faits depuis 1615.
(2) Il ne faut pas confondre ce couvent, qui est devenu plus tard l'IIÔpital-Généril, avec celui des Jésuites, qui porta le même nom, et qui était titué de l'autre côté de la T\v\èi« &»»iVOVkii^%%, ^èt de IwaJboaohare de la petite rivière de LeÀxet.
1621] dHAMPLAIIC. 17
mémoire du grand vicaire do Pontoise, Charles dos Boues, Tun de leurs insignes bienfaiteurs.
83. ^n 1620, le ]^:*iî/*e do Condé, t( '.•jours imi)liqu6 dans les troubles q:Li i.^itaie.ifc aloi i h\ branco, cvda au duc de Montmorency sa commission do vice-roi do la Nouvelle-France. Champluiii, persuadé que la colonie allait prendre une nouvelle face amena avec lui sa famille, répara les logements, et fit construire le Ibrt et le château Saint-Louis (1). < Cette maison ainsi bâtie, dit Champlain, ne j)laisait pas à tous nos associés ; et pour cela il no faut pas que je laisse d'effectuer le commandement de Monseigneur le vice-roi ; et ceci est le vrai moyen de no point recevoir d*affiront. > En effet, la population de Québec n'était pas encore assez considérable pour faire respecter ses droits dans un cas d'attaque ou de difficultés comme régoïsme des traiteui's pouvait en faire naître tous les jours. On vit, dès l'année suivante (1621), la sagesse des précautions que Champlain avait prises. Les intérêts de la compagnie de Rouen se trouvèrent en conflit avec ceux d'une association nouvelle, à la tète de laquelle le duc de Montmorency avait mis les sieurs -T\Guillaume et Emery de Caen. Le fort Saint-Louis ^'était là pour en imposer aux mécontents.
Lril ^1^. Les personnes les mieux intentionnées, tout en r " évitant de se prononcer soit pour l'une, soit pour l'autre des deux compagnies, no pouvaient s'empêcher de gémir sur les maux que causaient toutes ces querelles particulières, et voulurent y apporter un remède. Il y eut donc, le 18 août 1621, au moment où les vaisseaux allaient repasser en France, une assemblée de tous les notables, où il fut résolu, « qu'on ferait choix d'une personne de l'assemblée pour aller aux 2)ieds du roi présenter le cahier du jmys, auquel seraient contenus les désordres arrivés notamment
(1) Le château Saint-Louis, qui était situé à la place même do la terraco Durham, a servi do résidence aux gouverneurs du Canada jusqu'en 1834, qu'il fut détruit par un incendie Ce o^u'on aç^clle ainoord'hui ofiâteau Saint-Loms, eat \m. toi^^ ^% Vi^è^^ o^vTiîyvsû^. quha^ dépêadêno9 do Tanoiett olx&Wau.
48 CHAMPLAni. [IflSi
collo amv 1J21. v La proBcnco do Champlain étant n cc^baire ù Qa boc, on conlia cotto mitwion délicate au P. GeorgcM lo Laillit', qui, par son ctat ot hjx naissance (tait pluy propre que tout autro à lailairorcUMsir. Quoique Louid Xili fWt fort occupé à appaisor les troubles de religion que isuî^citai^^it la prétendue réforme, le PCre obtint ccjiendant les principaux article j de ton cahier. 11 obtint, entre autres choses, un arr.t du con>eil d*.tat qui réunissait les deux compagnies en une Keuie, moyennant certaines compen:-aiions, ctqui accoixiaità la compagnie de Montmoi*ency lo j)rivil ge de la traite, À condition ncanmoins que tous les 6u,et8 du roi pourraient être admi» à faire partie do Tassociation. Au printemps de 1C22, lo P. le Bail l.f eut le plaisir de voir toutes les discoBr.ion n termin ei*, et la jjaix faite entre les deux partis.
L5. Le bucc.'s de hoj d maix'hes ramenèrent la conf anco dans la poîito colonie naist^ante. Le duc de Montmorency commenc.a à concéder quelque étendue do terre à Louis ll^bert ot aux PCres E;^ collets ; les missions prirent un nouvel essor. En 1623, arrivèrent à Quv. bec doux nouveaux mist^ionnaires, le P. Kicolas Vi^'l et le l»o Gabriel Sagaixl (1), qui montèrent au pay;5 des liurons sous la conduite du P. le Çaron. Avec les missionnaires étaient deux frcres donnes, quelques algonquins accoutumés au maniement des fwmes à feu, et onze fram^ais.
8'J. La compagnie, occupée avaiit tout de son commerce, laissait toujours l'habitation dans un tel état do g no et do sou..rance, que Champlain se dc'cidà à reconduire i a famille en Irance. Il partit de Qui lx»e lo 15 aolt 1C24, aprCs avoir bien recommandé do continuer la bâtisse du nouveau magasin (2), et les
(1) Le Frôre Sa»nrd reto irna en France l'année suivante, «t publia, en 10;>2, t*on (ir. lul Voifujc au pajH dm Jluronttf et, en ICoO, son IJintoirc (lu Ccnxdi. Ccsdo.xo vrn^es renfern cntclesdc^'iails préciej:x )io; r 1:1 conna âsuiioo do cctre c|>o<|Uc» sur laquelle il y a si peu dedocu-
UlUlltS.
\,1) C'citco mft;;asin qui pliM t^rl f .t remplacé par Téglife de la basso vlllo Do runcien inu *,a£->^> Chuxvplam ût l'une doi ailet du nouveau bâtiment, celle qui 6tait,\a pluA vo\ùn& ùu C>]l-ùa.-\à»».
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travaux nécessairos du fort Saint^Louis. 'En Tabsonca de Cbamplaini le sieur de Caon laissa son noveu pour commander au fort, avec la charge de commis gênerai de la compagnie.
87. Le duc de Montmorency, fatigua do toute» les traca^^series que lui causait le mauvais vouloir des marchands, eôda sa charge do vice-roi au duc de Yentadour, sous le bon plai.sir do sa majesté, qui lit expédier les nouvelles lettres do commission au mois do mars IQio, Ce scî;^neur, qui s' c tait rctiro do la cour, et avait mémo pris les ordres sacrés, no so chargea des affaires de la Nouvel lo-Franco, que pour y procurer la conversion des sauvages et l'avancement des missions. Aussi accueiliit-il favorablement la proposition qui lui fut faite, d'envoyer dos J/îsuitos au secours dos P^^res Ejcollets, qui eux-m mes en avaient fait la demanda *.
88. Les premiers j suites destin s aux missions du CanaJa furent les P. l'es Cliarlos Lalomant, J^nnomond Masso et Jean de Br l>oaf; ih Otaient ixi-oozz-
ÎSL^wi de deux l^r re s Fr ru Frau /)i.i ot Vrxv Lr;i^)er.. îi\ pO.re rôcollet, nomin i Jo .opji Uo la ii7-lio-Da!ii.)n, de -la maison dos comte j do Liiîo, l'tait sur lo m nio vaisseau. Ohamplaia, d<?moiu*a en Fraiico cette ann o, tant ix)ur les aiiaires de kv famille, C|Uo pour celles de la colonio. Arrivits à Qa Iwc (^rj25), les Jv-suilcs ne tardèrent pas à s'appercevoir qu'on avait excitô des préjug.'s contre eux ; toutC3 los portes leur ctaiont fermées. De Caen parlait d j i m^-me do les ramener en France ; lorsque les R collets leur o.'lrirent gv^ncreusement l'hospitalité', e»i attendant qu'ils pussent Be bAtir un logement convenable. Aiin de n'ùtre pas à ehar^ à ces bons religieux, ils choisirent pour emplacement, un endroit agr 'ablement sitiio, à une petite distance du couvent des R collets, mais sur la rive oppos'.'»e de la rivi.TO Saint-Charles, et qu'on appelait alors le fort de Jacques-Cartier. DÀs lo premier de septembxNî de la m nie ann 'O, ils y plant rent BolènneUement une croix, en prosence des PCres Jfè&ylïetb etii^s principaux feauv^vx!^. \; û\\Yi^^ ^-^^Nt^^sc^^fc
50 CHAMPLATX. [1681
(1626), lo dnc do Ventadour leur concéda les tenw avoisinantes, auxquelles ils donnèrent le nom de Notro-I)amo-des-Anges.
89. Champlain, revenu au Canada en 1626, trouv» fort Saint-Louis et l'habitation dans l'état où il le8 avait laissôs deux ans auparavant. Il fit achever le magasin, et agrandir l'enceinte du fort, qu'il forma de fascines, de terre et de troncs d'arbres.