‹ Histoire du Canada a l'usage dos maisons d'educationChapitre 15 sur 42 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

L« comte de Frontenae nommé gonrerBenr— BroaiUeriei aTi ti^et an. oonsoil et de la traite de Tean-de-rie — Jolliet et le P. Mwqnete découvrent le Miosissipi — ^La Salle complète la déeonTerte-^ M. de Frontenac remplacé par M. do la Barre, et l'intMidaBt Duchesneau par M. de Meules — La guerre déclarée aux Iroquois ; faiblesse de M. de la Barre.

163. M. de Frontenac était doué do beaucoup de pénétration et de grandeur d'àmo, mais incapable de céder aux conseils et de modifier ses desseins. Il était courageux, persévérant et d'une fermeté à toute épreuve, mais susceptible de çxéveiiUoiia^ fAK;r>&ND^

•a-Ts]

ÏRONTHNAG 1® $5

justice à ses haines personnelles, et le succès d'une 'treprise au triomphe do ses préjugés. Il ne tarda te à se brouiller avec Ijiou <le5> gens dun.s la colonie, irtout avec rinlen<lant AT. Duchi'sneau, qui avait Ccédé (1GT2) à !^f. Talon. On atciisail le comte de avoir conii")Osé le con!>eil supérieur que de personnes i lui étaient entièrement dévouées, et de vouloir pproprier le titre et les Ibnclions de président de conseil. Lesdiliicultés furent poussées si loin, qu'en 15, le roi rendit une ordonnance ]X>rtant que le iverneur gun^rul aur:iit lupioîniérophu-e, l'cvéquo seconde, et l'intendant la troisième, mais que ce ait à celui-ci à demander les o})i nions, à recueillir voix et à prononcer les arrêts.

64. Ce fut pendant celte première administration du Qte de Frontenac quo se eumpléta la découverte ^lississipi. 11 ])araii maintenant bien constate que )remier can julien qui ait d- couvert It^s Crrafufvs Eoux iLississipi, est Tintivpidi' et avenlun'ux Xicolet. avait d< jà couru tous les ]>a^> do l'Ouest vers l'an t9. Plus de trente années îi})rès (1<m.*)), ^I. Talon irgea un lx>urgoois do Qu« br*' nomm.* Jolliot et P. Marqueltu, d'aller reconnu; li-e si c<*s Oraiuks ux dont ]»arlaient les sauva^ics c(>ulaient au sud •s le golfe du ^rexique, <.>ii <e d- chargeaient dans j^rand océan raciii«|iie. (Vs deux voyageurs avaient vi le cours du Mis>i.s>i])i jus»ju';"t l'ArKan^as; mais, ignés de Québec de plus (!<» neuf cents lieues, nquant de vivres et de munitions, dans un pîiys it ils ne C(>nnai>saien( ]k*is les habitants, ils -aient vus contraints de rejn'endi-e le cbemiu du iada« n'ayant i>Iu.n le moindre doute que le lleuve se jetât dans le golfe du ?.rexique.

.05. Cavelier de la Salle, bomme in^truit, actif, mimé du double désir de s'iliu^îrer eî do s'enrichir, iva en Canada au milieu de septembre de 1G7S, \c le dessein d'achever cette imi)ortante découle. H monta immt'uiatcmcnl à Cataracoui, qui fut ccdc à condiiiju qu'a "bLU\Tîx\t\^îo\"\.^^Y^^'t\^> m repartit bientOt Ti la tèv.Çi t\'\i\\çi cî>■sL-^^^^^^»^^

96 ^ ' PRCNTllNAO 1* P»*

con.siJôrablc, établit un poste à Niagara, ot bâtî^ Mir .les terres des Illinois, un nouveau fort auqn^* il (.îonna le nom de Crèvccœur. Il comptait sd^ l'îippui do cette grande nation, pour lier, le Canada îivcc -la contrco du Mississipi, et pour en ikir^ c(.!nmA) {^a base d'opérations dans le voyage qu'i^ '•'■'iit ôjTitreprendrc vers le golfe du Mexique; roai^

• la •!

lori IroquoLs, excités par les Anglais, qui s'alarmaien do ces di'ci>u vertes, attaquèrent et vainquirent ]:lur>ieurs repi'i^es ces nouveaux alliés delà pui&aii irançaise. Pour -Comble de malheur, la Salle ne poiu vait pas compter surjses gens, dont plusieurs avaient conspiré contre lui. Il fut forcé de revenir à Cata racoui (1G80). L'année suivante, sans se laisser effrave^^^

])ar les obstacles, il recommença spn expédition, dee \

cendît la rivière des Illinois, et atteignit le liisBissipr^ ^ le 2 février 1682. Le 9 avril suivant, il constata enfii que ce grand fleuve se jetait dans le golife du Mexique La Salle prit possession, au nom du roi, de Tii bassin du Mississipi, auquel il donna le nom di Louisiane, et revint à Québec au printemps ^ l'année 1683.

n166. Pendant que la Salle reculait ainsi les de la Nouvclle-IVance, le pays se voyait menac^^^ d'une nouvelle guerre capable de le replonger dam ses premiers malheurs. Plusieurs causes contribuèrent à amener une rupture entre les Français e1 les cinq cantons. Le colonel Dongan, gouverneur d< la Nouvelle-York, faisait donner aux Iroquois U marchandises à meilleur marché que ne pouvaient U faire les Français, à cause du privilège qu'avait h compagnie des Indes, de prélever le quart des castors, et le dixième dos autres fouri'ures. Les Anglais leui fournissaient encore en abondance l'eau-de-vie, h armes à feu et toutes sortes de marchandises. Cotl concurrence fâcheuse augmentait la fierté naturcllo^^ des Iroquois, en même temps qu'elle aigrissait lei traitants français, et donnait lieu à des actes d< violence, dont on accusa eii mTl\Q:\s\\«t \^ gens d< If. de la Salie. On do^-^il tf «.ttexiàTe ^'ù\\«\xt% «j

Dl LA BAERS. 97

'^Si*

J« Iroquoifl, voyant leurs ennemis soutenus par les rançais, chercheraient dos conseils et de Tappui lez les Anglais. Enfin la conduite imprudente dos lefe alliés et de quelques commandants français, heva de rendre la paix impossible.

167. Malheureusement Thomme qu'il fallait pour re face à un si redoutable ennemi, était sur le point se voir rappeler. La mésintelligence entre le goumeur et Tintendant était allée si loin, qu'il n'était is possible qu'ils demeurassent ensenH)le ; M. de Dntenac fut rappelé, et M. de la Barre, nommé ir le remplacer. L'intendant Ducbesneau, qui .Igré les recommandations de Sa Majesté, n'avuil » eu la patience d'endurer les manières hautes o1 imeur dominante du général, fut également rappelé remplacé par M. de Meules.

168. M. de la Barre n'eut pas plus tôt pris en mair rênes du gouvernement, qu'il comprit que 1«

uvelie-France se trouvait dans des conjoncturel niment délicates. Il convoqua une assemblée, « uelle il invita non-seulement l'intendant, l'évêqu^ (es conseillers ordinaires, mais encore les princi

IX officiers et notables, le supérieur du séminaire Saint-Sulpice de Montréal et celui des missions guerre fut résolue, mais M. de la Barre, vieillard lie et infirme, se laissa amuser par des députatiorx [uoises, et ne commença les hostilités qu en 168^ s'avança jusqu'au lac Ontario avec 130 soldate

miliciens et 200 sauvages. Les maladies et 1; ^tte se mirent dans sa petite armée, par suiti le mauvaise administi*ation, et des trop lon^ •ur que firent les troupes à Montréal et a Cata >ui ; lorsqu'on vit arriver des députés iroquoîja mi lesquels était Garakonthio et Ouréouati. C^i

X chefs parlùrent fort bien ; mais le déput< inontouan fit un discours plein d'arrogance, o

la proposition qui lui fut faite de laisser loj lois en repos, il répondit fièrement <\ji'\l tiô ^^ lerait point qu'une des doux natîotv^ -a ^xsA. \b\XVi Jn», Ôotte insolisnca r/ivoltn toxlte Yarxtvée \ ^^^

9S DE I>£>'0^YILL8. [168B

oîi fut bii'ii surpris qii::.n'-i M. de la Barre se conteata (U- r'pliquoi'. (ju(i rlu moins il prît j^içariK', en vouIaDit rr:i})jKT ri Ilinc)i>s. <pi<' ^ii hat-ho ne tombât siir left i V.iiirais (|iii d'.'nu'urî'it'ht avec eux. Il le promit, ■"Il iMilit ni'"ino à r!j.'iircr les dommagos causés aux ;i:ii:anî.s IVanrais, liais à eonditifin cjuc Farfiioe-dis- • .•iiiiii'i'iîîi. d':> j*' h'iM.iciiiain. ^L do la BajTc eut la :.::M' >.-(• d'a(c<'{.îîc 1* d<' j.aivilU-^ l/roposîtion.M.

cirAiM'i'iM.-: IV

'I. i!<' f^'nMlV■:lIo j»o».\orf.<'iM- Lu jriîcrro runtre le? Troqnoiy «i''cid"/o— Ïjjr ivili.tiel l^iiTi^in — l-!.xpl<:ir.4 du.s cnJn fUrxn Siiiat-IlélcM* •l'IlH-rville ot iViiu-icwiuf ù lu. bawi d'IUdA<»i>^i^luJ!«£lc zurcetation ■ ■.»s «'ris îro(i>iiî«; — T'.\|'j'(l!tiMi du M. dg ..Dononvi le — F(»rt «fe ..■i:i;r;ii;i — l-tiiiiiit'u'iis de- pftix 9\i^'*(}r6ti* "aux Iroqnoib' pai^ tii>n.4-tR-^Lo Kat, ou K<'!i>i'.:i- ::>« ; nr intrigue -.-•—•Mp|iéa;r4, fie LMicliiikc.

l ■•?(♦. Lo roi coin])rit qu'il falhiii di.>uner un successeur ;; -1. de la Barre, et ù\ choix du lâarq.uis do Dtmonvillo. colonel de dragons, cgalenienl estimable par .ra \al('ur. sa droiture eî sa pich-. 1^:1 connaissance' '\\\*il^ prit dc.-i aifaires du Canada pendant Thivor, le con'-' uvmii dans la pens* o qu'on n'aurait jamais les Iro- (piois poui" ajtiis. et c{ue pour n'avoir jjas loujour;! auv le.> bras un ennemi s*i ijieonin\(.Mle et ^i dàiipc^'i-eux, i! fallait ou lu détruire, ou l'humilier de telle Sf)i'te qu'il ne lV:t jjlustenl'* de rompre la paix. 1! s'(recnpa aouc de pousser vigoureubcmenf la î^U(;rre. eonire eux, et anuiî^sa de gros^<v>|)î*(A'isi«;]is h Çi\{nriH'om..ïj{: coh^nel I)ongan, homme le [)U\< actif et le plus vî^'ilànl fjuMl y eût en -Amérique, informé (h.- ees mesures, écrivît îi M. de T)enonvillo. que tant de pn-j^aj-atils îinnonyaîcnt à des dispositions hostile:- : que h.-s Iroquois étaient sujets britanniques; <^ue Xiai^ara et tout le pays au Hud des lacs apparteniiit à la ^Touvclle-York, ot qu*oxi Mnii enfreindre la paix qui régnait entre les deux nations. Le gouverneur fil ïépovise, c^'-ii'^'u.ut une •rosso ffoj'niaon A Cfitaracom, '),\ avaW \*^%o\w ï^^

1686 J hm' mufourrUàLM. W

porter beaucoup^ de vivroei et do inuoitUniK ; que k( transport n'ea était psiB facile dans toate» les i^ai^ons^ et que les prétentions de rAnglcierr« mr le pa\'.i étaient mal fondéoB^ puisque le» Fmn(];uia en avaiont pris possossion ayant qu'il y eut do» ant^laiss dnn^r la Nouvelle- York. Là-do88us, lo coIoik^I liuniçaii maïkde \ Orange (Albany) les dôputcm irxxjuoiï», leur aniu/Doo (jue lo gouverneur du Caïuuiii eî^t- délonuinn à lonr faire la gu<îi*rc, et les dxliortf^ k te prévenir. 1-kî i^''ru do Lamborrvillé^ mi^saionnairo cIiok les UunDîir/iioïé.'^, détourna pour un temps l'orago, en empêchant los Iroquois de couriv aussitôt aux armes ; tiiaiii on peut dire que "Ce furent \{\^ conacilî:; du (t)l«)iiel i>onu:îin qui con^meiu^'rent la ruine Je la pui>«.^atico iVac^'iiiso on AmériqtDe..

■170. ;Ljes prc'paruUfi? que faisait id. <ie lAMKjnviHc eontro. le* JrmiUoi8,ne rem]»écliére}it poiii^d'onvoycr uniparti.do-quatre«-virigte hoinniêHià la liuitreriJndson, y)Our y a?éprendre les postes surpris piir les Anidai^. 1 1 mit à lil-tdto'4eeetto petite tnjru[H3 le éhoraliiK do Troie, aneien cupHaitie et Lomme de i'és<)luticm. Lom célèbres Saint-Hélène, U'ibenill*» et Marieourt, Un\^ trois fils de M. Jjumoyiie, voulurent être de la partie. . Cette petite troupe partit <le (^>uébec au moi» de mars 1086, et se rendit par terre au ïyn\i\ de la huie d'Huxl6(m, où elle lit dos ])rôdi^es d'adresse et d' intrépidité. Le premier exj)l()it fut la prise du ioi-t Monsipi, où l'on lit l^i piTî-onniers de «jfuerre, et où l'on trouva douzi^ canons <le huit el de six, avec plusieurs millii-rs de poudre el de j^lonih. D'iberville H'embarqua ensuite avec neuf liommcs dans deux canot» d'écoree, et alla ahorder un ]K'tit bâtiment où il y avait quatorze hommes l't lo général dt? la haie en personne ; ils firent peu <le r'sistanee, et ^\ reîidiront sans autr<! cojidition tjiie la vie sauve. Dans lo même temp.«;, Saint-llélùie, (jui avait été délaché avec cinquante homme.:, iciiconl j-a à L'). cote un bâtiment qui n'étîiit p?»in! ..ij-d' . Il Xw (!ml»arqua uvee sa iroujiO et ïiiit voii,- -. ev.^ W \o^\ Wx\Y^;t\.^ '^vct

100 Pli iWHOimLLi,. [168T'

monte à Tassant. La garnison, étonnco do cette hardiesse, demanda quartier, et «mit bas les armer. H n'7 eut personne de tue. Après -cotte seconde conquête, tous les Français se réuniront et s'embarquèrent sur les deux prises, et allèrent prendre le fort de Quitchitchouen, ou Sainte- Anne, qui ne leur coûta qu'un peu de poudre et quelques boulets de canon. La garnison fut envoyée au port Nelson, sur un bâtiment qu'on lui donna. Cette brillante expcdition valut aux Français toute la partie méridionale

Syde la baie d'Hudson.

V, 171. M. de Denonville continuait toujours ses préparatifs contre les cantons. La cour lui avait donné Tordre inique et imprudent d'envoyer en France les prisonniers de guerre iroquois, pour les mettre aux galères. M. de Denonville, se voyant tous les jours exposé aux incursions de cet impitoyable ennemi, crut quil lui était permis d'user de tous les moyens avec des barbares qui eux-mêmes se dispensaient des règles ordinaires. 11 attira, sous divers prétextes, les principaux chefs iroquois à Cataracoui, les fit prisonniers et les envoya n Québec sous bonne gaixle, avec ordre au commandant de les cmbai'quer pour la France. Ce qu'il y eut do plus malheureux dans cette trahison, c'est qu'on y avait impliqué deux saints missionnaires, les PP. de Lambcrville et Milet, sans faire attention que non-HCulemcnt on mettait la vie de ces religieux en grand danger, mais qu'on décréditait aux yeux de ces sauvages la religion chrétienne.

172. Le marquis de Denonville, ayant bien concerté tout son plan de campagne, assembla dans Tile de Sainte-IIèlène, une arm( c de 2,000 hommes y compris 300 sauvages, et se mit en route le 13 juin 1687, sur 200 bateaux et autant de canots d'ccorcc. Eendu à la rivière des Sables, il clcvn un retranchement, où il laissa 400 hommes, puis n'avança dans les terres. Après avoir passé deux défilés trcs-daiigci-eux, il rencontra dans un troisième 800 Iroquois, qui furent

/i Ja fin repouf^HCH, Quaranto-c\i\cY tc\ot\v., c^^'^ç^ \^w

KWQ P» PINONTILLS, * ^ ,, ^^ 101

aèrent fur la place, forent mis en pièceu et mangés par les Outaouais. Le lendemain, I armée entra dans le eanton dQô, T^nnontouans, et n'y trouva personne. On passa dix jours à ravager le pays, sans rencontrer une âme, et il fallut se contenter de détruire des cabanes, de brûler 400,000 minots de maïs, et de tuer oh nombre prodigieux de cochons. Si M. de Denon* ville n'abattit pas tout-à-fait la nation iroquoise, il fit du moins tout ce qui était possible dans les circonstances, et les Tsonnontouahs çpmprirent que, malgré la protection des Anglais, ils ne devaient pas s'exposer légèrement aux risques qu'ils yenaient de coanr.

173. Pour assurer sa victoire sur les Iroqiiois, le marquis de Denonville bâtit un fort à Niagara, où M. de la Salle avait déjfi établit un poste plusieurs années auparavant, et y laissa une cc/itaine d'hommes en garnison, sous les ordres du chevalier de Troye. M. de Denonville, par cette précaution, donna une preuve de la sagesse de ses vues ; car le fort Niagara devait naturellement protéger les nations alliées, surtout les Illinois, leur servir de refuge dans une surprise, assurer davantage la navigation des lacs, et détruire de ce côté le commerce des Anglais. Mais bientôt le marquis eut la douleur d'apprendre, que le commandant avec toute la garnison y avaient succombé à une étrange maladie, causée probablement par la mauvaise qualité des vivres.

174. Le gouverneur était à peine de retour à Québec, que les Iroquois, non-seulement rentrèrent dans leurs cantons dévastés, mais rocommcnccTcnt leurs hostilités. Les maladies qui ravai^crent le pays vers la fin de l'été, et la mauvaise foi des sauvages de l'ouest, surtout des hurons de Miehillimakinac, qui entretenaient de secrètes correspondances, avec les Iroquois, empêchèrent le gouverneur de recommencer une seconde expédition contre les Tsonnontouans. Mais ce qui le mettait dans le plwa ^yîcwÎl vsto^aM7c^&^ c'est qu'il avait ordre de no donner îv.v\<i\rcv wî^^\. ^^

pUinto aux Anglais, tstulia qvv^ \o^ \^Q^3LV«^c:^^>a:

102 M DÏNONVILL». -■* [l^

de la Nouvelle- Angleterre ne se faisaient autcuii scrupule de violer le traite de noutralitô. L*nnxôc se passa en négociations, dont le colonel Dou/5an profita pour m po.^er auprùs dos sauvages coiaxiuo médiateur entro les Fi'angais et Jcf* Iroquois ; oi H finit par déclarer nettement que les Frnnraiei ti^* devaient espérer de paix avec les cinq cantons <'i\\h ces quatre conditions : 1° Qu'on ferait rcvcnii* 'io France les sauvages condamnés aux galères ; 2° qu'on obligerait les iroquois chrétiens du f^nut Saint-Louis et de la Tvlontagne, de retourner clanr. leurs cantons ; 3*^ qu'on raserait les fort»? de Xiapçara et de Cataracoui ; 4° qu'on restituerait aux IVoiinontouans tout ce qu'on avait enlevé de Jour: villages. Autant valait dire que la colonie françai-c devait rester exposée à toute la fureur de i Iroquoi . 175. Le colonel Dongan n'en resta ])as l.i ; il luan'l-i à Orange les princi])aux chefs des cinq cantons,- et leur dit: < Je souhaite que vous nieltiez bas '-i

> hache ; mais je no veux pas que vous l\'îi{ern<^:i I contentez-vous de la cacher sous Thcrbe, afin <j*i'*

> vous i)uissicz aisément la reprendre quanti il sc^i I besoin. Le roi, mon maître, m'a défendu <le vou^

> fournir des îîrmes et des munitions contr<* lc>

> Fran(;ais ; mais, que cette défende ne vous alîiriMO

> point : si les Fran(;ais rejettent les condî lions (^w^

> je leur ai ])rop()sées, vous ne manquerez do rien <1'*

> ce qui sera nécessaire pour vous faire ju::iî îco ; y » vous le fournirai plutôt à mes clé]>ens. . Ceît* allocution iîidique nettement la politique de l:i Xouvello-Angjeterre, qui considérait ces hostiiiî--* (les lro(jUois cominc^ le commencement <le la gueri';quMIs allaient bientôt (^ntrcprendiv eux-int" mes con'r' la})uissanc<' IVaiK.aise en Amérique- M. «le JVnonvill \ qui ne se voyait nullement on état de réprimer, comme il l'aurait voulu, rinsolence de ces barbares, trouva moyen de leur faire accepter des conditions de paix, en consentant à démolir le fort Niagara, et

/} fnirc l'ovenir au plutôt \c^ cili^ife ivoquois qu'on dvait si ijîjustomcnt mis auTant^^îfiî*^^»

DB •3>lKONyiLC% 103

Dans le temps même que le marquis do Denon- ) donnait le plus de mouvement pour pacifier le Et, les hurons de Michillimakinac, qu'on avait ent soupçonnés de perfidie, réussirent à rendre >aix impossible. Kondiaronk, leur chef, suré le Bat, le plus rusé comn^e le plus brave de 3S sauvages, ayant promis au gouverneur do er contre les Iroquois, partit de Michillimakiec une troupe choisie de barons, résolu do se ^er par quelque exploit éclatant. Arrivé à coui, il apprit que le gouverneur négociait un tnodement avec les caiAons, et attendait à 5al des ambassadeurs et des otagOH de toute la

iroquoise ; le commandant de Cataracoui que, dans ime pareille circonstance, lu moindre té contre les Iroquois desobligerait infiniment bio. Le Rat, quoique convaincu qu'on Bacrifiaît on et ses allies, sut se contenir, et ne laissa )er aucune plainte ; mais, vivement piqué de

les Français faisaient la paix sans consulter

ftllios, il résolut de punir cet orgueil insultant.

nt croire aux Français qu'il reprenait le chemin

village, il va attendre, à l'anse de la Famine,

pûtes et les otages iroquois qui devaient se

à Montréal, fond sur eux à 1 improviste, en bon nombre, et fait le reste prisonnier. Peu comme on lui demanda d'où il venait : c Je le tuer la paix, » dit-il ; c nous verrons comment lio se tirera de cette affaire.! Quand ses liers lui eurent dit, qu'ils étaient députéi de leur père commun, pour conclure la paix toutes les nations, le Bat fit Tctonné, et £L que c'était les Français eux-mî-mes qui ut envoyé à la FamipQ pour les surprendre ; les relâcha sur l'heure à l'exception d'un seul, irda pour remplacer un des siens qui avait été 1 se rendit ensuite avec la plus grande ce A Michillimakinac, et fit présent de son liej* à M. de la Duiantay^. Cc^ iioxwxç^rv^^^^x^^ taiUpaa^ encore^ infoTjjaê* àôft'» -çojxjcrgw^^^^ ^

]oH cantons, lit pa.sM r co inal];oiireti^ i* >ur lui c2)argnsT ^vut^ doiitC lo siijp". \ ^'iroquuîs c?ut hoDù prnio.stcv qii^' *

104 DE DËN^ONVJLLE. {i069

gouverneur avec ] pai' loft> arui(.î5, }»0i plicc du fou. L ^

était ambassadeur, ei qn'oii Tavaii prîsprr trahiîi^nX^ ' le Rat trouva moyen do faire croire rjue la craint-^ do la mort le faisait e.\tiavagaer ; on rexécut«. J^'"^ chef h uron alors fait venir un vieil îro(iuoi.s, dopuf -^ longtemps captif dans son vi41age, lui donne Ï3^ liberté, pour qu'il ain<^ apprendre à ses cpmpatriolcntf^ que les Français n'amusaient les cantons qtie poir iiiire des i)risonnîers et leur casser la trtc. Ort afti il ce lui réussit, et les Iroquois ne furent pas lUehé d'avoir un prétexte aussi plausible de recommoii îa guerre.

177, Darïs la nuit du 5 aoiit lf)89, ôtoviron quL torze ou quinze cents iroquois lîi'enl une deisccntt dans l'ile de Montréal, à l'endroit appelé Lachîno Trouvant tout le monde endormi, ils commencèrent pjn massacrer tous les hommes, puis mirent le ibil an: maisons. En moins d'une heure, ils avaient fait pif ri daiis des tourments affreux plus de deux cents pei sonnes. Aj^rès cette horrible boucherie, ils se miiN"*n:=' à pircourir Tile, exerçant j^artout les mêmes cruautés— Quand ils furent las (le carnage, ils emni^nèrent de«3 cents prisonniers, et les brûlèrent dans leurs villages

OHAPITEE Y.

#Moii4e ttdmînîstratîon de M. de Frontenac — ^Projet de Mp d9 Oatlic

ccmiro \e» colonies angl&ises — Destruction de Cataraooui— Pomquid enleva aux Aiiglflis par les AbénaqiiiB — Expéditions da Schcnectadjj'defltr'lwoh-T'alh et de Gasco— ^iég© do Qudbec Pliipps — Attafjuedueôn^Al AVinthropinat«i"«'îo -SchuylerdA par M. de Vareimo- a la Prairie <ik la Madeleine.

1 78, De])uis (^ue les gouverneurs de la Nouvclle-Y avaient pris c)UViirtement les Tr(><:[\iois Bons loin' tection, on ne pouvait qu^'avoîr les plus vives an honsîons sur le sort de la colonie. M. de CïilKc fouvernexir de Houtr&al, pgescïil cïMa \^ ^«A.

lâCSd] FRONTENAC 2^ 105

%m saiat qui restât à la Nouvelle-France, était d'abattre là puissance anglaise dans cette partie du continent, Conçut le projet de faire la conquête de la Nouvelle- ''^ ~ etdea établissements qui en dépendaient. Il ea France, et présenta à la cour sou mémoire, cjû fat approuvé ; mais rexécution du plan fut cxmfiée au comte de Frontenac, comme à l'homme le

Î>lii8 propre à le faire réussir. Deux vaisseaux de î^e partirent de Eochefort, sous le commandement kile M. de la Caffinière, qui devait suivre exactement les Ordres du comte de Frontenac. On devait faire Toile d'aboixl pom* l'entrée du golie, où le gouverneur dt M. de Cailières devaient prendre un des meilleurs TmiBseaiix marchand^^. pour se rendre en diligence à Québec, aroc les trouj>os de terre, auxquoUes se Joindraient toutes (telles qui seraient disponibles dans la Dolonie. Pendant que M. de la Caiîinière irait bloquer le port de New- York, le comte de Fi'ontenac, avo(î l'armée d« terre, devait remonter la rivière de Sorel, «oiM prétexte d'aller faire la guerre aux Iroquois, luutqaels il annoncerait de* son arrivée qu'il n'en VDulîât qu'aux Anglais. Il se hâterait ensuite do «'emparer d'Orange (Albaiiy), puis de descendre t'Hndson, et de soumetti<e la capitale, qui |x>rtait alors le nom de Manhatte. Le succès d'une pareille expédition demandait le concoui*» de doux choses sur lesquelles on ne peut jamais compter sûrement, «avoir, des vents fiivorabies, et une diligence égale dans tous eenx qui étaient chargés des préparatifs. Aussi retitreprise échoua-t-oUe complètement : les ^«ÛBseaux |>artirent trop tard ; ils furent séparés par lefi bfttïnes «ir les bîincs de Terre-Neuve, et no se ïéiûiû^9iit k Ohédabouctou que le ISsej^tembre. M. do Frontenfic n'arriva à Québec que le 12 octobre^ et ne «e rendit que le 27 à Montréal, qui venait d'être Mvagé par les Iroquois.

ITf . M. -de Itenonville, de concert avec M. de€hamjrfgfîj, avait envoyé l'ordre de raser le fort Frontenac, «aOatalrftobui, «i Ton n'y envoyait pas de «ecours avanfc

'106 ymniXAi^xc Vf*

oe fort, bituj um jt'.»ul d'une baio, n'(>cciii>ant paHMige, était de pou d'utilité ; qu'on outre il iîH't difficile d'y faire arriver des convois, c (Vît retenir garnison, sans compromettre la sûr '. rv<tes plus nécessaires. Maïs le comte de Froi * lait trop intéressé à conserver un fort qui éta '»uvrage et qui portait son nom, ])our écoute raisons aussi spoc^icusen. Il fait préparer en diligence un convoi de vingt-cinq canots, pour ] le oontre-ordro an commandant M. de Yarenn le conduit lui-niAme jusqu'à Lachinc ; mais : avait pas deux heures qu'il était de retour à Moi qu'on vit arriver la garnison du fort, qui en fait sauter les bastions, les murailles et les après avoir détruit les vivres et les munitions, à fond trois barques avec leurs ancres et les c (le fer, et emporte'; les canons de bronze, qu'ils cacl diemin faisant dans le lac 8aint-lVançois.

-^ 180. Cependant la campagne de 1689 ne fu malheureuse dans toutes les parties de la Nov i'Vance. Du côté de l'Acadie, les Anglais su] un échec assez humiliant. Ils s'étaient état fortifiés dans un lieu nommé Pemquid, enl rivière ds Pentagone t et le Kénéboc. Un parti d guerriers abénaquis se mit en devoir de les d< de ce poste. Cette petite troupe, toute con de fervents néophytes, se comporta avec auta modération que de bravoure : le fort fut invee bientôt, la garnison ayant demandé à capitule sauvages permirent au commandant de sortir e champ de la place avec quators^ hommes et qa< femmes qui y restaient, et se cx)ntentèrent de dire que, s'ils étaient saçes, ils ne reviendraien ^es inquiéter ; que les Abéna([uis étaient les m de leurs terres, et qu'ils n'y souffriraient jamai gens aussi entreprenants, qui les venaient tr< dans l'exercice de leur religion. Ils entrèrent ei dans la place, sans y commettre aucun dés rasèrent le fort et les maisons, et ils eurent d'ompire sur euz-mèmea ;|^ux \)ivm;c \kil<6 \m2

-00] ^ FBOHWNAC 2* ^ lOÏ

i-do-vie sans en boire une seule goutte. Cette dition fut bientôt suivie d'une autre encore plus iireuse. Les «auvages de Pentagouet et ceux de Hère Saint-Jean se réunirent, et enlevèrent aux Elis établis dans le voisinage de Kénébec, qua- > petits forts assez bien munis, les ruinèrent, 5 avoir tué jusqu'à deux cents personnes, et en ortèrent un très-grand butin. Dans la baie dson, d'Iberville et ses compagnons soutint nour du drapeau français. De concert avec son

Maiicourt, il y prit deux vaisseaux anglais avec \ leur charge, retenant tous les pilotes au nombre risonniers. Au mois de juin, Sainte-Hélène, étant

rejoindre ses deux frères, remit à d'Iberville un ) du gouvci'ueur général de mener à Québec la considérable de ses deux prises. Il partit avec t»-Hélèno et los principaux d'entre les prisonniers, mt à Maricourt trcnto-six hommes pour garder les postes du fond de lu baie.

L la. de Fi^on tenue, :.o voyant hors d'état d'eflfeclAConquètcdc la Nouvelle- York, voulut tenter un ier effort pour r/luhlir, dans Icsprit des sauvages, Bputation des arnica iVan<;ai.scs, et mettre un e aux dévastai ions lUw hw^uois. Il leva trois B de guerre composr.s de .soldats, de colons et de ^es, et les chargea d'autant d'cxpétlitions, qui •èrent sur les Anglais j)ur trois endroits à la ians l'hiver de lC81)-9(). hti première, commandée d- d'Aillé boust de Mantet et Lemoyne de Saintene, était dirigée contre la Nouvel le- York. Les

commandant.s français voulaient commencer réduire Orange môme ; mais les sauvages s'efirent de la aifficulté de l'entreprise, ei il fut

pied, hait quelquefois dans l'eau jusqu aux genoux, m froid intolérable. Enfin, un soir, sur les quatre ^, on arrive à deux lieues de Corlar. L'attaque été remise an lendemain', iûA^ X^xoà^ ^»^

*108 FRONTENAO 2' [16M

froid lit cliaiigcr de résolution^ ot, dès que les éclaireurs furent de retour, on résolut do marcher i l'heure^, même. Les habitants faisaient si peu da garde, que non-seulement la porte où se devait ûm l'attaque était ouverte, mais il n'y avait pas même de bentine.lles. Aussi, dans leur eft'roi, ces malheureux ne songèrent guère h se défendre. Tout fut rasé et brillé, à l'exception de la maison d'une veuve chei la/^uelle Ton avait transporté Montîgny, blessé dans l'action. Le gouverneur de la place, qui demeurait de Tautre coté de la rivière, se mit en devoir de se défendre avec ses domestiques et quelques sauvagee. Commç on ne lui voulait faire aucun tort, parce qu'en plusieurs rencontres il en avait très-bien usé avec, les Français, le commandant envoya d'Iberville avec, le Grand-Agnior, chef des iroquois du saut Saint-Louis, le sommer de se rendre, lui promettant bon quartier. On lui tint exactement tout ce qu'on lui avait promis. Soixante personnes, femmes, eniknti et vieillards, qui avaient échappé à la première ftirie des assaillants, eurent la vie sauve ; on épargna aussi trente iroquois, afin de faire voir aux cantons qu'on n'en voulait qu'aux Anglais.

182. Le second parti, de cinquante hommes environ, y compris cinq algonquins et vingt sokoquis, partit des Trois-biviéres le 28 janvier, sous les ordres du vaillant Ilertel, tira droit au sud dans les terres, et, après ime marche de deux mois, s'empara d'un village de la Nouvel Ic-Hampshire, qui porte maintenant le nom de Salmon-Falls. Cette place était défendue par une maison fortifiée et par deux forts de pieux, dans Ton desquels il y avait du canon. Tout f\it emporté avec une conduite et une bravoure qui donnèrent de l'étonnement aux Anglais. Les plus braves des assiégés furent taillés en pièces ; cinquante-quatre furent fkits prisonniers de guerre. Il n'en coûta aux vainqueurs qu'un français, qui eut la cuisse cassée, et qui mourut le lendemain. Dès le soir du moniQ jour, deux sauvages vinrent avertir Hertel| que 200 anglais s'avan^ient de» VanKS^jà NoKtesi

1690J noNTSiTAc 2^ 109

pour lui couper lA retraite. Il sV était attendu; u se met en bataille, ig^ur le bord d'ano rivièro, à la tète du seul pont par lequel les ennemiH pussent l'attaquer. Les Anglais, méprisant le petit nombre des Français, s'y engagèrent avec oeaucoup de confiance. Ilortel les laisse avancer, sans tirer un seul coup ; puis, fondant sur eux Tépée à la maiu, il en tue huit du premier choc, en blesse dix autres, et oUige le reste à lui céder le champ de bataille. Lh IVesnière, son iils aine, y reçut un coup de feu dans le genou, et Crevier, son neveu, resta parmi les morts. Après cette brillante action, Hertel ne songea plus qu'à la retraite, et la fit avec beaucoup d'intelligence et de bonheur.

183. Le jour même du départ de Texpédition des Trois-Rivières, M. de Portneuf partait do Québec à la tète <lu troisième parti, qui fut dirigé contre Casco, situé au bord de la mer, à Temlioucliure de la rivière de Kénébec. La petite troupe campa à quatre lieues de cette place. Pendant la nuit, quatre sauvages et deux français ayant et ; se mettre en embuscade assez près du fort, cinquante hommes de la garnison sortirent le jour suivant, et s'avancèrent vers l'endroit où on les croyait caclu's. ils étaient presque sur eux, qu'ils n^avaicnt encore rien aperçu ; mûa nos six bravos, qui les voj-aient venir, font leur décharge de dix pas ; puis, san.^ leur donner le temps de se reconnaître, fonclent sur eux Tépée et la hache à la main. Il n'en rentra que quatre dans le fort ; encore étaient-ils blessés. Cependant le gouverneur de la ^ace résolut de se défendi*e jusqu'à la mort. M. de Fortneuf se trouva alors fort embarrassé: sa commission ne l'autorisait qu'à dévaster les campagnes, et il les trouva dégarnies ; d'un autre côté, il était trop avancé pour reculer avec honneur. Tout bien considéré, il prit sur lui de continuer l'attaque. Les Anglais, désespérant de pouvoir conserver tous leurs forts, après réchec qu'ils venaient d'éprouver, allèrent de nuit se loger sur le boTd d« \& TCi&^^ >\ doqoâDte pas de la place, dernère '«nA ««<^^^ift ^^

110 naamatAO f [1N9

morne fort escfti^é, où ibti^inratént rien à (ri-uindN (lu canon. Il ikltttt out^rlâtrfttichée. L^h ^nAdiens^ non plus que loft saUvag^t^ n'étaient uuHein en t i'Aitè k ce ^enro d'utlaqilo j inai« 1» ((«tiifâlgd et lo i\Mi^ du vainci*» BinppI ocrent à œ (U:fiMnt 4' habileté, «t l'mivra^ iivîinça ftv«c tant de ritesM^e, i|ue, d<''H lo noir (\\i koRk*niain, lo« aF^!$i<^g^» (ietita/tiU'i'liPlit à -pm-K molfCpi* ul turent bie-llU>t obligm de Wi coflstiliver pj'i^^ohnkifi* iU giiori*^. A pelnô la ]ilaeo «'*tnit-elio (>vn<'U' i\ cpt'rtrt vit jiîiraiti'C quiitrci voikw iiliglniKOK. t[\\\ K't^unwM «vw ilo« troupOî* p<>i3i' Kf)('()(int' {.'««<•<>} iiini^ «HMjx fjui l«*s coniniilndtiiont) nu VoyUnt ]ioinî do pîrvillo;tM sur U». toi'<M, wnlpt'li'ont (|W'ii^« < taionl venin iro:> laîvL et n*hroussèivnt ehoniin. M. dv l'ortneiil'ili VAnv.r ï'.*\ n»MU fioationa, et.brïiloi? touton lv';si niaiw)nrt à iUnxk Fioucs à lu rondQ. Un iVuneairtavuit ou Ui bra. (îa***^*. nii sauvage l(¥ bm.^ porcc d'n;i'eoup-de rusil' : <.'-'<t w.wt coque lui coûtai sa con (pi; te.

^/-^184. Le succùs do ces crilolUfs inî'urKnni.-. <t,^-iul l'alarme et l'indignation dîuiK ùniiO la XoîivoIIl- Angloterrc. On y arma une flotte (Ki Mépf vai.^sscaut, montcH de pl-Uî-t de 700 lion>me^, cfUe l'on conlîa an chevalier William Phi])ps. ( -elul-ei Ht VnlU n^nir l^ortl^)yal. Le gouverneur, M. de Mannvv»iî. lit» ?-e tnmvant pas en ctiit de délenKc, consontil A r^'Hieunî la place, ù condition qnc le gouverneur «î \v t soldai.! sortiraient avec armes et hai^a^^es, ^cra^-nî c.'îrulïîiî'i à (/uéhoe daim un vaisseau qu'on lui i.iîirh irait, ^i ([uo les habitants seraient nuduienus dan^ la paUil.le possession de leur« hlens et dans le libK* e>;err;('G »lo leur ivligitm. lliipjm coni»oTitit i\ tout ifv^-c ilwiUC- ; mais ii no voulut point imJtîrc Cciî (koidifloas ^';al' < crit, disant que sa ]ïarolc do g- n( rai valait niiirnx (jue tous les écrits du monde. La ca])itnlatn>n tïit contirmée de bouche, et M. de MaimeTall^ rorlili lo.s vlet's du fort à l'amiral anglais, Thip])s, à la vur d« l'état délabré do laplaro, ëo l'epentit d'avoii'aeeoj"dii des conditionâ ni honofablos à de^ gens qtii étAÎeut «i jjou en meaute de Bè défendre, «t ne 8« crut plua lié

'] raoNTENAo 2° ^ XU

ge; l'rglifiômême ftit profanée; le gouverneur ndignciucnt traité, et fait prisonnier de guerre

toute la garnison. L'Acadie passa aii^si })our la rièino fois au pouvoir do l'Angli^terre.

5. La vengeance des colonies anglai^s n'était pas, re satisfaite. Ou donna à Tauiiral Phipps uue 3 de 35 va-isseaux, avec 2,000 hommes do débarrient ; cotte fois l'on ne so proposait rien moins la conquête de toute la Î^ouvclle-France. M. dei Lteuac, qui jugea que cotte flotte aurait iUikiiez à

du côté de VAcadie, s'occupait de faire face il lée de teiTO que le généi*al Wintlwop amenait 5té de Montréal ; lorsque le major Provôt, qui nandait à Québec en son absence, lui dépêcha ounier, pour lui annoncer que la flotte ennemie

à Tadoussuc, et que, au moment où il recevrait I dépêclio, elle serait probablement à l'île O.ux rcs. Le comte envoya sur le champ M. de ozay, gouverneur des Ïrois-Kirières^ au chevalier Jallicres, gouverneur do Montréal, pour lui ^ aner do descendre à Québec le plus promptement oossible, aveo toutes ses troupes, à la réserve dea )agnies nécessaires à la garde de Montréal ; et,

perdre un instant, il part lui-même poui* la .aie. Déjà la flotte anglaise était au pied do d'Orléans*. Depuis cinq joui's, le mîyor Provôt : fait travailler aux fortifications avec la plus de diligence, aiin de mettre la ville à l'abri d'uo

de main. Le gouverneur, satisfait, n'eut qu'à cr quelques retranchements et à confirmer l'onirei donné aux milices de Beauport, de l'ile d'Orlé^na

la càtc de Lauson, de ne point quitter leturft »s, qu'ils ne vissent l'ennemi faire sa descejate^ ou uer la place. Les ouvrages s'étendaient depuia lais de l'intendant, sur la rivière Saint-Charlea, l'îi l'emplacement qu'occupe aujourd'hui la cita- , sur la cime du cap. En face de la rivière Saintlos, régnait une aouble palissade qui courait is le palais do l'intendant jusqu'au Sant^au ilôt. Trois bAtterieg; placera ài \«i \ïSka&^ ^'^^x

Page 1