La session de 1795 dura plus de quatre mois
(1) Le revenu était alors de sept à huit mille loiib geulement j tandli ^ne U dépenie l'éleyiat à J&25,Q(Hi«
192 p&B800X4V-*iOLia&s. [1796-lMS
Les .principales questions qui occupèrent alors le par* lement furent celles des rentes et autres charges seigneuriales, dont certains particuliers, devenus pi'opriétairea de seigneuries, élevaient le taux outre mesure; colle des chemins, si importante pour les campagnes, et cependant -si redoutée par le peuple, qui croyait y voir un retour au système des taxes et des corvées suivi sous Haldimand; enfin celle du numéraire qui avait cours dans le pays ; on donna une valeur légale aux monnaies portugaises, espa* gnôles, françaises et américaines, et l'on convertit le sterling en cours du pays.
B52. Lord Dorchester repassa en Angleterre dans Tété de 1796, et fut remplacé par le général Prescott. Celui-ci ouvrit le .second parlement provincial le 24 janvier 1797 . M. Panet fut de nouveau élu président.
353. Le général Prescott, craignant le progrès des idées révolutionnaires, dont on avait cru voit un indice dans la résistance que rencontrait la loi dos chemins, se fit donner par les chambres un pouvoir presque absolu de faire ai^rèter les citoyens ou les étrangers soupçonnés -d'être favorables à la révolution. Il réforma des abus qui s'étaient glissés dans le bureau des terres; mais il s'aliéna les catholiques, en refusant de laisser ériger de nouvelles paroisses. Au bout de trois ans (1799), il fut remplacé par sir Bobert-Shore Mi Inès, sous lequel la couronne, malgré la réclamation de la chambre, s'empara définitivement des biens des Jésuites, à la mort du P. Cazot (1800), dernier membre de cet ordre en œ pays.
854. De 1800 à 1805, il y eut un instant de calme. L'élection de 1800 porta à la chambre quatre con< t^eillcrs exécutifs, trois juges et trois autres officiers du gouvernement, c'est-à-dire, le cinquième de la représentation. C'était une garantie de la soumis- 8ion des députés. Aussi, dès que la législature fut réunie, s 'empressèrent-ils de renouveler la loi pour la BÙretc du gouvernement, et de confirmer l^étabtfaK sèment de c l'Institution îRoyale, > destinée à angnS^' ûer Je pays, par un système ^né^al d'instruction
1805-8] . (jftMO. ; 193
publique en r^Cgue anglaise. Cette loi mettait renseignement oîitro les mains de l'executif et des protestants. Les Canadiens, qui ne voulaient abjurer ni leur langue, ni leurs autels, la repoussèrent unanimement, et ce funeste projet ne sei-vit, pendant un • quart de siècle, qu'à mettre obstacle aux progrès de 1 éducation. *
865. Les élections qui eurent lieu en 1804 apportèrent peu de changement à la force relative des partis. Cependant la question des taxes commença à échauffer les esprits ; et, une fois le combat engage, il ne manqùaf pas de sujet pour le nourrir. Le refus d'augmenter le salaire du traducteur français, blessa vivement la chambre. Un comité venait d'être nommé pour s'occuper de cette question, lorsque le parlement ftit prorogé.
356. Hilnes passa en Europe, et laissa le pouvoir entre les mains du plus ancien conseiller exécutif M. Ihum. Celui-ci convoqua les chambres pour le commencement de 1806.
357. La contestation engagée, à propos des taxes^ ontre le parti mercantile, ou anglais, et le parti canadien, prît naturellement une teinte de jalousie nationale. Le Mercvry^ fondé en 1805, soutenait qu'il était temps que le Canada fut anglais ; un nouveau journal, intitulé le Canadien^ flit fondé à Québec en novembre 1806, pour défendre c nos institutions, notre langue et nos lois. > L'apparition de cette feuille marqua Père de la liberté de la presse en Canada. Jusqu'à cette époque, aucune gazette n'avait encore osé discuter publiquement les questions politiques, comme on le faisait dans la métropole.
368. Au mois d'octobre 1807, arriva à Québec un nouveau gouverneur. Sir James Craîg, ofâeier militaire de quelque réputation, mais administrateur despotique, rempli de préjugés contre les Canadiens et leur religion.
359. Do graves divisions ne tardèrent pas A éclater entre lui et^ea représentants du peuple (^1808 V G^^acx.ot, ^'autorisant do l'oxcmplo do \». TGLt>\.T«^^^ N^\^»a-
194 cTJLio. [1809-10
rcnt exclure les juges dos rangs do lu roprccontatioii, comme ilii le cont on Angleterre; le conî:oil rejeta Is mesure, et, peu de temps api'cs, les principaux membres de rassemblée, MM. JPanet, président, Bcdard, Taschereau, Blanchet et Eorgia, étaient retranchés do la liste dos officiers de milice. A la session suivante (1809), la chambre, qui comgjiënçaità sentir sa force, se servit d'un langage ferme et élevé ; M. Bourdages, parla des influences pernicieuses qui circonvenaient le pouvoir; M. Bédard, prenant les choses de plus haut, insista avec force sui* la nécessité d'un ministère responsable, aûn de conserver à la fois l'inviolabilité du monarque ou de son représentant, et la liberté de discussion dans les chambres. Le discours de M. Bédard fit sensation ; la majorité cependant crut devoir remettre à un temps plus opportun la consécration de ce principe. Craig fut alarmé de tant de hardiesse. Voyant que la chambre allait encore s'occuper de la question des juges, il saisit l'occasion de l'expulsion de M. Hart, qu'elle venait de retrancher de son sein parce qu'il était juif, pour proroger et dissoudre ensuite le parlement, afin de mettre un terme à des discussions qui lui paraissaient révolutionnaires. Son discours de prorogation était plein de remerciements pour ses créatures, et de reproches pour la majorité des repr^entants. Aussi les ennemis des Canadiens approuvèrent-ils, avec de hautes clameurs de joie, la conduite de Craig, et lui présentèrent des adresses de félicitation aux Trois-Kivières, à Montréal, à Saint-Jean, lorsqu'il parcourut la province dans l'été.
3G0. Les élections ne changèrent point le caractère de la chambre, et ne firent que donner une nouvelle force au parti canadien. Le parlement s'assembla à la fin de janvier 1810. La nouvelle chambre accueillit avec satisfaction la décision des ministres, qui enjoignait au gouverneur de sanctionner toute loi défondant d'élire dos juges dans la législature. Dès I l'ouverture do la session, elle protesta avec énergie onti'e le Jangage insultaut dont s'était ^rvi le gou-
1810] o&Aio. 195
vemeur en proirogeant lo demior parlement, comme étant essentiellement contraire à ses privilèges et aux libertés du pays. Après avoir censuré la condnite du chef du gouvernement, elle passa aux officiers inférieurs, eji décida qu'à l'avenir toutes les dépenses publiques lui seraient soumises. L'on vota une adresse au parlement anglais pour l'informer que le Canada était prêt à se charger de ces dépenses, et pour le remercier de ce qu'il avait fait juhque-là.
361. Les fonctionnaires tremblèrent de fomber sous le contrôle du corps qu'ils avaient insulté tant de fois, et soulevèrent une opposition formidable contre cette mesure. Sur ces entrefaites, lo bill des jugés ayant été amendé par le conseil, la chambre, à une majorité des trois quarts, déclara le siège du juge de Bonne vacant. Le gouverneur, qui avait eu peine à se contenir jusque-là, cassa le parlement, fit saisir les presses du Canadien, et arrêter l'imprimeur, M. Ijefirançois, sous accusation de haute trahison. Après trois jours employés à examiner les papiers saisis dans l'imprimerie, le. conseil, * qui se composait du gouTcmeur, du juge Sewell, de l'évêque protestant et de MM. Dunn, Baby, Young, Williams et Lrvine, ordonna l'arrestation de MM.^édard, Taâchereau, Blanchet, Laforce, Papineau, Corbeil, et de plusieurs antres citoyens notables. Craîg adressa en même temps an peuple une longue proclamation, qui fut lue dans plusieurs églises, et à l'ouverture de la cour criminelle. La conduite digne et ferme de ces nobles prisonniers finit par embarrasser le conseil exécutif; ils furent remis en liberté les uns après les autres, sans sabir do procès.
362. Le pays n'avait pas été longtemps sans découvrir la raison de ces violences ; aussi les élections ramenèrent à la chambre les mêmes députés. M. de Bonne, la cause première de ces difficultés, ne se présenta point aux suffrages des électeurs ; et même, voyant qu'on ne le nommait point au conseil législatif, comme il l'avait espéré, il se démit de sa charge de juge.
IM CEAIG. [1811
363. n^restait an gouverneur à rendre compte «ox ministres des troubles qni venaient d'avoir lieu. Il envoya à Londres son secrétaire, M. Ejland, pour létir suggérer un moyen plus efSicace d'anglifier \é pays et de le rendre protestant : c'était de suspendit d'abord ou de changer la constitution ; de rendre ensuite le gouvernement indépendant du peuple^ ent employant les biens des Sulpiciens et des Jésuites àpayer les dépenses publiques ; enfin de réserver air roi la nlomination des cures dans toutes les pâroisHles. liée ministres se montrèrent assez disposés à agréer ces deux dernières suggestions.
364. La soumission de Mgr Plessis, qui avait bien voulu permettre qu'on lût au prôné les proclamattontr' du gouverneur, avaient fait croire à Craig qu'il ferait du prélat ce qu'il voudrait. Il fut trompé ; révèqué avait cru devoir donner publiquement une marque do loyauté ; mais, dès que le gouvernement civil voulutsortir de ses attributions, et empiéter sur les droitâ de Féglise, il montra une toile fermeté, que le g01^ vemeur n'osa rien entreprendre contre l'adminis^ l^ation religieuse du pays. Du reste, l'attitude mena^ çante des Etats-Unis était une raison suffisante p6ur ne point hasarder un^mesure aussi délicate.
365. La loi dès juges fut adoptée, et reçU;t lâr sanction royale. Craig partit pour PÉurope, le.Hjuin 1811, laissant l'administration du gouvememetnt' k l'honorable Thomas Dunn, et le commandementdetf troupes au major général Druramond. La conduite despotique de Craig a fait donner à son adïninistratiOn* le nom de c Eègne de la Terreur, i Cette qualifia cation néanmoins renferme plus d'ironie que de vérité. Il ne fit pas répandre de sang^ jncigté la violence de son caractère ; il ne fut que la dtipé des: mauvais conseillers qui l'entouraienté
«4Slft] \ ^ WtivoâT. . ^1 lOT
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3^. Troie mois après lo départ de Craig, arriva à ^^ttébec son successeur Sir George Prévost, ancien ihilitaire -suisse d'origine, gouverneur de laNouvelle- Seôsse. Cotait, un homme sa^e, modéré^ possédant ieette droiture et cette impartialité qui sfdules pou* vaient ramener le calmP dans les esprits.
867. En arrivant, Sir George Prévost travailla k faire oublier lea anciennes animosités, et à s'attacher les Canadiens par une entière confiance on leur fidélité. M. Bédard, si maltraite par Craig, fht nommé juTO des Trois-Rivières, et M. Bourdages, colonel do milice. Bientôt la plus grande sympathie s'établit entre le peuple et lui. Ausd obtint-il tout ce qu'il demanda pour la défense do la province en cas d une rupture ouverte avec 1q8 Etats-Unin. Le parlement vota libéralement l'argent nécessaire, autorisa le gouverneur à lever 2,000 hommes de troupe», et, en cas de besoin, à mettre sur pied toute la milice disponible.
36ÎB. Prévost chercha encore à regagner les bonnes «âees du clergé, qu'il croyait mal ditjposé A l'égard du gouvernement, par suite dos tentatives impru* dén^ dû Craig. Il ëiit plusieurs entre.vues avec Mgr Pleitais. O^ltifci profita de ses bonnes dispositions |kmr-l|^ire reconnaître pleinement l'existence légale OT^jalholieismeen Canada; et, comme Prévost manifestait le désir de savoir sur quel nied il serait convoniable de mettre les évoques catholiques, Mgr Plossim loi présenta (1812) vn mémoire dans lequel il exposait ce qu'étaient les évôqves avant la conquête, ce qu'ils avaient été depuis, et ce qu'ils devaient être à ravienir pour l'avantage du gouvernement ot dg \vk reHgioû, • ^n^ V
198 TOÉvosT. [1812
309. On apprit à Québec, le 24 juin, que les Etats- Unis avaient déclaré la guerre à la Grande-Bretagne. Quoique le Canada fut, jusqu'à un certain point, préparé pour la défense, on crut devoir adopter de nouvelles mesures de sûreté ; il fut ordonné à tous les citoyens américains qui se trouvaient en Canada, de quitter la province dans quatorze jours, ou de prêter serment de fidélité. Les chambres, qui avaient déjà siégé dans l'hiver, furent une seconde fois convoquées, et de nouveaux secours pécuniaires furent accordées au gouverneur. On permit l'émission d'un certain nombre de billets d'armée, qui furent déclarés monnaie légale, et payables soit en espèces^ soit en lettres de change. JLa libéralité de la chambre surpassa même l'attente du gouvernement; il fut alloué £15,000 pour payer l'intérêt que pouvaient porter ces billets d'armée, et une somme additionnelle de j£2,500 pour subvenir aux frais de bureaux qu'oceasionnor-ait cette mesure.
370. Les troupes américaines devaient attaquer lo Canada par divers endroits. Le général Hull, gouverneur du Michigan, s'avança, du côté de l'ouest, jusqu'à Détroit avec un détachement d'un peu plus de 2,000 hommes, auquel on avait donné le titre pompeux d'armée de V Ouest, traversa la rivière, et vint camper à Sandwich. Avant qu'il eut rien fait d'important, le général Brock, gouverneur du Haut- Canada, prorogea le parlement, et marcha à sa rencontre avec environ 300 réguliers, 400 miliciens jBt 600 sauvages. Hull, dont les forces, après un mois d'inaction, avaient été encore réduites par la maladio et par d'autres causes, crut plus prudent de repasser le fleuve, et alla s'enfermer dans le fort de Détroit. Brock le suivit, et parut inopinément devant le fort. Le général américain, déconcerté, se rendit prisonnier sans coup férir avec son armée. Détroit, avec tout le territoire du Michigan, tomba ainsi au pouvoir des Anglais, qui firent un butin considérable.
371. jj'armée du centre, co©mandée par le général Van Benselaer, no fUt prête à prendre l'offensive qn^ .
mÉves*. 199
Ters la ^n de rété, et réussit, le 13 octobre au point du jour, à s'établir sur les hauteurs do Queenston, iifajgré \d feu de Tartillerio anglaise. Le général Ànock accourut avec 600 hommes seulement, pour arrêter \^, marche des ennemis, rallia les grenadiers en désordre, et les conduisit lui-même à la charge ; lorsqu'il fut atteint d'une balle .dans la poitrine, et jnourat de sa blessure. Le combat dura encore quelque temps ; mais il fut impossible de déloger 1 ennei^i* Los Anglfiis attendirent alors leurs renforts. ï^e général SheaÔe, qi|i les amenait, lai^saiit quelques hommes pour cpuyrir Que^nston, cerna la position (les AlP^^HcaiiS^S, les i^\i ^n (}éâordi*o et les força à poae?* leQ armes au nombre de près de 1,000 hommes.
3*1?. X\ ne restait plus que l'arnfiée du noi%l, compcf^ce 4^ IP^QQP bowi^pâ. ^^ cpmpiandéo par Dearqprn; qupiqu!e|[|e fat plus fort^ qiie ie.s autres, cllo ne f^tpfis pli^ j^ureus^. (Jomi^no I)earborn était en I® JWU? Ç^ .^CWP^^^Hor do Montréal, il trouva le iMÎpr ^iaberry s'était fortifié à la rivit ro [le. £o ^fttip d^'20 novenibre, 1400 fantassins et g;uelq|ies ç^yalie^, passeront hi rivière en deux ej^dipo^tts à ii^ fbi^ pciitp* cerner une dos g-ardos avancées dç ^^|l)ei^j: mai9, arrivées do l'autre côté, au mjilie^ de rpbseuif^itc, les deux divisions se )iHi*ont recijKPpquement pour l'ennemi, et se fusillèrent si bien que les taupes canadic^nnes, n'eurent qu'à les l^^ef faire. Cette m§.lh(emreuj^e n^éprige, et l'aiTivêe ^p jpqu^^f ux r^ioi^r^s 4^ côi^ du Canada, détermineijimt l:^ x^tra^te de [pcjar^orn.
^Z. 4.U pfittte^n(pfl de 1813, les Américains rcpolur^i de ^^'^jç, la gu^Byri^^ ayec vigueur, et divisèrent q^ço|;^|^rR^rinc|p^}|^ fpjircoa en trois armées. Le g^jérjil ipUmson, çj^f^gé 44 l'armée do l'oiiest, cpi*ou- Yj^ 4 wPPïM qwl<i¥0^ oql^ecji près de Fnenchtown, où l'p^ de siâs qé^î^^^^t^ f^^ çléiait par le général Projt^pr. ^4 9-!^i\^. ^9^^^^\ À ^^otrogjppd^, et se re-
ancha dai^g le fo^'-t de l^eigs sur la rivicre des
la^iSy 01^ Broctor ne tarda p(i8 à aller l'investir. peine le siège ctait-il comm^^^^^ q^'fiV^ ^5»srt:^
200 PKÉvosT. [1813
Clay aiTÎva au recours do Ilarrîson avec 1200 hommes ; il surprit et enleva les batteries anglaises, ' pendant que la garnison du fort faisait une sortie. Mais Clay, s'étant trop attaché à la poursuite des sauvages, fut pris à dos par Proctor, qui lui coupa la retraite, et lui fit 500 prisonniers.
374. Malgré ce succès, Proctor, trouvant le fort trop bien défendu, leva le siège, et se replia sur Sandusky, où il ne f\it pas plus heureux. Après un premier assaut, dans lequel il fut repoussé, il se vit contraint de se retirer devant le général Harrison, qui venait pour le prendre en queue.
375. Un grand point restait encore à décider, savoir, qui resterait maître de la navigation du lac ICrio. Le capitaine Barclay, avec six voiles et 63 canons, entreprit de bloquer les bâtiments américains dans le havre de la Presqu'île, où était le commodore Perry avec neuf voiles et 54 canons. Les bas-fonds qui ferment l'entrée de ce havre, tinrent quelque temps l'ennemi prisonnier, en l'empêchant d'agir; mais, Barclay ayant été obligé de s'éloigner un peu, les Américains en profitèrent pour gagner le large. Les deux flottilles se rencontrèrent le 10 septembre à Put-in- Bay. Après un combat de quatre heures, tous les vaisseaux anglais furent contraints d'amener leur pfkvillon les uns après les autres, et Barclay lui même, couvert de blessures, tomba entre les mains du vainqueur.
376. A^a nouvelle de cette défaite, Proctor évacua Détroit, Sandwich et Amherstburg. Il se repliait vers le lac Ontario avec toute la rapidité possible, lorsque Harrison l'atteignit à Moraviantown et mit son armée complètement en déroute, après lui avoir fait six ou sept cents prisonniers. Lé corps de Técumseh fut trouvé parmi les morts. La fidélité de ce fameux chef sauvage, son éloquence, son influence sur les tribus de ces contrées, ont fait de lui le héros de cette guerre. La bataille de Moraviantown remit les Américains en possession de territoire qu'ils avalent perdu, et acheva de ruiner la réputation militaire de Proctor.