‹ Histoire du Canada a l'usage dos maisons d'educationChapitre 38 sur 42 · AYLMER · texte numérisé non relu

AYLMER

îKcc]7fa lu'anmoine cette ofire, et vota libéralement Ico tsuUsidcs et indemnités demandés par le gouvcriK^ur. On accorda plus de £200,000 pom* les amélioration» publiques ; £20,000 pour construire une prison à Montre al ; £12,000 pour bâtir un hôpital de marine il Que' bec; £o8,000 pour améliorer les chemins, et ouvrir de nouvelles routes de colonisation; £8,000 j)onr l't ducat ion : enfin on voulut prouver que Icb exigences pa.ssées n'avaient eu d'autre motif que celui (lo r. pondre aux besoins croissants du pays (1829).

•107. On se réjouissait partout de voir la paix rctablio, lorsque l'on apprit que le gouverneur, tout en admettant le bcKoin de modifier la composition du conKoil Ic'o-islatif et du conseil exécutif, avait pu^g( IV aux ministres de ne faire ces changements qu'à la Ic)!);^ue et à mesure que les places deviendraient vacantes. A cette nouvelle, les principaux habitauts des comtés de Eichclieu, de 'Verchoros, de Saint- Ilyacintlic, de Iwouville et de Chambly, s'assembla ront à Saint-Charles, et censurèrent vertement Ift df'pccho du gouverneur. Sir James Kempt, prcvoj'ant les difiicultés qu'une pareille manifestation f^omlîlait lui annon^r, demanda et obtint son rappel. Le:3 membres les plus influents des deux chamibres, et Icîi citoyens en grand nombre lui donnèrent à son d part, des marques de leur estime et de la satisfaction g<nu' ral qu'avait causée son administration.

408. Lord Aylmer arriva à Québec le 13 octobre lo30, ])our remplacer Sir James Kempt, et ouvrit le parlement dès le mois de janvier 1831. C'était au au niomcnt où le nombre des représentants venait d'être augmenté, et où le parti réformiste venait de s'accroître dans une plus forte proportion. Il communiqua A la chambre la réponse des ministres but la question des subsides. Ils consentaient à abandonner le contrôle de tous les revenus, excepté celui des terres de la couronne, moyennant une liste civile de £19,000 votée pour la vie du roi. Cette réserve paraissait assez raisonnable, d'autant plus qu'elle ne vouvait que diminuer d'importance par lee progrès

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du pays et Taugmentation de ses richesses. Cependant la chambre, par suite do Tirritation oà étaient depuis longtemps les esprits, no voulut point l'accepter, et demanda au goiiTorneur copie des dépêches qu41 avait écrites à ce sujet. Lord Aylmer répondit qu'il regrettait de ne pas avoir la liberté de les communiquer. La chambre, blessée de ce refus, ordonna un apiïél nominal pour prendre en considération Vétàt de la province, et il fut résolu d*en appeler au gouvernement impérial. Aylmer, qui était un homme très-sensible, parut fort affecte de ce nouvel api>çl a la métropole, et il pria la chambre de formuler franchement un résumé complet de toutes les plaintes que Ton avait à faire, aiin que TAngleteri'o piit connaître toute l'étenduo du mal, et y i)orter remède. Il était difficile, ce semble, de pousser plus loin TeBprit de conciliation. Mais déjà une influence fonest^ poussait insensiblement les représentants du peu]î)lo au-delà des bornes de la prudence. Un grand nombre de jeunes gens, emportés par un zèle outré du bien public, s'opposèrent opiniâtrement à tout compromis, à toute transaction qui eut pu comporter le moindre abandon des droits populaires. On ne put fi*entendre ni sur la question des terres réservées au clergé protestant, ni sur celle des terres de la couï^nne.

409. Après la session, Télection d'un membre pour la ville de Montréal, donna lieu à des troubles sérieux, oCi trois canadiens furent tués par les troupes anglaises, le 21 mai 1832. Quelques jours après, le choléra, qui éclata pour la premirre fois en Canada, et qui fit des ravages épouvantables, surtout à Québec, où il enleva le dixième de la population, calma à peine les esprits l'espace do quelques mois. Dans l'automne, se tinrent des assemblées publiques, où l'on discuta les questions politiques les plus propres à augmenter l'agitation. Lord Goderich, ministre des colonies, eut beau mettre en pratique quelquesunes dos suggestions de Sir James Kcmpt pour la réforme des abus, nommer de nouveaux conseillers

•Jll AYI.MKIt. [r-rw-'.rt

1« i^i. !:itii* , (•.);i>oîi<ir à <•(* ^iiio Jcs l>i!ls do sulri;:i iM'.-t'ii! fî- talll. ;; loiitrfhi no lit qu'uii;^nuTi*.«i* IV. '-r* V*' rr'.Hy* <li-.s f- iiHî.-i. Lu cliainhre, rMiinoïl.* iiouv<'.u. \i' i ■# ijovt'iiilin-. .Mî vit iiiondfo do ]>■ tition.s H»i»t:t !«'.-. :;l.ii i dont <li:.<-iin ^o croyait on droit di' m: i,l:ii:»' dî»-. Iiio lon;^iii' on<iii«"'to sur l'utuiiro du 21 ir:j.i; !no'îv«l!i- vi-:iii' ou i'aii.s>o (|U0 l'on Honi^oait en Ah/''^tir:«- a d» nicnd imt lo lia^i-Canuda, ]*our aniir'::j r i .ii (!•• 'îonfri'alaii Haut-Canada; onlin uno ivqu t'^vi rii;i.<il l.'irisiatif au roi, dans la^iuollo la chan "..:•: < t^ii înc!!.' tî do vouloir <'ri;:^<^r uno ri'])ul>lique îVj'.:- (,:ii-.' i-Mv Ic.-î lK>rd.s du Saint-Luuront, fMurniront liîi no'iv» i i.linioi.t aux discussions los j)lus vi'>lonU^, luui d:ri . rc'n<-';iMl'j <lu parloniont qu'au dcli'»r. . T- 1 rxl l'i (aï des o-.j»rit*i. lorsquo s'ouvrit la sor.rion do l.'A. ■W'K ]ai cI»Miui»i'o, im(<*o dos accuï«ut ions portecoîilr;.' ollo, rsoiiitdo ronipro avoc lo consoil 1 plai il', 4ît rc]>rit l'cnqu'to .«ur l'aiVairo du 21 mai. Ia' ;^i;iîvrrni^ur lui conimuinqua une d'])."c];L', o; Ij i:;ilii^irt^ des colonii^s Maniait ibrtonient la domain iJ d'un c,)n.-»(^îl chîctif, ot mena(;ait do r voqucr L coii.-tiliition do ITîH, s'il n'y avait jnxs d'autro moy,:. d«' iiicîlro lin aux diOicultrs. Cette d']) Cîio î :' rcnviiy. <î à un coniit?, ot l'on ]>ro(N'da à ],niiM; <'ii (")n .idû-Sitioii T'Ial do la ])rovinco. }]. I; !::: ! j)i-oj>o a uî.o s'i'io de ''J r.'':.olulions, <'l;auc:i C.-. d'ii'-'' . : ;•./ "I. r:i;>iiî<MU, et iiiodiii'os on.aiitc ])ar uii'j r- ii:.i . |,a:'îi:;iii rc- <lo h<".; princij^aux ])arti.-an.;; c*-.- '2 r l;».i /îj ; i-<;!iti'i'inai(;hf. toii.î 1":'. /^riofs do la ("Aoii'r, «•!■: t:'- !;i in.'ti-o'^olîî. l/îs d- l»ats furent lonic;-* <'t yh.\' u'. . MM. X"ilon, Cuvillicr et Quosnol î-o s '-jjrir- n-iii <

l'i. Pî'.|;i!K'a!l, C!l doiJUailt ])OUr motif q:i:- !(; t'.-;i;j

II', {".il pas vomi d(; j'.'claînor lasolulion <Jo lr/M^.^^ c ■ dii.i^'iiit. s, ( t, :.îii-toiit. lin c!ian^':(unont dans la coa i!tiilioii. lA'i ';2 r'.'oluiion.MariMit fînalomtînî ad', ;)!,.'<■ , (-1 <l'vi:ir' nt i<'/.ra])cau pour ou contre h*-pa-l <-I'.a«'îiii k'( ii< •..'••<'ait< a ^'oial.îil'n'. I.îU's iini->aicnl Xiiw nn'l*.-l')!'! /'.v'nifi' ca î'."cii:îit ioii dv-vant la cî'.a.'iî ■■.'• <; ^ A'-v'. .':'. M'';r::i /a' (•!■:■.•'■;'• vVv.W'.^y YvVa^. ;.i-.. . .' .

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lions, et adressées aux deux chambres du parlement impérial. La chambre vota les argents nécessaires à l'éducation et à diverses améliorations, mais sans accorder la liste civile. Le parti appelé constitutionnel parce qu'il tenait à conserver la constitution, députa MM. Neilson et Walker en AngleteiTe, pour y plaider sa cause.

411. Lord Aylmer, en fermant la session de 1834, ayant insinué que la tranquillité de la province était une preuve que les 92 résolutions n'étaient pas généralement approuvées, les membres qui les avaient apjDuyées organisèrent partout des assemblées en leur faveur, où l'on signa force pétitions au parlement impérial. Une partie de la population anglaise des cantons de l'est, que visita M. Papineau, se prononça pour la politique de la chambre. Un comité central permanent fut nommé pour diriger le peuple, et se mettre en rapport avec une nouvelle association politique formée à Toronto.

412. En Angleterre, les communes, après de longs débats, laissèrent la solution de ioutes ces questions au bureau colonial. Le ministre des colonies, M. Stanley, déclara que le conseil était conservé pour la protection de la minorité anglaise, et que les deux Uanadas devaient être réunis tôt ou tard.

CHAPITEE lY.

Lord Aylmer remplacé par lord (Josford — Commission royale — ^Troubles de 1837 et 1838 — '• olbornc administrateur — Lord Durham goavemeur — Colborne lui succède.

413. Le parlement canadien fut dissous au mois d'octobre, et les élections furent accompagnées de grands troubles, malgré les associations constitutionnelles formées dans les villes, avec M. Keilson à leur tête, pour le maintien des institutions et des lois. M. Papineau parcourut les cantons de l'est, où il avait beaucoup de partisans, et la partie inférieure du distriot de Québec, recommandant partout dft\^^\jK<^<y3^st

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