COMPRENANT LES ÉVÉNEMENTS DES DERNIÈRES ANNÉES DE L'EVÉQUE
HUBERT ET LA REPRISE DES MISSIONS DL lPENOBSCOT,
Micrre Denaut élu coadjuteur, État de la congregation du séminaire de Suint-Sulpice de Montréal et des maisons religieuses du Canada, Prétres français émi grés en Canada, Incendie du monastère et de l'église des Récollets de Québec (4796. Les Anglais s'emparent du terrain et s'y bâtissent une cathédrale analicane avec un palais pour leur évéque, Etat des missions sauvages du Canada à cette époque. Les Abénakis du Pénobscot envoient une ambassade à l'évèque de Baltimore, Le prélat leur donne le pére Ciquard, Sulpicien, pour mission aire.
Après lu mort de l’évèque de Capse, une partie du clergé se réunit dans les appartements de l'évêque Hubert pour aviser au choix d’un nouveau coadjuteur, et dresser la liste des candidats à présenter au gouverneur. Ce choix était plus difficile que jumais duns les circonstances où se trouvait alors la Religion Catholique en Canada, où elle avait sans cesse à lutter contre l'influence politique que le gouvernement cherchait à lui imposer et contre l'opposition du protestantisme, légalement appuyéet établi dans le pays. H fallait trouver un homme à la fois plus énergique que l'évèque Hubert, plus attaché à son pays, et plus fidèle aux principes de l'Eglise, que ne l'avait été l'évêque de C'apse, et qui pit tout ensemble, cependant, être agréc
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DU CANADA 7 pur le gouverneur. Si le clergé canadien avait eu eu lui-méme l'énergie nécessaire duns de pareilles circonstances, il aurait profité de la condition où il s'était placé aux yeux du gouvernement par les services qu'il lui avait rendus pendant la guerre des États- Unis, et se serait émancipé de la tutelle qui lui avait VEQUE été imposée lors de la conquête, en prenant sur lui de
proposer directement à Rome les sujets qu'il avait reconnus les plus dignes de l'épiscopat. Mais cette pensée (4
courageuse était aussi éloignée de l'esprit du clergé Suint-Sul- Le) ‘ Le) Le
ais émi que de celui de l'évêque. Ts étaient entrés dans une de Québec R : , ; de NU
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EP Malgré su timidité, le clergé, à qui les prétentions
de Bailly de Messein avaient commencé à ouvrir les
r'ie du veux , avait conçu le dessein de travailler à donner à ue Hu- l'évèque Hubert un coadjuteur plus digne de l'épiscouteur, pat que les précédents, et son choix paraissait s'être
U gou- arrêté sur le secrétaire Plessis, depuis longtemps déjà is dans regardé, à juste titre, comme le bras droit et le soutien on Ca- de l’évêque. Plessis était alors curé de Québec. Mais, t lutter | outre qu'il étuit jeune encore, il s'était montré, sous le | t cher- nom de son évêque , l'adversaire trop constant de l'an-
estan- cien coadjuteur, pour qu'on ne redoutât pas une oppo-
fallait sition formidable de la part de ses partisans, qui
vêque étaient précisément tous les hommes du gouvernement.
le aux Sa nomination fut done ajournée à un temps plus favo-
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agrec Pierre Donuut, vicaire-général du diocèse, qui, pen-
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dant la gucrre de Pinvasion américune, avait montré, dans le poste dangereux qu'il occupait sur lu route des états-Unis au Canada, le zèle le plus ardent et le plus louable aux yeux des Anglais, pour retenir les Canadiens dans le devoir. C'était un titre puissant à Ta fa veur du gouvernement, qui,sur la présentation de l'évê que de Québec, lagréa sans difficulté,et trois jours après la mort de l'évêque de Capse, le curé de Longueil fut élu coudjuteur de Québec. Les intrigues des Américuis, qui faisaient chaque jour de nouveaux eforts, en envoyant émissaires sur émissaires en Canada pour engager cette colonie à secouer le joug de l'Angleterre, inilitérent puissamment sans doute dans l'esprit des autorités britanniques, qui, plus que jamuis, sentaient le besoin de pouvoir compter sur un homme comme Île coadjuteur, duns le cas d'une nouvelle invasion américaine, Pierre Deénaut devant continuer à demeurer à Longueïil après sa consécration. Nommé évêque de Canathe, #n partibus, Le 30 septembre 179%, il fut consacré, le 29 jun de l’année suivante, dans l’église de Notre-Dame de Montréal.
Cette ville, alors presque aussi considérable que Québec, pour la richesse et la population, ne lui cé dait guère sous Le Yapport religieux. Le récit d’un voyageur ! qui y séjourna vers cette époque nous ap prend qu'on y voyait encore un couvent de Récollets; mas le nombre des religieux était réduit à deux où
Voyage au Canadr, cn 1795, = 1796, = 1797, par E Well
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trois ; ce monastére, vaste et bien Dati, fut, peu d'années aprés, approprié au logement des troupes de la garnison; l'église seule continua à demeurer aux Ca tholiques. La congrégation des prêtres de Saint-Sulpice était restée en possession de ses grands biens, eomprenant, outre diverses propriétés moins importantes, toute l'île sur laquelle est assise la ville de Montréal, et dont ils continuaient à faire un usage vraiment apostolique. Leur nombre, qui était sensiblement diminué depuis la conquête, menaçait de s’anéantir avec Li communauté, par défaut de nouveaux sujets, lorsque l'émigration des prêtres français, que la révolution chassait de leur patrie, leur en amena douze qui presque tous appartenaient à la maison des Sulpiciens de Lyon *, Quinze autres prêtres, également émigrés de la France, parmi lesquels se trouvait l'estimable abbé Philippe Desjardins, abordérent aussi, dans le même temps, aux rives hospitalières du Canada, où on leur donna bientôt à défricher une partie du vaste champ du Père de famille. Quatre d’entre eux furent envoyés dans le Taut-Canada, et l'abbé Desjardins, dont on reconnut promptement les capacités et le mérite, reeut des pouvoirs extraordinaires pour Niagara, où l’cvêque l'envoya chargé d’une mission de confiance. D'après le rapport du voyageur cité plus haut, le couvent des Récollets aux Trois- Rivières était abandonné, et ses vastes constructions s'en allaient en
1 Mémoire pour le diocèse de Québee, adressé à la S €. de la Propagande à Rome, par ME Hubert Aux archives de Parchevèché de Québec
ruines ; Jeur éolise avait été transformée en temple protestant, et le collége des Jésuites en une prison. Il ne restait donc plus d’autres maisons religieuses dans cette ville que le monastère des Ursulines et l’hôtel- Dieu, que desservaient ces dames.
À Québec, le monastère des Récollets existait encore, mais réduit à un bien petit nombre de religieux ; cette maison, ainsi que nous l'avons déjà donné à entendre, était toujours l’objet de la convoitise de l’évêque protestant, qui désirait vivement approprier l'église à son service profane, et faire du monastère sa résidence épiscopale. Un évènement sinistre et tout-àfait inattendu de la part des Catholiques vint,en 1796, lui offrir l’occasion de saisir cette proie si longtemps eonvoitée et de satisfaire ses désirs. Un incendie se manifesta dans une maison de Ja rue Saint-Louis, le 6 septembre dans l'après-midi, et, poussé par un vent violent, se communiqua, on ne sait comment", dit la gazette de l’époque, au monastère, qui en était éloigné de plus de cent toises ; les flammes envahirent rapidement tous les bâtiments ainsi que l'église, qui s’abima dans un vaste brasier, avant qu'on eût en le temps d’y porter le moindre secours.
Ce désastre mit fin à l'existence des Récollets ; ils furent expropriés de leur terrain, un des plus Yastes de la ville, par ordre du gouvernement, qui ne leur accorda pas même une légère indemnité pour les aider
! Voy. la (sazelle de Québec de cette épouse, 1796
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DU CANADA 19 à finir tranquillement leurs jours. Depuis kt mort du comte de Frontenae, les gouverneurs-cénéraux francais morts en Canada avaient reçu la sépulture dans l’église des Récollets ; à la suite de l'incendie, ces restes mortels furent enlevés du lieu où ils reposaient, et portés dans l’église cathédrale, sans qu'aucun monument y rappelit désormais leur souvenir. Peu de temps suffit pour balayer les débris du monastère incendié, et sur le lieu où il avait existé s'éleva, au bout de quelques années , la cathédrale protestante, avec une vaste et commode habitation pour les lords évêques de Quebec.
Le protestantisme, appuyé par le gouvernement , qui seul faisait sa vie, cherchait ainsi tous les moyens d'asseoir son influenec délétère dans la colonie, aux dépens de la foi jurée, de la justice, et des droits des Catholiques. Dans la crainte de voir la Religion Catholique prendre racine dans les terres nouvelles et non encore concédées, au-delà des anciennes seigneuries francaises , où les Canadiens auraient apporté leur langue, leurs lois, et leur religion, on S'efforenit de susciter toute sorte d'obstacles à leur établissemeut, er yattirant surtout une population protestante et étrangère ; c’est dans ce but qu'avec l'appui du gouverneur Robert Prescott les sectaires firent rejeter par la cour une requête des Catholiques ayant pour objet laugmentation des paroisses.
Le besoin de nouvelles églises se faisait vivement sentir dans les terres nouvelles où touwuships par
l'augmentation de la population catholique, qui croissait dans une proportion extrêmement rapide, La Chambre d’assemblée de Québec, érigée par le bill de 14791, joignit, mais inutilement, ses efforts à eeux du clergé et du peuple canadien pour obtenir l'érection légale de nouvelles paroisses, dont le droit paraissait avoir été si clairement accordé à l’évêque de Québec par un article du même bill de 1791 ; mais l'opposition protestante trouva moyen de prouver que cette ordonnance, qui favorisait l'évêque catholique, était nulle dans cette circonstance, en vertu de je ne sais quels statuts d'Henry VIIT et de la bonne Kisabeth, et l'on agit à l'égard des Canadiens tout au rebours de ce que l’on aurait dû faire, dans les intérêts mêmes de l'Angleterre. « Afin de les encoura- » ger à agrandir leur population, et à chercher Paisance » et la prospérité dans de nouveaux établissements, dit > l’auteur du mémoire * déjà cité, un gouvernement » sage aurait pris soin d'aider, par tous les moyens pos- > sibles, à propager parmi eux les moyens d'instruction » religieuse, » Tous ces obstacles forcèrent l’évêque de
Québec à créer alors de nouvelles missions au lieu
1 La population du Bas-Canada était de :
65,000 habitants el 1760.
113,000 ; en 4784 450,000 en 4825 544,947 en 483! ; C00,000 en 4836.
900,000 en 4842.
Et sur ce nombre, actuellement, ily à à peine cent mille protestants
Rapport de lord Durham à la reine, ete
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DU CANADA sl de paroisses, lesquelles demeurèrent longtemps en petit nombre, faute de prêtres pour les alimenter.
Dieu néanmoins n’abandonnait pas entièrement ses enfants : d’autres prêtres français jetés par la tourmente révolutionnaire sur la terre d'Amérique s'étaient empressés d'offrir les services de leur ministère à l’évêque de Québec. Celui-ci les accucillit avec reconnaissance, et se hâta de les envoyer aux missions les plus abandonnées. De ce nombre étaient celles que les Jésuites avaient autrefois gouvernées dans le Maine et le New-Brunswick. Depuis les expéditions des Anglus de la Nouvelle- Angleterre contre les villages abénakis du Kennebec, où le père Rasles avait péri, victime de leur fureur, les Sauvages de ces missions s'étaient dispersés, et s'étaient réfugiés, les uns chez leurs frères établis sur la baie de Passamaquoddi, qui sépare le New-Brunswick du Maine, et les autres sur les bords du Pénobscot , où ils s'étaient bâti de nouveaux villages. Après la mort du père Pasles, plusieurs autres Jésuites, et en dernier lieu le père Germain, avaient été envoyés pour le remplacer duns Îles missions abénakises : celui-ci, redoutant le voisinage de Ia Nouvelle-Angleterre, avait fixé son «éjour et le centre des missions de son ordre au viliage abénaki de Sainte-Anne, avantageusement situé dans une des îles de la rivière Saint-John, à deux lieues environ au-dessus de l'endroit où est bâtie la ville de Frédéricton !,
1 Journal du voyage de M5: Plessis, évéque de Québec, dans les missions du golle, otc., en 1813, MS. de l’archev. de Québec.
Il (à)
capitale du New- Brunswick. C'est de là qu'il se transportait au besoin dans toutes les autres missions abénakises, jusqu'au Passamaquoddi et au bord du Pénobscot, visitant tour à tour et fortifiant par la parole et l'administration des sacrements toutes les parties de ce troupeau dispersé.
Mais, vers l’époque de la conquête du Canada, les évenements forcèrent le père Germain à se retirer à son tour, et, ne se trouvant plus en sûreté à l’île Sainte- Anne, il se transporta parmi les Abénakis de la mis: sion de Saint-François, au district des Troïs-Rivicres, où il mourut, en 1779. La mission de Sainte-Anne se trouvant ainsi abandonnée par son pasteur, les Sauvages se débandèrent , et allèrent fonder en d’autres lieux divers villages, entre autres celui qui prit son nom des rapides du Meduktik, dont les eaux mugissantes s’élancent »vec fracas, d’abîme en abîme, à tra vers des masses de rochers hardiment découpés sur le rideau de Ja forêt, au-dessous de Wosdstock, à douze lieues plus haut que Sainte-Anne, et celui de Madawaska, à cinquante lieues de Frédéricton, au confluent de larivière Madawaska et du fleuveSaint-John. Quelques familles s’établirent sur la rivière Sainte-Croix où Passamaquoddi, près d’un endroit où les protestants établirent plus tard un collège, dans ie but d'y attirer les Sauvages ‘athoiiques, et de les entraîner dans leurs erreurs ; Ce : «quoi ils ne reussirent que trop, au moyen des présents qu'ils faisaient aux pères de famille pour les engager à leur confier leurs enfants.
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L'héresie tenta les mêmes séductions sur un grand nombre de familles acadiennes , qui, à l’époque de leur proscription par le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse, étaient venues prendre des terres sur le fleuve Saint-John, et aux environs de la mission de Sainte-Anne. Mais on ne les y laissa pas longtemps tranquilles ; car, à la suite de la guerre de l’indépendunce américaine, on chassa tous les Acadiens de leurs terres nouvellement défrichées, afin de les donner comme récompense aux loyalistes, c'est-à-dire à ceux qui avaient refusé de s'unir aux Américains contre l'Angleterre.
Ces infortunés, dépouillés pour la seconde fois , se retirérent alors presque tous sur les côtes de la baie des Chaleurs, et dans la partie maritime du New-Brunswick, où ils formerent de nouveaux établissements. Quelques-uns allerent fonder la paroisse de Saint-Basile de Madawaska, où le voisinage des fermes protestantes fut malheureusement d’un funeste exemple pour un grana nombre d’entre eux. Les missionnaires de l’Tle-Verte, sur le Saint-Laurent, vinrent alors les visiter et leur bâtirent une chapelle. Maïs, à mesure que la population acadienne et canadienne augmentait à Madawaska, les Sauvages, qui n’aimaient point le voisinage des blancs, se retiraient ailleurs, et ce village finit par être entièrement abandonné par eux ".
Les restes de la mission de Norridgewock, dispersés
! Voyage de Ver Plessis, ete.
sur la baie de Passamaquoddi et le Pénobscot, demeurés sans pasteur après le départ du père Germain, se virent à leur tour environnés de toutes les séductions de l’erreur protestante. Un des moyens les plus
perfides à l'égard de ces pauvres peuplades fut la distribution gratuite de l'eau-de-vie et d'autres liqueurs fortes, auxquelles les Sauvages ont tant de peine à résister. On parvint à introduire l’ivrognerie parmi leurs tribus, et, en les abrutissant, à leur faire contracter les vices qui en sont la suite; mais on ne réussit Jamais à leur faire abandonner la relision de leurs pères. Plus d’une fois ces pauvres Sauvage: firent des tentatives pour s’arracher à cette horrible situation et obtenir un prêtre parmi eux, qui pût les retenir dans le devoir; mais leurs efforts furent longtemps inutiles. Enfin, ayant entendu parler de M. Carroll, supcrieurgénéral des missions des Etats-Unis, depuis évêque et archevêque de Baltimore, ils lui envoyèrent une deputation solennelle pour le supplier de leur donner un missionnaire. Le chef, qui porta la parole au nom de toute la tribu, lui fit un discours touchant qui arracha des larmes au vertueux Carroll : il lui fit le tableau le plus afligeant de la situation où se trouvaient ses freres et des maux que l’ivrognerie avait introduits
parmi eux. Enfin, se jetant à ses pieds, il tira de son
sein un crucifix, qu’il baisa à plusieurs reprises , et le donnant à Caroll : — Ce crucifix, ajouta-t-1l en se tournant vers luiles yeux remplis de larmes brûlantes, ce crucifix était celui de notre père Rasles, que les
Angla SOUVET l’avon je te dé de son mains verras
Car la trib vait pr tyre. | l’accon plus pi [tint naire d un de & aux A saint n d'Old-’ Pénobs toutes du Ne l’exenr suites, Son sé] à cette A bénak
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Anglais assassinèrent à Norridgewock, et c’est le seul souvenir qui soit resté de lui dans notre tribu. Nous l'avons conservé de père en fils jusqu’à ce jour, et si je te donne aujourd’hui, mon père, ce gage touchant de son amour pour nous, c’est pour qu’il soit entre tes muins le gage et comme la promesse que tu nous enverras un prêtre !.
Carroll, profondément ému , accepta le présent de la tribu abénakise, et baisa à son tour ce crucifix, qu’uvait porté Sébastien Rasles, au moment de son martyre. Il renvoya ensuite le chef avec les Sauvages qui l’accompagnaient, en leur promettant qu'il ferait les plus prompts efforts pour satisfaire leurs justes désirs. [tint parole; car, à sa demande, M. Emery, du séminaire de Saint-Sulpice, lui envoya de Paris M. Ciquard un de ses confrères, qui ne tarda pas d'aller porter aux Abénakis du Pénobscot les consolations de son saint ministère, Il fixa son séjour parmi eux au village d'Old-Town, ou de Sainte-Anne, situé dans une île du Pénobscot. C’est de là qu’il étendait son ministère sur toutes les tribus sauvages des Abénakis du Maine et du New-Brunswick, les visitant alternativement, à l'exemple des anciens missionnaires franciscains et jésuites, qui les premiers avaient évangélisé ces tribus. Son séjour parmi les Pénobscots fut d'environ dix ans; à cette époque, ayant été appelé à se fixer parmi les Abénakis du New-Brunswick, il remit à M. l'abbé
1 Voyage de Mer Plessis, ete.
86 HISTOIRE Cheverus, qui venait d’être chargé des missions coniprises dans le diocèse actuel de Boston, le soin des Abénakis de l'Etat du Maine, qui continuèrent à être visités de temps en temps par les missionnaires de la Nouvelle-Angleterre, lorsqu'ils n'avaient pas de prêtre résidant parmi eux *.
\ Annales de la Propagation de lu Foi. Voyez les lettres de M£' Fenwick econd évêque de Boston, aux numéros XXVEHIE, — et XXXHIF, années 1832
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de Mer Fenwick Il, années 1832