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à la récessité des circonstances, avait toleré le retour de ce prélat à Québec, après sa consécration. Mais, par suite du système d’abaissement et de dégradation qu'il avait résolu d'adopter à l'égard de l’église du Canada, en laissant repartir Briand pour aller exercer les fonc-
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tions d’évêque à Québec, il lui en refusait le titre, qu'il ; transférait déjà en pensée à un prélat de l'église établie. De son côte, l’évêque de Québec, effrayé des lenteurs
qu'avait entrainées sa nomination,et des dépenses occa-
sionnées par son voyage et son séjour en Angleterre et
{ en France, effrayé des suites fâcheuses que pouvaient
| entraîner, pour son diocèse , les longues vacances qui
se succèderaient à la mort de chacun des évêques, et voulant épargner à ses successeurs les épreuves si dou-
loureuses que lui avait attirées son élection, songea à
demander un coadjuteur, à qui il donnerait la consc-
eration épiscopale, et qui, à sa mort, pourrait le rem- 1 placer", et se donner lui-même à son tour un coadju- 1 teur, qui continuerait ainsi sans interruption la succes- 1 sion des évêques au Canada. Cette mesure était sage ; + \ mais, d'après les idées reçues, Briand ne crut pas pou- l voir la mettre à exécution sans en avoir donné com- ( munication au gouverneur, Celui-ci comprit bien qu'il l serait inutile et impolitique à la fois de s'opposer au dé- nl | sir de l'évêque : il en donna avis à son gouvernement, L qu, sans chercher à v mettre obstacle cette fois, vou- I
Jut au moins en tirer tout le parti possible, en s’attri- N
1 The juslire and policy of the Lalo Act of Parliament, cte., for Quebec, asserted and prored. London, 477! à l
retour buant le choix des coadjuteurs, au grand détriment is, par de la liberté de l'Eglise Catholique. n qu’il | En conséquence de cette résolution, il fit valoir aux anada, veux de l’évêque Briand que le roi d'Angleterre ayant 8 fonc- succédé à tous les droits du roi de France dans le Ca- | ù e,qu'il nada, il était juste que, comme lui, il eût à sa nomi- fl tablie. nation le choix des évèques de Québec. Briand aurait k nteurs dû répondre à l'exposé d’une telle prétention que cette k es OCCA- laculté de nommer au siège de Québec, n'étant nulle- L. erre et ment un droit chez le roi de France, mais une simple 4 ivaient gräce accordée par le Saint-Siége à un prince catholi- ê ces qui que, à la tète d’un royaume catholique , cette faculté 4 ues, et n'était en aucune façon transférable à un autre prince, L. si dou- surtout à un prince hérétique, à moins d’un acte éma- Le mgea à né de Rome même ; et d'ailleurs, en supposant que il L CONSÉ- cette faculté eût été transférable du roi de France au 4 le rem- roi d'Angleterre, celui-ci ne semblait-il pas naturelle- Li coadju- ment y renoncer en refusant de reconnaitre officielle- ss sucCees- | ment le titre de l'évêque de Québec et les autres pri- di & sage: + viléges dont ce prélat jouissait sous le gouvernement as pou- ï français ? — Mais Briand , intimidé déja par tout ce Fe é com- qui s'était passé, et redoutant pour l'avenir des choses él in qu'il plus fächeuses encore, n'osa pas répondre d’une ma- î "au dé- mere énergique, et, après une faible résistance , se Ÿ ement, ) laissa imposer toutes les conditions qu’on voulut bien # $, Vou- lui faire. À S'attri- En conséquence, l'abbé d’Esglis, curé de la paroisse FH Saint-Pierre de l'ile d'Orléans, près de Québec, fut pro- Le RUE à pose à Rome à Ja fin de l'année 1770 ; ce choix ne fit à à
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