‹ Histoire du Canada, de son église et de ses missions [microforme] (volume 2)Chapitre 33 sur 48 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

DEPUIS LE RETOUR DES JÉSUITES DANS LES MISSIONS DU CANADA, EN 4842, JuSQU'A LA NOMINATION DU CONTE DE GHARBONNEI A L'ÉVÊCHÉ DE TORONTO, EN 4848.

1.es Jésuites rappelés en Canada par l'évèque de Montreal, M. Remi Gaulin, coadjuteur de Kingston. El visite les grands laes. Les ‘tes Manitoulines. Leur description. Etat des anciennes missions des Sauvages. Les Cinq-Nations iroquoises, Les Hurons et les autres tribus de la langue algonquine, Suite de la visite de M. Gaulin Mort de Mac Donell, évèque de Kingston. M. Gaulin lui succède Ses travaux. Division de son diocése, Michael Power, évèque de Toronto. Il rend les Jésuites à leurs anciennes missions. Ils établissent nne mission dans la grande Manitouline. L'époque des présents, Les pères Hannipeaux et Choné. Leurs considérations sur le lac Sur‘iieur, Missions du Sault-Sainte-Marie. Fanatisme des sectaires contre e:x. Mort de Michael Power. Humilité du pére Larkin. Le comte de Charbonnei, second évèque de Toronto.

Après plus de soixante ans d'absence, les pères de la civilisation canadienne, écrasés momentanément

sous les efforts du philusophisme triomphant au sein même de la ville éternelle, se préparaient à retourner dans les froides régions du Canada, et à arroser de nouveau de leurs sueurs ce sol qu’ils avaient fécondé de leur sang. Les Jésuites, rappelés par le vénérable évêque de Montréal, se mettaient en chemin pour l'Amérique, et bientôt après reparaissaient dans ces vontrées devenues si riches et si puissantes durant le long intervalle qu’ils en avaient “té éloignés , mais où chaque ville, chaque bourgade, chaque station rappe-

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DU CANADA 275 lait le nom d’un de leurs pères, et où tous les monuments qu'ils allaient rencontrer, les évêchés qui y avaient été fondés, avaient surgi de leurs travaux et de leurs murtyres.

Le dernier jour de mai 1842 fut celui où le Canada revit ces religieux. Il y avait quarante-deux ans que le père Cazot avait disparu, laissant à ses enfants le souvenir de ses bienfaits. Le plus grand nombre de ceux qui venaient d'arriver furent aussitôt envoyé dans le Haut-Canada, théâtre principal de le anciennes missions. Celles de l’Assomption de San wich, du Sacré-Cœur de Walpole (île du Sud), Saint-Clair sur la rivière du même nom, Sarnia, Sainte-Croix de Wekwemikong, Sainte - Philomène du lac Nipissing, le Sault-Sainte-Marie, si célèbre dans les anciennes relations des missionnaires, Suint- Jacques de Maidstone, Saint-Jude de Rochester, entendirent, après un silence de près d’un siècle, retentir de nouveau la voix de leurs anciens apôtres, et les cœurs des Sauvages tressaillirent d’allégresse en revoyant leurs pères d'autrefois.

Les pères Luiset et Martin, chargés de fonder à Montréal le nouveau noviciat de la Compagnie de Jésus, y furent retenus par l’évêque Bourget, qui leur assigna l’ancienne église des Récollets ; dès ce moment ils y commencèrent leurs travaux et jetèrentles fondements d’un collège destiné à enseigner les belles -lettres à la jeunesse montréalaise.

Tandis que Qnébec cherchait à se faire oublier par

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