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. Tours, avait émigré en Angleterre en 1791, et il . était passé dans la Nouvelle-Ecosse en 1798. D'un courage et d’une activité surprenante, il avait déjà, à lui !
seul, bâti deux grandes et belles églises, celle de Sainte-Märie de Frenchtowset éelle de Sainté:Annè d’Ar.
gyle. Regardé comme le père et le protecteur de tous !
les Acadiens des côtes de la baie de Sainte- Marie, il avait obtenu sur eux une influence si grande et si jus-
Sainte-Marie de Frenchtown avait sept cents communiantsget celle de Sainte-Anne d’Argyle quatre cents. Avec les | secours d’un pieux Irlandais, l'abbé Sigogne bâtissait alors une troisième église au village de Moun-
Saint-Mändé, patron de,ce prêtre respectable. De la‘baie de Sainte-Marie, l’évêque de Québec se dirigea, en traversant là baie de Fundy, vers la oôte
du NeW-Brunswick. Cette. côte ne présente presque | dans toute la longueur de la baie qu’une suite de ro-
chers stériles, surtout dans la paroisse de Saint-Mar-
din, qui est à peu de distance de Ja ville de Saint-Jobn; mais elle devait à cette proximité l'avantage d’être |
parfaitement cultivée. Le paysage tout autour est varié par de belles collines, séparées par des lacs et des cours d’eau d’un effet extrêmement pittoresque. L’évêque alla débarquer à Saint-John, qui était la ville la plus considérable de la province : située à l'entrée du fleuve
. tement acquise, que le gouvernement anglais d'Halifax lui aÿait délégué toute l'autorité temporelle, comme | juge du pays, pour conduire son troupeau. La paroisse ?
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qui porte le même nom, elle s'élève majestueusement sur une suite de rochers qui s’avancent dans la rade formée par la rivière. Le port est vaste et sûr, et offre de la mer un asp:»1t imposant ; mais, dès qu’on 4 passé l'entrée, l'ensemble des montagnes, couvertes de grands bois qui semblent la resserrer par derrière dans un amphithéâtre de verdure et de rochers, produit aux regards du voyageur un spectacle aussi grand qu’agréable. LesCatholiques n’y étaientencore qu’en petitnombre; mais, grâce aux exhortations du père Dominique (Charles French), Dominicain irlandais, frère de lord French, alors missionnairechez les Sauvages de Miramichi ‘, qui venait les visiter de temps à autre, ils avaient «or ‘uit une assez jolie chapelle. Le défaut
‘de prêtre : r‘sidât au milieu d'eux était la cause
de la tiédeur des habitants de cette ville; plusieurs : cependant vinrent exprimer à l’évêque de Québec le désir qu'ils éprouvaient d’avoir un missionnaire qui pôtles rappeler chaque jour aux devoirs qu'impose la religion. Le prélat leur promit dé s’en occuper activement. Il se mit ensuite en route pour Frédéricton, capitale de la province, où il arriva bientôt, en remontant le fleuve Saint-John, dont le cours présente une suite de paysages, qui par leur grandeur et leur variété donnent une hate idée des ressources de la nature dans cette contrée. La ville de Frédéricton est si-
! Ce missionnaire zélé était, il y a six ans, retiré dans la peute ville d'Andover, au diocèse de Boston, où il continua, malgré son grand âge, à exercer le saint rinistère jusqu'à l’année 1850 qu'il mourut.
De Son Din