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considérable de fidèles, qui s’applaudissaient dé posséder au milieu d'eux le pasteur que la Providence des. tinait à gouverner cette portion de l'Eglise. L'éléva. tion formelle de l’évêque de Telmesse ne changea rien cependant aux dispositions qui avaient été prises à son égard par le supérieur et les directeurs du séminaire, qui lui renouvelèrent les propositions qu’ils lui avaient faites avant son sacre. Le prélat toutefois resta sourd à leurs insinuations, et continua à agir comme s’il avait toujours fait partie de la communauté. A l’église seulement il se distinguait des autres en conservant le trône qu’on lui avait dressé à la tête du chœur le jour de sa consécration. Tout semblait donc annoncer de sa part la ferme résolution de n’écouter aucune des réclamations de ses anciens confrères, et de s’en tenir au dessein qu’il avait conçu de continuer sa résidence à Saint-Sulpice.
Voyant alors qu'aucune espèce de remontrance ne pouvait venir à bout de persuader l’évêque de Telmesse, les Sulpiciens se turent par respect pour sa dignité et sa personne, pour laquelle ils avaient d’ailleurs une profonde estime, et contre laquelle ils se seraient bien gardés de commettre la moindre violence. Mais, à la première absence prolongée que fit l’évêque Lartigue pour la visite pastorale du district dont il avait la charge, le supérieur du séminaire, d'accord avec les autres membres de la maison, fit prendre les effets de l’évêque de Telmesse et les fit transporter dans un ap partement que l’on prépara à la hâte chez les religieuses
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