CHAPITRE XXVIII
DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU SIÉGE DE QUÉDEC PAR L’ARCMEVÊQUE PANET, FN 4825, susqu’a sa mont, EN 18533.
Bernard-Claude Panet, douzième évêque-archevéque de Québec. Éic. ou de M Joseph Signay conme coadjuteur de ce siége. Caractère de Mf" Signay. Droits féodaux de la seigneurie de Montréal. Description de l'ile et de la ville de Montréal. Plaintes des protestants gr les Sulpiciens. Arranssment de la
de Saint-Sulpice avec le gouvernement anglais. Nouvelle église de Notre-Dame de Montréal Len Accroissement de la tion irlandaise en Canada. Condition de celte population vis-é-vis des Averpomme mg gone ge male an gti risation de se bâtir une église, qui leur est longtemps refusée, Courageuse persistance de M. Mac Mohon, qui obtient enfin l'objet de ses demandes. Fondation et bénédiction de l'église Saint-Patrick à Québeo (4833). Le de morbus à Québeo, en 1831 et 1885. Mort de M. Panet, douzième évêque de Québec. Ms" Signay, treizième évêque-archevôque de Québec. M9 Flavicn-Pierre Turgeon, évêque de Sydime, coadjuteur de Québec,
À peine l'archevêque Plessis eut-il rendu le dernier soupir qu’un courrier portant la nouvelle de sa mort fut expédié à l’évêque de Saldes, son coadjuteur, qui continuait à résider à la Rivière-Ouelle, Lors le temps de ses visites pastorales. Regardé comme le père de ses paroïissiens, il en était en même temps le conseiller, le juge et le médecin, et tous avaient pour sa personne autant de vénération qu'ils avaient de déférence pour ses avis. La nouvelle de la mort ssudaine de M. Plessis, auquel il était tendrement attaché, lui causa la plus vive affliction. Il se rendit aussitôt à Québec et fit
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coedjuteur. Li noms :
tannique. Danses crconstannes où 0 cabinets ton vait: avec les Chthol w lande, qui commençaient partout à secouer: ls joug de l'égis établie, et à réclamer hautement leurs droite, il fallait érparse Je pren d'impnen on Dani ein j n’eût-pas, lorsque l’occasion s’en présenterait, toute là force d'âme nécessaire pour réclamer les siens et ceux | peuple, en mélant sa voix à celle des partisans d'une sage Hiberté, qui. commençaient. même à s'agite jusques dans le sein du parlement canadien, En pré | sence du refus de M. Demers, le gouverneur-général n'eut donc autrechose à faire qu’à écarter Me Fargeome
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que l'on pouvait redouter comme syant encore trop'de caractère; et, le lendemain de l'installation de M. Pa-
envoyé en wimeions eur SR Lie, parmi les lens qui en habitaient les rivages. C'était ua prêtre pie, s6lé, au fond, pour le bien de la religion, minis à courte vue, à idées retréeies, minutieuses ; mg GA pgn apable
en DT A FER sntible, un csptit facile à caler et À pardonter après dt moment d'intitation, À était trétessier au dernier point, ainsi que l'ont éprouvé tant de fois ceux qui l'entouraient. Telétait l’homme qui allait # trouver bientôt à le tête d'un immense diocbse, l'homme que nous avons connu et pu juger de peès, arec ses qualis tés et ses défauts, surtout avec cette bonté facile qui nc dégénéra que trop svuvent en une timidité sans bornes vis-à-vis du pouvoir, ou en une fniblesæe exoesive vis: bvis des ennemis de l'Église. Le silence, à ses yeux, fut toujours la meilleure répose aux écrite publiés con tre la religion; aussi vit-on que ie clergé dans le diocèee de Québee, depuis ls mort de l'archevêque Plessis, se laissa vivre sans oser faire le'ihoindre mouvement
qui plt le réveiller de. cet engourdissement. mortk ‘A ie est triste et. RAS nous. sonne ché de
recommença, en 1826 pour s'em parer des biens minaire de Montréal, C'était. une entre rise di l’époque où, l’on. était: parvenu, ge qi me pouvait. æ faire sans offrir, de bien, rs. au gouvi ment; mgis le ministères’ y. trouvait. Chaque jour :en-
gagé par ceux. des sujets britanniques émigrés. en. Ce nada, Qui, ne pouvant, dans l'ignorant fangtisme ant
catholique dont ils étaient imbus, apprécier les servi: ces que Saint-Sulpice avait. rendus :et. rendait encore tous les jours au pays, auraient voulu voir, supprimer cette communauté, dans l'espoir de mettre Ja main sur une partie de ses grands biens. Saint-Sulpice n'ignorgit pas les menées qui s’agitaient contre lui, et dans sa prudence il cherchait les moyens..de, prévenir. la suppression de ses biens en enlevant, tout. prétexteà la malveillance, Un des principaux motifs de la haine que lui portaient lesé “és protestants qui. s’établis: saient dans l’tleou dans « ville de Montréal venaitsur. tout des droits féodanx dont le séminaire de. Saint-Sul-
pice jouissait, en sa qualité de seigneur de l'île. |
Aujoürd’hut que tous les droits de ce genre sont abolis en Fr | et dans une grande partie de V'Europe, il
celle-ci Y “transports ‘naturellement lés institutions
gneur féodal, accorde aux ] incipales familles et aux oficiers de sotiarmée quie s'étal lirent dans la colonie de grandes étenduce de terre qu'on appela seigneuries. Ces propriétés étaient tenues immédiatement en fief, ou en roture, à condition dé. foi et hommage, à la prise de possession de la propriété. Les censitaires ou tenanciers du seigneur étaient, vis-à vis ‘de lui, dans la condition de ceux qu'on appelait en: France les vassaux, ét le seigneur leur concédait des terres à certaines conditions, telles que le paiement d'une petite rente annuelle de six ou douze livres par arpent de front sur le Saint-Laurent , sur soixante de profondeur. Le séigneur avait encore droit à quelques provisions de peu de valeur dont on lui faisait présent à certaïnès époques, et le fermier était en outre obligé à portér son grain à moudre au moulin Li établi par le seigneur sur sa seigneurie.
Les lods et ventes étaient un autre droit. de sei-
1 venaiteur: gneur; il consistait dans le paiement du douzième eSaint-Suk À Qu prix que l’on payait lorsqu'on achetait un bien le.
tenu dans la seigneurie; on n'était excepté de cette Il 11.
qui la régissaient chez ele; et le roi, en qualité de sei- x
mesure que lorsque le bien passait par dfoit d'hé ritage à un autre tenancier. D'un autre eûté, les
dre eee meme tenanciers ou. Vases
étaient parfaitement définis; c'était à lui, par exe
qu'il ‘appartenait d'ouvrir des routes dans. les: ar j 4
mêmes les plus éloignées de son fief, et de pou
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il ne pouvait vendre les terres couvertes de bois, mais ilétait obligé de les concéder, et sur son refus le duppliquant pouvait obtenir de la couronne la--concession demandée, avec les conditions bastion naires,
Ce qui étannera peut-être le lecteur franquie, eo qu'avec Îles désavantages apparents que l’on, trouve dans ces tenures féodales, elles existent, encore dans la plus grande partie du Bas-Canada, où:les vassaux eux:
mêmes s'opposent presque partout à l'introduction. des
réformes que l'Angleterre, à ce sujet, a voulu. intro:
duire dans le pays, depuis la conquête, en mettant à la |
place de la tenureseigneuriale le franc alleu roturier *, sans autre obligation que l'hommage ou allégeance:au, roi. et l’obéissance aux lois; et ce qui surprendra peut: être plus encore, c'est que la répugnance que l’assemblée législative avait montrée à s'occuper d’unequestion de réforme sur la tenure féodale était représentée comme le résultat de. l'influence extraordinaire que Papi-
! Suiya la Coutume de Paris, encore suivie en riér esl'tetré sans justice, ou fgmeurie pour laquelle le ge à rentes, lods, et ventes, ni autres redevances.
DU CANADA 187 eau exercait'sur ce corps ‘. Dès le commencement de ls conquête, le gouvernement britannique avait été désireux de changer aînsi !ss tenures féodales, sans ÿ avoir néammoine forcé persotine. En 418925; un acte fut passé au parlement pour l'extinction graduelie des droits féodaux, en mettant les seigneurs à même de se décharger du droit du quint ?, qu'ils devaient à la couronne; et de: eoneéder leurs terres librement en franc alleu à leurs tenanciers ou fermiers. Mais, en même tempsque cét acté permettait an reigneur de se décharger de l'imposition féodale à l'égard dela couronne, elle donnait au tenancier le droit de racheter ses charges à l’égard-du seigneur, et, sur’ le refus de celui-ci de commuer la tenure, le: fermier pouvait plaider en cour et forcer son seigneur. Mais, à deux exceptions près, les Canadiens n’ont jamais voulu profiter de cet acte, et le-temps seul abolira peu à pd ge de laféodalité dans le Canada.
Fonr en revenir au sémineire de Montréal, qui a amené cette digression, il est bon de rappeler iei que cette maison possédait, comme elle possède encorë: aujourd’hui, en vertu d’une ordonnance royale de l’année 1877, la seigneurie de l'île sur laquelle cette ville est assise, ainsi que de l’île Jésus, qui n’en est séparée que par un canal formé par le fleuve. La réunion des eaux de l'Ottawa: et du Saint-Laurent, qui débouchent à
1 Rapport de lord. Durham, etc.
3 Droit de mutation d'un cinquième à payer à la couronne, lorsdué la: seigticutie passe à un autre propriétaire autrement que par héritage direct.
l’ouest de l’île. de Montréal , dessine, .en s'étendant en.cet endroit, deux lacs. sheuiinns. celui des Deux-
Montagnes au nord.et le lac: Saint-Louis au sud, sépe-
rés l’un de l’autre per un groupe d’iles dont: les rivages sont couverts de prairies verdoyantes, de villages char.
mants et de maisons de campagne, Celle.de Montréal.
à RG ééendne Sang trentaine de milles ” huit de naiilemené anidiuns haute ocline, dent les ve. *
sants offrent une multitude de jardins, de villas, de. fermes et ‘de riches vergers, environnés. des . plus. frais ombrages. : Du sommet de la montagne, coupée.
en deux peut-être par quelque convulsion de la nature,
la vue s'étend sur les. nombreux clochers et les églises. de la cité de Marie!, sur-les deux lacs, avec leurs îles de
verdure; sur le fleuve, sillonné sans cesse par d’innom
brables navires de tout bord, .et enfin sur. l’autre: rive |
du Saint-Laurent, derrière laquelle on vuitse dessiner dans un lointain d'azur les lignes pas foncées, des montagnes du Vermont.:
Par sa position, à la tête de la navigation. canadienne, Montréal. était appelé à un avenir immense de
prospérité et de grandeur ‘commerciales, et les rêves
brillants de Cartier avaient commencé à se réaliser ?.
Ù ere mous primiitde Moutréal est Ville-Marie, qui lui fu donné par les tondsen latin, Marianovols; mais celui de M qui avait 414 donnéà l'ile sur laquelle elle est bâtie, à sn er la
3 La population de Montréal, qui n'était à la conquête que de six à huit mille âmes, était en 4828 montée à vingt-deux mille; en 1884, à trente-cinq mille; —
franco-canadienne.
et aujourd’hui doit être d'au moins soixante mille, dont les deux tiers sont d'orii
C'est à Montréal qu'étaient venues s'établir depuis la conquête la plupart des familles anglaises émigrées,que se trouvaient les maisons les plus. ‘opnlen ten donnée ciants les plus riches, et que. | taient multipliées davantage. {C'est dans-cette ville et dans son voisinage que les terrains se vendaient le plus cher ; . que, par les vicissitudes ordinaires à une grande ville occupée d’un commerce considérable, avait lieu le plus souvent la mutation des propriétés; et que, par conséquent, les droits de lods et. ventes avaient: le plus de valeur'et se multipliaient davantage. On comprend facilement que, si ces droits offraient peu d’inconvénients aux censitaires à aux.fermibrs, dispersés dans Ja campagne, où il n’y avait généralement d’autres mutations que celles qui provenaient de l'héritage paternel, ils en avaient beaucoup, au contraire, dans une ville comme Montréal, où les terrains étaient morcelés et avaient une valeur immense, et que le droit de lods et ventes prélevés par la seigneurie augmentait singulièrement le prix d’une propriété. Aussi arrivait-il souvent que. le terrain était plus cher que la maison. Il était donc tout naturel que les plaintes contre Saint-Sulpice se multipliassent, quoique la fortune de cette:maison n’eût faitque suivre le cours ordinaire des choses. Ceux qui élevaient la vo’x contre la seigneurie nesongeaient guère aux difficultés qui avaient présidé à son berceau dans l’île de Montréal, aux dépenses énormes qu’il avait fallu y faire pour fonder cette colonie, aux dangers de tout genre que les Sulpiciens avaient
190: HISTOIRE bravés si souvent, àls mort:elle-môme qui avait frappé plus d'un d'entre eux, lorsque les Iroquois en armes envahissaient encore cette tle, aujourd'hui siflorissante, : A la vuede l'opposition quiise manifestait contre enr et gels consid oder up derichemes, Les pré rite tespeseiteserenibies déonsantresttt plus distingués de leur communauté à Londres. À peltie: arrivés dans la capitale de l'empire britannique; \ ils se:mirenten communication avec le ministère et proposèrent un arrangement, pour la cessiode tous les droits féodaux que le séminaire possédait encore sur l’ile et la ville de Montréal, # pour la coinpensation desquels le gouvernement britannique consentirait à. leur: payer une rente annuelle: considérable, suivant l'esprit de l’acte que le parlement venait précisément de passer:à ce-sujet. Cet arrangement était d'autant plus:snge; que, dans la prévision des: évènements qui: pouvaient venir à se réaliser plus tard, si le Canada changeait:la férme de som gouvernement, ou, en 8e réunissant aux Etats-Unis, s’affranchissait lui-même de toutes ses ancienmes coutumes, ce qui n’# rien encore d’impossible, les Sulpiciens se:crouveraiènt au moinsindemnisés d'a vance de:la. perte de leur seigneurie et:à l'abri de:tout reproche de à part des ennemis .de-la féodalité. | Phutefois; avant de conclure définitivement ce compromis avesleministète, les deux mandataires du séminaire voulurent:avoit le consentement du :Saint-Siége pour'unacte qui étuitregardé commeune aliénation de
DU: CANADA biens ecclésiastiques. En conséquence ils serendirentà Rome, et leuraffaire, a sd dela Propegendes lots Ar 088 à Londres gant titan lé Done tout le monde s'en alarma à tort ou raison, et les censitaires, qui ne voulaient pas plus que les seigneurs.et le clergé s'affranchir des anciennes coutumes, s'unirent avec ceux-ci pour réclamer contre ce qu'ils appelaient un acte de faiblesse de la part des Sulpiciens,. Comme ils ne voulaient d'aucun des changements proposés par le gouvemement, ils craignirent, d’un.côté, que l'exemple de Saint-Sulpice ne fit d’un prééédent-fâcheux. pour eux-mêmes ;. et, de l’autre, ne comprenant pas bien toutes les raisons que ceux-ci. pouvaient: avoir .eues en vue, ils mirent tout en œuvre, et:le clergé canadi surtout usa de toute.son influence, pour: empêcher l’accomplissement d'un dessein qu'ils regardsient comme la ruine du séminaire de-Saint-Sulpice et-de toutes les œuvres de bienfaisance que soutenait cet établissement. En considérant cette affaire sous le point de vue où la voyait le: clergé canadien, il: pouvait: ne. pas avoir les:plus évidentes. de loyauté au gouvernement britannique, ilétait devenu: d’une défiance extrême à l’endroit des propriétés ecclésiastiques, depnis qu'il avait vu les biens des Récollets et des Jésuites détournés insensiblemenit de leur institution primitive; et, comme il n’avait. jamais osé: faire de réclamations directes: à.
192 HISTOIRE cet égard, il était bien aise de s'opposer mairiteriant à ce qu'il croyait être une ruse du gouvernemont pour spolier le séminaire de Saint-Sulpice. Quelques motifs de jalousie, et le désir de contrecarrer les Sulpiciens dans les plans qu'ils avaient cru devoir gdoptér pru-
demment ;entrèrent peut-être bien sussi pour quelque
chose dans les démarches du clergé, qui se | fois offusqué par Je upériorité: net simplicité magnifique de la riche communauté.
En conséquence ; un mémoire vigoutees composé par l'évêque de Telmesse, et signé par tous Jes mem. Lcbeni clergé canadien, fut présenté à Londres-par M. Maguire, vicairégénéral de l'archevêque de Québec, qui fi surtout ressortir aux yeux:du ministère anglais toute l’impopularité de cette transaction. Il partit ensuite pour Rome, portant à la Propagande un mémoire entièrement opposé à celui des deux mandätaires de Saint-Sulpice, signé par l'archevêque de Québec
et par le plus grand nonibre des prêtres de ce diocèse et
du district de Montréal. Appelée à l'examen de ce nou-veau manifeste, la Congrégation donna une décision ” contraire aux Sulpiciens, et par un autre décret leur
défendit de contracter aveé le gouvernement anglais
sur le.pied de leurs premières négociations. Ceuxci s’empressèrent: d’obéir aux injonctions de la Congrégation ; de retour à Londres, ils s’abouchèrent de nouveau avec les ministres ; et il fut conclu définitivement que l’on s’arrêterait de part et d'autre aux termes
de l’acte de 1825, c’est-à-dire que les tenanciers de la
s DU CANADA 195 seigneurie de. Montréal, pourraient à volonté se libérer de toute charge féodale, quand ils le jugeraient à pro- Le pe md
et. k iv -dor ls n'ont: pas.cesmé depuis lors de jouir avec honneur !. Ils en pr rent: pour achever le construction de ls nouvelle église paroissiale attachée drleur séminaire, qu'ils avaient. commencé. à rebâtir en 1824. Cette église, du style gothique du treizième siècle, avec ses / deux hautes tours, qui s'étendent si majestueusement | au dessus. de la ville de Montréal; dominant: le fleuve Me grrr TR MR
qu'en l'année 1829, | me.
Cependant: d’autres circonstances , peu: sohureihes d'abord, signelaient-déjàile changement que le ternps devait-opérer dans la population catholique du Cansda. Depuis plusieurs années, les émigrations apportaient chaque printemps des flots d’Européens ; de nombreuses familles anglaises, écossaises, et sur tout irlandaises, se répandaient dans les cantons incultes du Haut et du Bas-Canada. Dans la première de ces deux Pons" ils s'établissaient dans les
\The whole island of Montreal {s compris In one signiers, Si v rare nt ngn do eo rer nmens nb en En andre A land, — L compound for these fines. — Motitgommery Martins Conades, in his Colonies, etc.
194 MFOTRE 2 townshigs, encore couverts de forêts, et y fondaient de nouvelles villes, qui eommençaient à prendre rang parmi les anciennes cités d'origine française; aussi .le Haut-Canada perditil promptement les traces de son caractère primitif, pour prendre une physionomie toute britanniqne. Dans le Bas Canada, c'étaient les terres et les bois situés au sud du Saint-Laurent, connus au- Jjourd’hui sons le nom de townshipe du sud, qui devepaient l’esile du plus grand nombre des émigrants qui restaient dans cette province; les anciennes campagnes canadiennes, resserrées sur les bords du fleuve, entièrement occupées par une population française, qui se sentaît peu de dispositions à quitter le toit paternel pour émigrer au loin, n’y donnaient par consé: quent que.pen de place aux émigrés britanniques, et conservaient naturellement leurs — allures nor mandes ou bretonnes.
Dans les villes, 1e can était différent : ‘Québec, Montréal, les Trois-Rivières, Saint-Jean près du: lac Champlain, Sorel où William-Henry, dont le. commeroe augmentait: rapidement les ressourees, gagnaiïent chaque jour ausei en population. Cette population devenait aussi de plus en plus mélangés; :nais, au milieu de tous ces nouveaux venus, les Irlandais formaient tou. jours la majorité. Le plus grand nombre était des Catholiques. Aussi, dès leur entrée dans: le Saint-Laurent, leurs cœurs, encore sous l'impression de la barbare servitude que l'église de Henri VILL faisait peser sur leur malheureuse, contrée, se dilataient.en voyant
DU CANADA la Croix dn Sanveur, cet emblôme sacré de leur reliles églises qui bordaient ies rives du grand fleuve,
Pendant plusieurs années, l'émigration n'eut Yen que sur une-échelie moins considérable, et ceux qui ar rivaient en Canada avaient au moins lesmoyensde s’y
- transporter eonvenablement et de vivre en attendant
qu'ils pussent se placer ou trouver du travail. Mais, de 4829 à 1838, le nombre des émigrés monta à 263,089 individus, pour la plupart appartenant aux classes les plus misérables de l’Irlande. 8i ces infortunés, que chassaient de leur patrie la misère et la persécution, n/avaient apporté avee eux que le spectacle de leur pauvreté, la charité du clergé canadien et les ressources qu'offrait un pays immense auraient trouvé promptement les moyens de les soulager. Mais, d’un côté, faute de soins attentifs de la part des agents di qugment des émigrants; de l’autre, par suite de V’avi-. dité des capitaines chargés de les transporter, et qui les entassgient leg uns sur les autres dans les navires, pour en retirer plus d'argent ; il arrivait depuis plu. sieurs années qu’il se faisait annuellement.une importar tion régulière de maladies contagieuses dans le pays!. Un grand nombre d’émigrés débarquaient malades, faute de soins et d'espace ; les vaisseaux où ces malsdiea prenaient naissance étant en mauvais état, surchargés,
en voyant
! Rapport du docteur Shey, député inspecteur-général des hôpitaux, d président de la Socibté des émigrés à Québec.
# HISTOIRE et $ mans ls een dd id |
rontaine, ma sr et un: ae gs ni tions, pour. y. administrer-aux. malades: etiéux 4 w | : bonds les soins charitables de son ministère.» ni Rat
| C'est encore ici un éloge à faire du clergé. edien, que, dans toutes les misères auxquelles mr
été l'objet des attaques des einamir Raï »
biens, et ceux du séminaire de Saint: itpic culier, servaient à soulager toutes les’ indig distinction, et à élever des écoles indifféremment pour tous.cœux qui voulaient s’y présenter. & use de églis ». V'Église Catholique, ‘ajoute encore lord Durham et mais » les services du clergé, siñombreux etai zélé, de oëtte blait Église ont été du plus grand avantage à la grande | ‘at
» masse des émigrésirlandais, qui se sont presque uni- ge » quement reposés sur les secours de charité et de relie mult » gion qu'ils en ont regus. » Ai : Canad étonnen
1 Rapport à la reine, etc, déjà cité.
guë ssintlicnehalt li vob én jour abc dns cètte ppstuim re. ra momie cs tete |
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pee dl de à mt Le ne étonnement \ mA he LS qu'un Frongais de la
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do la suinte UE serait. ‘der pti out td:
C'était: une firemibre- concession; à laquelle Plessis ne Mende ru enr vseit prêtré pl ht enable: À Montée oh: rélémagr de'suÿets d'origine britannique était-besucoup plus graudi-et où par conséquont il y: eKpit moins de jalousie nationale pornos" avaient non seulement: obtemu les avaient la direction- de: le rntbies: de cette ville, dväint ais à la disposition des Lrlandais l'ancienne épise des Récolléts.