‹ Histoire du Canada, de son Église, et de ses missions [microforme]Chapitre 24 sur 55 · DRE · texte numérisé non relu

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cusalnlle à para Sens svaix ni l'intdligence, ni l'éducation des fabriciens qui: avaient si malheureusement. Kaisté autrefois à Févêque Briand, alle mettait dans ses refus un entétement d'autant

saires sux. yeux da Lrlandais, la fobrique:de, Québes fut forcée: de se soumettre à une :œncession dont elle aurait dû se faireun mérite devant enx.

Ausaï était-ce. une chose émange-de: voir dans Québec le. ville eatholiqne par excellegoe, les sectes protestantes les moins nombreuses avoin des chapelles a des temples élégants, et les- Irlandais catholiques au sidireaans pasteur En voyant-rejgter lours prières, ile eurent regours à lapress,, et.des. écrits: nombreux. at véhémants .signalèrent. Fintolérance, des fabrisiens. de Kégjise de Québes, Lanonseil dé lafobriqués'asiembla,

etaprès de'violents débats ‘18 question denteurait encore indécise: Depuis qaélque temps M. Mk 1 Eahon, ! jeune prêtre irlandais plein” dent ité ex

été préposé au soin de ses compatriotes. Profitant — ass on rs engagés les Se

vœux des Irlandais: em tout pis buvent | revint encore’ 14 charge et s’adresen un dérnièré fs au ‘coidjutetf} qui le renvoÿa durémenit. :"Déla cbte alors il conrüt âu séminaire, et profitant d'un mo où l'archevêque Panététail seul, il 8e jets ads pieds ér le conjuränt dé signer lu pétition de ses Compatriotes. Lé bon prélat, complicé innocent des njüstes refus dé son coadjuteur et de la fabrique, se Îüissa facilemient toucher par les prières de Mao Mahoï; il prit 14 te donna sa signature, ‘et dès ce moMent-I fut un bd plus généreux bienfaiteurs de la nouvelle église. *

Elle fut bâtie dans une situation avantageus ‘as ta ville. Commiencée en 4834 sur un assez vasté plan, êlle ne fut terminée qu'éprès la mort de M. Panet, en 1833. M. Signaÿ avait succédé à l'archevéché de Qüébec: Les Irlandais le supplièrent de la béni mais'att joùr fixé pour cetté bénédiction l'archevêque sé trouva ab: sent de Québec ; l'on dut'avoir recours à M: Demers, vicaire-général du diocbse, qui ainsi que lui detnévrait au séminaire. L'église fut bénie et dédiée à saint Pa: trice, patron de l’Îrlaride, au milieu des eris de joie'et

de joie et

Du CANADA 201 d'allégresse du peuple irlandais. Mois, depuis lors jus qu'au moment où j'écrivais ces: lignes en Canada !, M.Signay n'avait pas daigné encore honorer une seule fois cette église de sa présence, quoiqu'elle fût au mi- | lieu de sa ville épiscopale, dans laquelle douze à quavent milé-dslmiins Missian ii macaq” peau. LA etat :

L'épiscopet de M. Panet fut signalé qer cette épidé

mie fatale qui, sous le nom de choléra, porta ses ra-

vages en peu d'années d’une extrériité du monde À l'autre. Une foule de: victimes, rapidement moissonnéés en Canada, descendirent dans la tombe ; Québec surtout fut frappé sans ménagement, et pendant plusieurs mois on n'entendié que: le triste bourdonnement des cloches, sonnant le glas des funérailles. À deux repri. ses, en 48314 et en:1833, ce redoutable fléau apparut à Québec, la première fois sous l'épiscopat de l'archevéque Panet, qui,en prodiguant dans ses mandements les consolations de la religion à son peuple, lui recommandait la prière. comme le moyen le plus efficace pour combattre. ce terrible fléau, et répandait en même temps d’abondantes aumônes. Lorsque l'épidémie reparut pour la seconde fois, il n'existait plus; M. Signayavait.pris sa place. Durant toute. la durée de ces deux effrayantes époques, le clergé canadien, à Québec ainsi qu’à Montréal, à la ville commeàla-campagne, se montra, man est tomjours æ à sites fans: de telles

| Mars 4846. : ne II 12

H1ASTOIRE circonstances, charitable et dévoué jusqu'à:le mo r portantà tous, avec l’intrépidité de la foi, dans la chan. mière du pauvre comme dans ls maison du riche, les secours sacrés de la religion.

Après avoir pendant sept ans gouverné patérrlle ment l'Eglise de Québec, M. Panet, qui.se sentait. flé. chir sous le poids de la vieillesse non moins que de l'épistopat, confia à son juteur l’administration de son diocèse (16 octobre 1832). Ainsi que son prédécesseur, il voulut terminer sa carrière à J’hôpital-général, qui avait vu mourir successivement presque tous les évêques de Québec. Sentant ss fin approcher, Je bon vieillard rappelait à ceux qui l’entouraient ces paroles desaint, Jean à ses disciples : « Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres. » Plein d'espérance et de résignation, il expira doucement,le 44 février 1833, à l’âge de quatre-vingts ans. Ses funérailles eurent lieu le 16 du même mois, en présence de lord Aylmer, gouverneur-général de la proviice, accompagné de ses officiers et d’un concours immense de citoyens de toute classe et de toute croyance. Il fut inhumé dans le chœur de la cathédrale, à côté de l’archevêque Plessis.

Le lendemain, Joseph .Signay prit possession du siége de Québec. M. Pierre-Flavien Turgeon, déjà proposé une première fois à la mort de Alone mie coadjuteur de M. Panet, le fut.derechef-pour coadjuteur de M. Signay. Cette proposition avait. eu:lieu à l'avance; et, quoique le bill de réforme obtenu par les Catholiques en Angleterre dût exempter plus. quejs-

DU CANADA 208 mais ceux du Canada de l’humiliante suprématiequ'ils avaient laissé prendre au gouvernement surleur église, . M. Signay n'osa toutefois se soustraire à l'approbation britannique. Il écrivit uns humble supÿlique à lord Aylmer, et celui-ci obtint du ministère à Londres des lettres qui sppprouvaient le choix qu’an avait fait de M. Turgeon. Ces lettres lui furent expédiées le 4 mars de la même année, après quoi le nouvel archevêque de Québec écrivit à Rome, en priant la Propagande de sanctionner le nomination du coadjuteur élu. Mais cette sanction trouva 1 des gbstaoles. L'abbé Saint- Germain, curé d’une des paroisses de l'ilede Montréal, était patronné paru grand nombre d'amis, qui désiraient vivement le voir arriver au siêge de Québec. Quelques membres du clergé s'upirant à eux, et is envoyèrent conjointement divers mandataires à Rome; ils cherchèrent à persuader à la Propagande que le choix de M. Turgeon était peu sympathique avec les sentiments des Canadiens, en suppliant la Congrégation de recevoir à sa place le curé Saint-Germain. Cette affaire traîna quelque temps en longueur ; mais le clergé de Québec, ayant appris les intrigues qu’on avait ourdies à Rome, pria l’archevêque-d’y envoyer en son nom d’autres mandataires qui pussent faire connaître plus nettement l’état des choses du Canada. Le vicairegénéral Maguire fut chargé de cette mission délicate; il s'en acquitta avec tout le zèle dont il était capable, et l'élection de M. Turgeon fut confirmée. Sans infirmer en rien les qualités personnelles de celui qu’on pré-

sentait comme son compétiteur, nous pouvons dire avec connaissance de causé que le nouveau coadjuteür paraissait réunir toutes les qualitésrequises pour’en fhirè un digne sctesseur de Laval, de Saint- Valier,et de Plessis; la science solide de M#Turgeon, sa piété éclairé, sa prévenance, et le charme d'une conversation instructivé, qué nous avons été plus d'une fôls à même D d'hppréciér, devaient lui mériter la faveur du Saint Siége. En coriséquénce de la décision donnée par la Propagande, il reçut ses bulles du pape Grégoire XVI, dé vénérablé mémoire, datées du 28 février 1834; et, - le {1:juin de là même année, il fat consacré à Québec, sous 1e titre d'érêqué de Sidyme *. Ki

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