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étendant l'épiscopat dans ces froides et sofnbres:con-
trées, le père commun des fidèles travaille. avec une infatigable et incessante activité à accroître, en tous lieux et jusqu'aux extrémités les plus barbares, le royaume de Jésus-Christ, dont il est le digue et auguste représentant sur la terre. :
La Nouvelle-Ecosse continuait, és son côté, à se pérer.sous l'administration sage et paternelle de son -vicaite-apostolique, Mais Burke, épuisé par des:travaux de tout genre, sentait le besoin d’un aide et d’un coadjuteur: Il avait à ce sujet écrit à la Propagande à Rome, et demandé qu’on lui donnât en cette qualité M. Thomas Maguire, le savant et digne. grand:vicaire de Québec, qu’il savait capable, mieux que tout autre, de le seconder dans son apostolat. Le Saint-Siége accéda à ses vœux, et Maguire reçut les bulles qui le nommaient évêque in partibus et coadjuteur au vicariatapostolique de la Nouvelle-Ecosse, Mais ce vertueux prêtre eut la modestie de refuser constamment la di- gnité qui lui était offerte, et les instances de M. Burke ne purent le déterminer à accepter. Il remit ses. bulles à l’évêque Plessis, qui en écrivit à Rome, et' Burke mourut la même année (1820), au mois de décembre, sans avoir eu la consolation de laisser. après lui-un successeur qui pût prendre le gouvernement du vicariat. L’archevêque de Québec. continua quelque: temps.à en prendre soin : il y envoya des missionnaires, même encore après la consécration de William Fraser, prêtre écossais, nommé, en 1821, vicaire- “malle de
ce. vertueux ment la dile M. Burke ses. bulles e, et Burke e décembre,
8 lui un sucdu vicariat.
temps. à en s, même enr, prêtre HA de
la Nouvelle-Ecosse, avec le titre d'évêque de Tanes,
: Fraser était un homme pieux, charitahle et zélé, bon théologien, mais avec fort peu de connaissances en ad-, ministration, et presque-exclusivement dévoué à cette. partie de éon troupeau qui était d’crigine écossaise. . Pendant vingt'ans qu'il demeura seul-chargé des fonc. tions de l’épiscopat dans cette contréé; il parutpresque. toujours oublier qu'il était évêque, pour ne s'oceuper que du détail des missions, comme le peut faire un sim-. ple prêtre, sans songer à en embrasser l’ensemble, ni: s'occuper des mesures: générales. Sa vie, laboriense et . austère, se'passa presque:tout entière parmi leé populations écossaises de son vicariat, du-côté d’Antigonish, à l'éxtrémité. septentrionale de la péninsule, où il résidait ordinairement. Aussi'les Irlandais, qui formaient. la majorité catholique: de la Nouvelle-Ecosse, se plaignirent-ils plus d’une fois avec amertume de leur évéque, en lui reprochant son indifférence à leur.égard ; mais cette indifférence n'existait réellement pas au fond deson cœur. Son caractère timide seul:donna lieu à-ce repro.he, Fraser ne s'étant jamais senti le courage de prêcher, on:même d’adresser à ses ouailles quelques paroles en anglais, lorsqu'il venait à faire ses visites. pastorales Las ceux nr n "entendaient sé cette langue.
Les Irlandais, et surtout ceux d'Halifax, dont la congrégation devenait chaque jour plus nombreuse ;, fatigués de cet état de choses et mécontents de voir que le vicaire-apostolique, dont leur ville avait auparavant,
toujours été le séjour depuis la fondation du vicariat, . svait fixé loin d'eux son siége, firent à la fin entendre leurs plaintes à Rome, en témoignant qus depuis vingt ans, c’est-à-dire depuis la mort d'Edmond Burke, ils avaient à peine, à de rares intervalles, eu le bonheur de jouir de la présence de leur vicaire-apostolique. Ces plaintes, plusieurs fois réisérées, finirent par exciter Vattention du Saint-Siége, et, après l'examen préalable de cette situation, il ne trouva d’autre moyen d'y mettre un terme, et de rattacher solidement William Fraserà la ville d’Halifex , qu’en le nommant évêque titulaire de cette ville, Elle fut, en conséquence, érigés en évéché;et M: William Walsh, prêtre irlandais d'ux: grand mérite, \fut en même temps adjoint au nouvel évêque d'Halifax , en qualité de coadjuteur, le 45 février 1842, Consacré l’année suivante sous le titre d'évêque de
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pont nomination d’un silines qu'il n'avait pas demandé chagrina le vieil évêque ; il en appela à Rome à son tour, et en attendant il refusa de rec voir M: Walsh. On s’y attendait à demi ; ‘le Pape alors, pour trancher les démélés qui s'étaient élevés entre les deux prélats, divisa le diocèse , et cette sage mesure parvint à satisfaire toutes les exigences. La partie la plus septentrionale de 1e Nouvelle-Écosse, où se trouve Antigonish ainsi que la majorité des populations écossaises, fut réunie au Cap-Breton et forms ainsi un nouveau diocèse, dont le siége fut fixé à
DU CANADA 219 Arishat dens l'île Madame, et d'Halifax Fraser fut transféré à Arishst. Par cette translation, M. Walsh devint sans obstacle évêque d'Halifax , gardant pour son dicebse la plus grande partie de }a Nouvelle. Écosse, où il avait déjà opéré quelques changements avantageux (27 septembre 1844).
Sous son habile et énergique direction, tout prit une nouvelle tournure dans cette partie dela province. Le collége de Sainte-Marie d'Halifax, si bien commencé par Burke, et depuis trop négligé par son premier successèur, fut mis sur un nouveau pied et livré à la direction de ttois ecclésiastiques: Par l'unanimité qu'il a su inspirer à la population irlandaise, nous avons vu de nos propres yeux" les merveilles qu'il a Es aux regards ébahis et jaloux du protestan-
ses l'évêque d'Halifair et les trois directeuts du collége, ce diocèse possédait encore quatorze où quihge prêtres pour une population de trente-cinq à quarante mille Catholiques: L'évêque d’Arishat comptait en 1846 une dixaine de prêtres répandus sur la surface de l’île du Cap-Breton et sept ou huit dans la partie de la Nouvelle-Écosse qui dépend de son diocèse 2. Le monastère de Tracadie, encore aujourd’hui gouverhé par le père Vincent, qui est fort âgé, n'avait qu'un seul prêtre de plus et doute frères lais.
je de mon passage à Halifax, en me rendant à Boston, en août et septem-
? M.William Fraser est mort à Antigonish, le 4 du mois d'octobre 4854.
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. Après avoir travaillé avec. un grand piles
plusieurs années à étendre la foi dans les pays soumis
à son obédience , Mac Eachern, vicaire-spostolique de l'ile du Prince-Edward et du New-Brunswick, avait vu ériger son vicariat en évêché titulaire , sous le nom
de Charlottetown. C’est dans cette ville; capitale de l’île du Prince-Edward, que le nouveau siége fut placé
(44 août 1829). Six ans après, l'évêque Mac Eachern mourut, laissant ‘vacant le nouveau siége. . Le.clergé.
de Québec, qui cherchait à exercer encors une sorte de
voulut déuhetipour suotostent à l'éndque ao ee un prêtre Canadien, M. Antoine Gagnon, dont la no
mination fut vivement sollicitée à la: cour de Rome, Mais il ne réussit pas à l'obtenir. M. Bernard-Donald M'Donald, prêtre. irlandais de :14.mission du Prince. Edward, fut justement préféré pour cette raison par le SaintSiôge, qui lui donns l'institution. canonique en 4837, et il vint à Québec se faire consacrer évêque de Charlottetown, le 45 octobre suivant. Prélat bon et ‘zélé, il travailla avec ardeur à procurer de nouveaux «missionnaires à son dioëèse , et commença la construc- ‘tion d'un vaste collége et d’un séminaire à un à mille de la ville deCharlottetown.
Les besoins du New-Brunswick, is il pouvait difficilement suffire par lui-même, luifaisant sentir tous
1 Archives de l’archevéché de Québec.
SESSETESSVESE
BETSRES
à un mille de
els il pouvait
DU CANADA 221 les avantages que cette province retirerait du séjour
d’un évêque particulier, l’évêque de Charlottetown en
écrivit à Rome, en proposant la nomination deWilliam Dullard, prêtre irlandais. Le Saint-Siége comprenait trop bien les intérêts des peuples, pour se refuser à partager un diocèse aussi vaste et placé dans des conditions aussi avantageuses que le démontrait M. Mac Donald. Le New-Brunswick fut, èn conséquence de sa recommandation, érigé en diocèse (4842) , et le Pape, en le détachant de celui de Charlottetown, lui adjoignit encore les Îles de la Magdelaine. William Dullard était un élève du séminaire de Québec. il fut consacré dans cette ville, le 41 juin 4843. T1 vint ensuite fixer sd résidence épiscopale Frédéricton, capitale du New-Brunswick ; ; il y mourut eu mois d'août 4854. Le nombre des missionaires de ce diocèse, en y comprenant l'évêque, était de vingt-trois-en 1846, et la population catholi-
que de quarante-cir. 4 à cinquante mille âmes. Celle du
Prince-Edward est d’au moins quarante mille, sur une population totale du double trees avec dix missionnaires, oh Compris l'évêque.