‹ Histoire du Canada, de son Église, et de ses missions [microforme]Chapitre 3 sur 55 · CHAPITRE &X · texte numérisé non relu

CHAPITRE &X

DEPUIS LA PAISE DE POSSESSION DU SIÉGE DE QUÉBEC PAR JEAN-FRANÇOIS HUBERT, EN 4788, JUSQU'À LA MORT W'OLIVIER BRIAND, ANCIEN ÉVÊQUE pe quésec, EN 4794.

Jean-François-Hubert, neuvième évêque de Quéhre. Son caractère. Influence

britannique dans lés choic épiscopaux. Bailly de Messein élu coadjuteur. Son esprit'et ses lisisons avec les Anglais. Il est consacré évêque de Capse. Ses divisions avec l'évêque de Québec. Projet d’une univeraté à Québec. Conduite opposée des deux prélats et réflexions à: ce sujet. État des établissements d’instruction publique en Canada à : eu “se (2790). Mort du père 4e Glapion, ancien supérieur des Jésuites &+ 4: *: Conduite insultante du cosdjuteur envers l'évêque de Québec. Dour . rsternation des. bons Catholiques. Dissolution a la maison des Jésui :- ‘:: ntréal (1791). Suppression dé plusieurs fêtes chômées en Canada. Lu svserve du clergé protestant en Canada. Érection de l'évéché anglican de Québec. Jacob Mountain, premier lord b'shop of Quebec (4794), installé dans l’église catholique des Récollcts. Maladie, repentir, et mort de l'évêque de Capse, coadjuteur de Québec. Elte est suivie de celle d'Olivier Briand, ancien évêque de cette ville.

Huit jour: après la mort de Mariaucheau d’Esglis, Jean-François Hubert prit possession du siége de Québec (12 juin 1788). Zélé pour l'observation exacte de la discipline ecclésiastique, il commença son épiscopat en cherchant à mettre un terme aux abus que la facilité et les manies de son prédécesseur avaient introduits dans le diocèse. Mais il n'avait pas lui-même toutes les lumières nécessaires pour voir parfaitement ce qu’il était opportun de faire dans les circonstances présentes,

| ni la fermeté qu'il fallait pour tenir la main à ce qu’il

aurait une fois corrigé, Avec infiniment moins de tact et de sagesse que l’ancien évêque Briand, il se trouva naturellement bien plus que ce prélat accablé sous le poids d’une administration-qui demandait une: force et uné énergie d'autant plus grandes, que son prédécesseur avait montré plus de faiblesse et d'incapacité. Ses premiers pas annoncèrent tout ce qu’il serait durant le cours de son épiscopat. Incertain, chancelant, ne sachant à qui se confier, n ayant aucun des appuis qu'il aurait eus s’il avait trouvé les dignitaires hiérarchiques qui entourent ordinairement l’évêque titulaire, il commença par des actes qui ne plurent à personne. Situation déplorable pour un pasteur, et qui se renouvela plus d’une fois encore pour les évêques de Québec ; situation dont on ne peut accuser que la politique machiavélique du gouvernement britannique, qui s'était plu d’abord à isoler l’épiscopaten détruisantlechapitre, et à faire ensuite créer un évêque inhabile et dénué des capacités les plus ordinaires, pour le mettre à la

‘ tête d’un si vaste diocèse, Grâces, néanmoins, soient

rendues à l’Auteur de toute miséricorde, qui, dans des circonstances aussi critiques , préserva le troupeau à cause des bonnes intentions du pasteur, et bouleversa les espérances chimériques de l’hérésie! Car, s’il est permis de s'exprimer ainsi, là où l’évêque se trouva trop faible pour maintenir la foi, la foi se maintint par les grâces singulières découlant de l’épiscopat dont il était revêtu.

Ainsi qu'aux deux élections précédentes, le choix

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