‹ Histoire du Canada, de son Église, et de ses missions [microforme]Chapitre 32 sur 55 · HISTOIRE rm name dt à · texte numérisé non relu

HISTOIRE rm name dt à

tlonge de la rivière Ouse ou Grid -iviène qui ps jette dans le lac Erié, auprès de Sherbrooke. Les autrés; ayant vendu @e qu'ils possédaient, allérent former des établissements dans le voisinage du:1no Michigan, et à la Baie-Verte, où on les connaît encore sous le nom d’Indiens de New-York. Ces Iroquois, qu'on pour-

rait, suivant l'expression d’un missionnaire *, sppeler

1 Les cm on VE tegués, uyoguins, et Tzononthouans. “ni 28: Chan, de la Compagnie de ec, FF

DU CANADA 281 les Romains de l'Amérique, s incorporaient se

| RQ 1844, et parcourut; Leeshonie, de la Grande- Rivière. Leur nombre, en cet endroit, montait à deux mille trois ‘vents Ames, dont environ. deux mille étaient encore. infidèles : ils avaient conservé. le sacrifice du chien. blanc ‘.. La civilisation chez eux. n'avait fait suoun progrès. Encore quelques années, remarquait le même. “missionnaire, et Yonne trouvers:plus de ces Sauvages sur les rives fleuries de VOuse; ils s'éloignent graduellement, etle gouvernement anglais fait Juimême ses ‘efforts pour les détacher de cettegontrée. Dans leur abaissement, leur nom inspire encore de la terreur aux autres Sauvages; mais le voyageur qui connaît leur histoire n ‘éprouve, en les voyaut, d'autre sentiment que celui de la onu et.de étonne Aa seconde un c'est-hdire. délemtuite, n’a rien de commun avec celle des-Troquois. Elléest presque universelle, depuis: la baie. d'Hudson. jusqu'aux Montagnes-Rocheuses. C'est: la. langue du commerce ; elle a plusieurs dialectes, mais qui différent-peu l’un de l'autre, Les Hurs, mn les restés: habitent l’ar-

‘1LeP. Che de Cned, sde 1 Propre à la Foi, avril 1845.

Il 48.

282 HISTOIRE chipel des Manitoulines, parlent un de ces dialestes. Mais les principales tribus comprisés maintenant sous ont pére a ambre de but à di mil dans chigart, au diocèse de Détroit.

| Le gouvernement anglais svait partagé, ais >

couronne. Le révehu Ses de ces fonds est einploy à bâtir dés églises, des écoles Dane

faire aussi de qu’on appelleles Présents, d'athdire une distributiotatinuelle d'armes et de munitions, de ss ca de laine, CPT ee qu

del perte da let bb ‘3 Dane an 1890qué desniseionnatres ag a % :

- tentèrent de füre des prosélytes parmi les Indiehs du

Haut-Canada. Ces préténdus missionnaires étaierit inéthodistes ; ils ne parvinrent qu'avec peine à fonde trois établissements bien füibtes. “Mais par leurs courses} et à l'aide de leursussenibléés noëtarties où éui-hectihgs,

pme verrine ei certains éndroité, “est le seul obstacle sérieux, pour aitisi dire, qué jidsbrite le protestantisme. Car, malgré toutes ses ressources, l'église établie d'Angleterre n’est point une rivale dan-

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gereuse, aussi a fr el RS primes bre bre

ets des Jun, Vus Pots ee.

fut le premier qu'on envoya, etil établit sa station dans. la grande tle Manitouline. Plus tard, lorsque par les soins de l’éyêque de Montréal les pères de la Compagnie de Jésus enrent repris possession dn Canads, le pre: mier posté qu'ils oecupèrent fut celui de Sandwich, situé au même lieu où" avait Seuri jadis ls célèbre mis-

sien de l'Assomp.ion, sur la rive canadienne de ]n rivière de Détroit. C'est là que les Jésuites avaient réuni autrefois les Hurons catholiques qui avaient refusé d’aller se joimdre à ceux de Lorette, après qu'ils eurent été vaincus par les Iroquois et décimés par la famine, Leur dernier missionnaire jésuite, le P. Pothier, qui mourut en 1784, fut ensuite remplacé par Jean-François Hubert, depuis évêque de Québec. L’Assomption de Sandwich offrait maintenant aux Jésuites un ministère important à remplir auprès des Catholi. ques d’origine française et des Irlandais qui habitaient en‘grand nombre dans sesenvirons, et dans ceux de la petité ville voisine d’Amhe-stburg, située comme Sandwich à une courte distance du lac Saint-Clair.

Le coadjateur de Kingston avait continué sa visite pastorale, après avoir administré les sacroments aux Sauvages dé la grande Manitouline. H avait dirigé sa

284 HISTOIRE course vers: le Seult-Sainte-Marie, en parcourant les restes des anciennes missions des Jésuites qui se trouvaient sur son chemin. Les Sauvages partout se pressaient au devant de lui, et les .wigwams encore. infdéles lui promettaient: de se converti si. on leur envop ape Mn Bari rive rite de ls Bantede Métis, eBmerensiiresnis; iontlemsblefer mait un village de deux cents âmes. Les protestar avaient établiune mission en cet endroit; maïs leur ministre avait eu si peu: de succès dans les tentatives

qu’il avait faites pour séduire ces bons Catholiques,

qu’il venait d’abandonner a pléce pour y plus retourner. Uii empressement extraordinaire se manifestait parmi tous œs chrétiens à la vue de leur pasteur, mt amn mr mr périr faute de prêtre.

M. Gaulin Sameurs un jour.et demi à l'ile Saint- Joseph, la dernière des grandes Manitoulines:; il y sdministra les sacrements à une petite peuplade de

quatre-vingt-dix âmes, dont les bonnes dispositions le touchèrent vivement. Ra he 0h

sachém de la tribu des Chippewes ui aseurs. que, s’il pouvait envoyer un missionnaire sur les bords du’lac Supérieur, il y recueïllerait certainement une bonne et abondante moisson. Dans l’île Manitouline, les protestants avaient fait de nouveaux efforts: pour attirer les Sauvages à leurs meetings soi-disant religieux. Ils es-

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eux. Ils es-

DU: CANADA 285 péraient triompher facilement de leur résistance en leur offrant une plus grande quantité de vivres pour leurs repas, qui jusqu'alors avaient été d’une’ extrême frugalité. Sur les offres du ministre qui les pressait vivement, le fils d’un chef sauvage répondit avec hatdiesse : — Tu te trompes fort, si tu nous crois assez vils pour vendre notre conscience à notre ventre. Garde tes vivres et fais ta prière comme tu l’entends.

L'évèque Mac Donell était mort, au commencement de l’année 1840, en Ecosse, où ilétait allé visiter sa fa-

mille. Remi Gaulin prit alors possession de l'évêché

de Kingston. Malgré des infirmités gagnées prématurément dans le ministère pénible qu'il avait autrefois

à l’amélioration ‘de s6n diocèse: Secondé par ‘le zèle

pieux du-chanoine Prince, depuis coadjuteur de Montréal, le nouvel évêque de Kingston appela dans sa ville épiscopale les filles de la congrégation de Notre-Dame, dont'il avait eu tant de fois occasion: d'apprécier les services dans le Bas-Canada. Leurécoles'ouvrit dans cette ville le.25 novembre 1844 ; jour anniversaire de celui où, cent-quatre-vingt-deux ans auparavant, la sœur Marguerite Bourgeois, leur fondatrice, avait commencé sa première classe à Montréal. Deux autrés écoles s’ouvrirent bientôt après pour lés-enfants pauvres des catholiques de Kingston, et: l’année suivante le prélat organisait, parmi les dames les plus distinguées de la

ville, une sssociation de charité poux l'assistance des

malades et pour d’autres bonnes œuvres. Cette asso-

286 HISTOIRE ciatiof était nécessaire pou” combattre les efforts des protestants, qui, par des moyens analogues , cher. chaient à attirer à eux les Catholiques pauvres. Elle fut le prélude de l’arrivée d’un certain nombre de religiéuses hospitalières de l'Hôtel-Diea de Montréal , qui vinrent quelques mois après ouvrir un .hospice à Kingston. L'accroissement sensible des Catholiques ayhht fait sentir à M. Gau in la nécessité d’avoir une autre église dans le ville, il jeta les fondoments d'un second édifice plus vaste que le premier, qu’il destinait à devenir ls cathédrale de Kingston ; il coneteuialé on même temps ün collège etun séminaire . : * Les missions que l'évêque de Kisiston svait-visitées quelques dânées auparavant continuaient d'offrir l'as. pect le plus consolant. Une visite qu’il fit dans les dis. tricts de Newcastle et de Midland, qui comprenaientune … dixaine des townships de l’intérieur parmi lesquels au. can évêque ne s'était jattais rendu auparavant, ne-oi donna pas moins de consolation pour le présent que d'espoir pour l'avenir. Avec l'émigration, le nombre dès Catholiques croissait chaque} jour danscettecontrée, et l'on voyait sur tous les points surgir de nouvelles églises, Dans la partie que M. Gaulin avait visitée en +849, il avait consacré quatre nouvelles chapelles et deux grandes églises en pierre de taille, l’une à Péter. borough, petite ville sur la rivièsé Otanabée, et l’antre ES SARA EEE TRUE LE

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