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1 ft voir que, dans ces circonstances et par suite de la position prise par Sir John-A. Macdonald et ses amis, et des instructions reçues du gouvernement de Sa Majesté, qui avait voix au chapitre, l’amnistie ne pouvait être votée
‘sans le bannissement de Riel et de Lépine pen-
dant cinq années.
Les membres du gouvernement impérial, comme Lord Dufferin lui-même, étaient clairement d'opinion qu’une amnistie complète ne pouvait pas être accordée en chefs de l’insur. rection.
ait ex devoir tirer parti des embarras du ministère dans l'intérêt de leur parti. Ils reprochèrent aux chefs libéraux de la province d’Ontario, d’oublier leurs violentes dénonciations contre les meurtriers de Scott et se moquèrent de la punition anodine infligée à ceux dont {ls avaient mis la tête à prix. Les conservateurs, dans la province de Québec, accusaient:leurs adversaires de trahison et réclamaient F’amnistie pleine et entière, mais leur demande fut repoussée par une grande majorité, et la motion Mackenzie fut votée par 152 voix contre 28.
Sir John Macdonald s’absenta pour ne pas voter, et, quelques jours plus tard, il vota, avec la majorité de ses amis, pour la motion d’expulsion proposée par M. Bowell.
eurent de la peine à défendre leur conduite contre les attaques violentes de leurs adver saires.
Les conservateurs crurent de bon aloi de se
venger des dénonciations dont ils avaient été
lobjet en accusant à leur tour les libéraux de
manquer à leurs promesses et à leurs engage.
ments,