‹ Histoire du Canada depuis la Confédération, 1867-1887 [microforme]Chapitre 6 sur 35 · LES FÊNIENS. — LA RETRAITE DES SOLDATS ANGLAIS DU CANADA · texte numérisé non relu

LES FÊNIENS. — LA RETRAITE DES SOLDATS ANGLAIS DU CANADA

Les troubles du Nord-Ouest étaient à peine apaisés que des bandes de Féniens qui s'étaient formées aux Etats-Unis franchissaient la frontière, à Missiquoi, dans les cantons de Eat, et dans le comte de Huntingdon. Quelques compagnies de vojontaires les repoussèrent sur le sol américain où le gouvernement des Etats-Unis fit arrêter leurs chefs. Les Canadiens-Français ne furent pas les derniers à voler à la défense de la frontière.

Peu de temps après, le pays apprenait avec étonnement que le gouvernement impérial avait décidé de retirer du Canada tous ses soldats et de ne laisser qu’une faible garnison à Halifax.

Cette décision émut l'opinion publique, souleva dans la presse une vive discussion et provoqua des réflexions amères, On disait qu’il ap-

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partenait à l'Angleterre de nous défendre en cas de guerre, mais les hommes d'Etat anglais prétendaient que le Canada était capable de pourvoir à sa police intérieure et que c'était tout ce qu’on pouvait exiger de iui.

Les Canadiens ne virent pas sans regret partir les beaux régiments qu’à Montréal, à Qué. bec, à Toronto et à Kingston on aimait tant à voir parader, et dont les brillants uniformes et les fanfares éclatantes réjouissaient. la population.

Mais le sort en était jeté ; à la fin de l’année 1870, il ne restait plus un seul soldat anglais en Canada, excepté cependant la garnison d’Halifax,

Cette décision du gouvernement anglais et le sans-gêne avec lequel les intérêts canadiens furent sacrifiés par le Traité de Washington suscitèrent des commentaires peu favorables à l'Angleterre,

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