‹ Histoire du Canada et des canadiens français, de la découverte jusqu'à nos joursChapitre 3 sur 23 · CHAPITRÉ II · texte numérisé non relu

CHAPITRÉ II

Pe la fondation de Québec au traité de Saint-Germain-en-Laye (1608-1632)

Malgré les déboires qu'il avait éprouvés et qui l'avaient forcé d'abandonner l'Acadie à elle-même, M. de Mons, avec une ténacité toute huguenote, n'avait pas cessé de rêver d'un vaste établissement dans le Nouveau-Monde. Seulement, et sur les conseils de Ghamplain — qui, on s'en souvient, avait une première fois remonté le Saint- Laurent en 1003, — M. de Mons se décida, cette fois, pour les bords de ce grand lleuve. Ami personnel de Henri IV, il avait pu, ce prince vivant encore, lui faire agréer ses projets et il avait été rétabli par lui, à partir du mois de janvier 1608, dans le privilège exclusif de la traite des pelleteries, qu'une cabale jalouse lui avait une première fois fait retirer.

Peu de temps après (13 avril 1608), deux navires partis de Honfleur cinglaient vers le Canada ; l'un, portant Pontgravé, devait s'arrêter à Tadoussac, pour le trafic des pelleteries; l'autre, commandé par Ghamplain, — « qui s'embarrassait peu du commerce et qui pensait en citoyen », écrit le P. Charlevoix, — devait

HISTOIR] Dl CANADA

remonter plus haut dans le Saint-Laurent et y fixer l'emplacemenl des colons qu'il emmenait avec lui. a Je cherchai, 'lit Champlain, un lieu pournotre habitation ; mais je n'en pus trouver de plus commode, ni de mieux situé que la pointe de Québec, ainsi appelée des sauvages '. el qui étail remplie de noyers, d L'emplacement était en effet admirable, sur un promontoire (''levé, formant une citadelle naturelle et abritanl un porl profond, au point le plus central de cette grande artère fluviale du Saint-Laurent, tel, en un mut, qu'on pouvait le souhaiter pour un village qui devait être l'eiubryon d'une capitale.

A peine débarqué, Champlain mit ses gensàl'ouvrage, fit abattre des arbres et construire des baraques pour lui el les siens, « el commença d'y faire défricher des terres, qui se trouvèrent bonnes. » — « Le pays est beauet plaisant, écrit Champlain, et apporte toutessortes •le grains et degrainesà maturité, y ayant de toutes les espèces d'arbres que nous avons en nos forêts par deça,el quantité de fruits, bien qu'ils soient sauvages^ pour n'être cultivés, comme noyers, cerisiers, pruniers, vignes, framboises, fraises, groseilles vertes et rouges. La pêche du poisson y est en abondance dans les rivières, et il y a quantité de prairies et du gibier qui est on nombre infini .»

Les contrées au centre desquelles se fixaient les Français étaient alors occupées par quatre principales tribus ou «nations » sauvages : les Algonquins et les

i Lo mol ili' Kébec, en langue algonquine, désigne un détroit nu le rélrécissemenl du courant d'une rivière. Oh ^;iit que Québei f^t bâtie -m- un promontoire en un endroit "ù le Saint-Laurenl se 1 1 e entre ses rives.

LA NÛTTE1 ! E ! "i; ^Ni ! ~>'t

Montagnais établis au nord du Saint-Laurent; les

Wyaudots ou ce Hurons » (ce sobriquet leur fut donné par nos Français) occupant lés terrés au nord des lacs Erié et Ontario; enfin léslroquois, qui se partageaient eux-mêmes en cinq nations et qui tenaient tout l'espace au sud du Saint-Laurent et du lac Ontario.

Depuis longtemps ces tribus étaient enguerreles unes contre les autres. Au printemps de l'an 1609, les Montagnais, les Algonquins et les Hurons, ayant constitué une sorte de ligue pour se venger des Iroquois qui leur avaient infligé des déprédations et i\(>* injures nombreuses, vinrenl solliciter l'alliance dos Français, nouvellement installés à Québec. Champlain accepta, — peut-être un peu hâtivement et sans s'être renseigné suffisamment sur les forces <\<>> Iroquois, — de prêter main-forte à ces sauvages voisins, etil engagea du coup la colonie naissante dans une longue suite île guerres où il se trouva que les Iroquois, — soutenus plus ou moins ouvertement par les Hollandais, puis par les Anglais, — avaient plus de vigueur, plus de férocité que nos alliés, si bien qu'il fallut plus d'une fois composer avec eux, sans être jamais sors de leur parole, et qu'ils constituèrent un danger permanent pour la sécurité et la paix de nos établissements.

Sans doute, la première expédition obtint le succès qu'avait espéré Champlain. Après avoir remonté la rivière des Iroquois (nommée depuis : rivière Richelieu), Champlain rencontra le principal parti de ses adversaires sur les bords du lac qui porte maintenant le nom de lac Champlain (29 juillet 1G09). De part et d'autre on se prépara au combat. Les sauvages, raconte un historien, passèrent la nuit à danser, à chanter, à se

provoquer d'un camp à l'autre, à la façon des Grecs et des Troyens d'Homère, et. lorsque le jour fut arrivé, ils .s'armèrent et se rangèrent en bataille. Les Iroquois s'avancèrent au petit pas, sous la conduite de trois chefs que distinguaient de grands panaches. Comme ils se préparaient à faire une décharge de leurs flèches, les alliés ouvrent leurs rangs et font place à Champlain. Son habillement et ses armes étonnent d'abord leslroquois; mais 1'étonnementdevient terreur, quand deux chefs Iroquois tombent raides morts, frappés par une arme insolite qui semble avoir dérobé le feu du ciel; le troisième chef tombe lui-même mortellement blessé. A ce spectacle, les alliés poussent de grands cris «le joie, tandis que les Iroquois, épouvantés, prennent la fuite en désordre et se réfugient dans les bois.

Quoiqu'il eût presque à lui tout seul dispersé cette troupe de sauvages, ce n'était pas là une de ces victoires dont Champlainpût s'enorgueillir, car il la devait moins à son courage personnel, qui ne fut d'ailleurs jamais mis en doute, qu'à la supériorité de son armement. Plus tard, quand les Iroquois auront appris des Hollandais l'usage de la poudre et des armes à feu, ils seront moins aisés à vaincre et plus excités par le souvenir de cette première et sanglante défaite.

A l'automne suivant (1609), Champlain retourna en France et vint rendre compte de ses découvertes au roi Henri IV, qui l'accueillit très favorablement et le continua dans son commandement. Malgré le découragement qui commençait à prendre M. de Mons et ses associés, à qui des intrigues de cour avaient fait perdre une fuis de plus le monopole de la traite, Champlain put encore obtenir quelques secours de la compagnie,

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et ramena avec lui des ouvriers qu'il destinait aux travaux de sa ville naissante.

Ses sauvages alliés, Hurons, Montagnais, Algonquins, attendaient son retour avec impatience pour lui proposer une nouvelle expédition contre les Iroquois. Champlain accepta encore de les conduire au combat, et sa présence et ses armes assurèrent le succès de cette nouvelle expédition comme elles avaient fait de la première. Cependant, la flèche d'un Iroquois qui l'atteignit et lui fit au cou et à l'oreille une légère blessure dut l'avertir de ce qu'il y avait pour lui de téméraire dans ces aventures où il n'avait d'ailleurs à recueillir ni grand profit, ni grand honneur.

C'est au retour de cette campagne qu'on apprit à Québec la mort tragique de Henri IV. La consternation lut extrême de cet événement, et Champlain, que le roi avait honoré de sa bienveillance, sentit tout particulièrement l'étendue de cette perte. Pressentant que le sort et l'avenir de sa chère colonie allaient se décider à Paris, il se hâta de repasser l'Océan. « Champlain, remarque à ce propos le P. Charlevoix, ne faisoit qu'aller et venir de Québec en France, pour en tirer des secours qu'on ne lui fournissoit presque jamais tels, à beaucoup près, qu'il les demandoit. La cour nesemôloit point de la Nouvelle-France et laissoit faire des particuliers dont les vues étoient bornées, qui n'avoient point d'autre objet que leur commerce et ne songeoient qu'à remplir leurs magasins de pelleteries, s'embarrassant peu de tout le reste... Les troubles de la régence, le défaut de concert entre les associés, la jalousie du commerce qui brouilla les négociants entre eux, tout cela mit bien des fois la colonie naissante en danger d'être

étouffée dané son berceau, el l'on ne sauroil trop admirer le courage de M. de Champlain, qui ne peuvoii taire un pas sans rencontrer de nouveaux obstacles, qui consumoil ses forces sans songer à se procurer un avantage réel, ci qui ne renoriçoil pas à une entreprise pour laquelle il avoil continuellement à essuyer les caprices des uns ci la contradiction des autres. »

H faut, en effet, savoir d'autânl plus do gré à Champlain de sa persévérance que les motifs do décùuragemeni étaiènl plus nombreux. M. de Monsavait perdu le pfij de crédil qu'il avail gardé à la cour, en dépit du I1. Cotton, taid qu'avait vécu le « Béarnais ». Les jésuites intriguaient auprès de la reine-mère, sous je i ouvrit de Mme de1 (iuerrlieville, (donl nous avons déjà vu le rôle en Àcadie), pour se faire envoyer comme missionnaires, c'est-à-dire connue maîtres, dans la colonie. Fatigué de luller, M. de Alons conseilla à Champlain, dans une entrevue qu'ils eurent à Pons en Saintonge, de chercher un autre protecteur, et lui abandonna le soin de toute l'entreprise, Champlain, en effet, — et quoiqu'il vînt d'épouser (au commencement de 4611) une jeune tille protestante, Hélène Boulay, tille d'un secrétaire de la chambre du roi, — devait à sa profession de catholicisme d'être mieux en cour, étant moins suspect aux jésuites, il parvinl donc à décider quelques grands seigneurs à prendre le Canada sous leur patronage. Ce lui d'abord le comte de Soissons qui recul le litre de u lieutenant général au pays delaNouvdle-Fran'ce » : puis, à la morl du comte, survenue peu de temps après, celui le prince de Cûndé, nommé « vireroi " parla reine- régenté el qui maintint Champlain

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comnieson lieutenant, avec le gouvernement effectif fie ];i colonie.

De retour à Québec (mai 1(313), Cbatnplain reprit ses voyages de reconnaissance dans l'intérieur du pays.

Vers ce temps, les découvertes de l'Anglais Hudson du côté de la baie qui a, depuis tors, porté son nom, le stimulèrent à rechercher cette grande route maritime ou fluviale vers l'Inde et la Chine, objet des espérances de tous les navigateurs d'alors! Il franchit, sur la foi de rapports imaginaires, le saut Saint-Louis, au-dessus du Mont-Royal (Montréal), dont il remarque et décrit la position avantageuse, remonta rOutaouuis ou rivière dés Algonquins jusqu'à l'île des Allumettes, s'aboucha là avec les sauvages, et revint sur ses pas, renonçant, sur les nouveaux rapports qu'il avait reçus, à trouver cette route du nord où il tendait.

En 1615, nouveau voyage. Champlain remonte en ore l'Outaouais et leMataouan, l'un de ses affluents, puis s'âventurant vers l'ouest, par le lac Nipissingue et la « rivière des Français », il parvient jusqu'à la « mer Douce » ou lac Huron, en côtoie [(:'<■ bords dans la direction du sud-est, vient par terre jusqu'au lac Ontario, hiverne avec les Hurons et, l'été suivant, retourne à Québec, où il trouve un accueil d'autant plus enthousiaste que le bruit de sa mort l'y avait précédé.

De retour de cette expédition où il avait l'ait de si notables découvertes et où il avait pu constater aussi la difficulté d'atteindre le bout du Nouveau-Monde, Champlain se préoccupe de consolider son établissement dé Québec. Mais, comme nous l'avonsvu, en travers de tous ses projets venaient toujours se mettre les rivalités de vues des personnages de la métropole, —

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courtisans, traitants ou missionnaires, — qui considéraient la colonie comme leur chose propre et subordonnaient l'intérêt général à leurs visées particulières.

Durant un séjour de quelques mois en France, pendant l'année 1014, Ghamplain s'était employé, sous les auspices «lu prince de Condé, à constituer une nouvelle soriété pour l'exploitation du Canada; les marchands de Saint-Malo, de Dieppe et de La Rochelle devaient s'en partager les actions; mais ceux de lia Rochelle temporisèrent si longtemps pour s'engager, qu'on se passa d'eux. Cette société, constituée pour onze années, devait faire passer au Canada des artisans et des laboureurs, outre quelques récollets pour la « conversion des infidèles » et «. l'exaltation » de la foi catholique. A peine arrivés, ceux-ci s'immisçaient déjà dans la conduite des affaires et y apportaient leur étroit esprit monacal. « Dans la vue d'obtenir que la mèrepatrie apportât quelque remède aux maux qu'ils avaient constatés, ils engagèrent Champlain à tenir un conseil auquel ils assistèrent avec six des habitants les mieux intentionnés et les plus intelligents. Dans cette assemblée il fut conclu qu'on n'avancerait rien si l'on ne fortifiait la colonie en augmentant le nombre des habitants, et si l'on n'obtenait que la liberté de la traite fût m lifféremmenl permise aux Français et quà lavenir les huguenots en fussent seuls exclus l. » C'était un essai de révocation de l'édit de Nantes en Amérique. Ce conseil manifestait encore son esprit en demandant la fondation d'un séminaire et en insistant pour qu'on

i L'abbé Ferland. Goura d'hwtoire du Canada. T. !«*, p. 179.

soutint vigoureusement les" missions commencées, « ce

qui ne se ferait point si les associés ne venaient en aide à cette bonne œuvre. » Un terminait en déclarant que « M. le gouverneur et les Pères Eécollels n'étaient pas satisfaits des commis envoyés sur les lieux pendant l'année précédente. »

Dans le nouveau voyage que Champlain lit en France (J(il(3-10l7) pour tacher de faire agréer ces articles par la cour, il trouva toutes choses en désarroi, par suite des troubles de la Régence. Henri de Condé, chef du parti des princes, ligué contre la reine-mère ou plutôt contre son favori Concini, venait d'être arrêté et enfermé à Vincennes ; et quoiqu'il s'occupât fort peu de sa « viceroyauté » du Canada, Champlain était cependant fondé ;'i dire que « le chef étant malade, les membres ne pouvoient guère être en santé. » 11 y eut un moment deux « lieutenants du roi » pour la Nouvelle-France (le maréchal de Thémines étant le second), tous les deux réclamant les mille écus que la compagnie des marchands devait payer au titulaire de cette charge, mais ni l'un ni l'autre n'ayant cure autrement de la colonie. La compagnie des marchands elle-même qui avait, tant bien que mal, survécu à la retraite de M. de Mons et aux intrigues des jésuites, montrait d'autant moins de zèle pour les intérêts de la colonisation qu'à chaque instant elle se voyait menacée de perdre ses lambeaux de privilèges. Les Etats-Généraux, assemblés en 1618, avaient pris en considération la demande des députés de Bretagne, réclamant la liberté du commerce des pelleteries. Champlain s'employa de toutes ses forces pour empêcher l'effet d'une mesure où il entrevoyait la ruine de la colonie. Il y réussit; sur quoi lésinai-

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chands de Rouen el de Saint-Malo, rassurés pour leurs intérêts, lui firent, pour l'année 1<'>1(.>, les plus belles promesses. L'expédition donl ils avaient promis de Paire les frais devail comprendre, d'après le mémoire de Champlain1, «quatre-vingts personnes, y compris le chef, Lrois prêtres recollets, commis, officiers, ouvriers el laboureurs. » Mais ces dispositions n'eurent pas d'effet. « L'année s'écoula cl ne se lit rien, non plus qtte la suivante que l'on commença à crier cl à se plaindre de cette société qui donnoit des promesses s;nis rien effectuer2. »

Tout linil cependant par s'arranger. Le prince «le Condé, reiidu à la liberté, avait cédé, pour onze mille écus, la lieutenance-générale du Canada au due de Montmorency. En 1G20, Champlain reçoit du roi et du nouveau vice-roi des patentes qui l'établissenl luimême, en qualité de gouverneur delà Nouvelle-France, avec charge « d'établir, étendre el faire conhoître le nom, puissance et autorité de Sa Majesté; cl à icclle assujettir, soumettre el faire obéir tous les peuples de la dite terre el les circonvoisins d'iceîle et par le moyen de ce el de toutes les autres voies licites, les appeler, l'aire instruire, provoquer et émouvoir à la connoissance el service de Dieu et à la lumière de la loi el religion catholique, apostolique et romaine, la y établir el en l'exercice et profession d'iceîle maintenir, garder el conserver lesdits lieux sous l'obéissance et autorité de sa dite Majesté. »

Forl de cette commission, Champlain repartit pour le Canada, emmenant avec lui sa famille, qu'il avait

' Voyagi Je ChatupUiin, p. 219.

jusque-là laissée en France. Le nouveau gouverneur, en débarquant à Québec, prit possession de son gouvernement avec quelque solennité : « On tira le canon, en signe d'allégresse, et chacun cria : Vive le Roi!... » Peu de temps après, commençaient les travaux de construction « du fort et château de Saint-Louis. »

Toutefois, le gouvernement de Champlain ressemblait un peu à celui de Sancho Pança, dans son île de Barataria. Encore eelte fameuse ile comprenait-elle mille maisons, taudis qu'après quatre ans de son gouvernement, lacapitalede Champlain ne comptait encore que cinquante habitants, y compris les femmes et les enfants1, (l'était peu pour remplir le redondant programme des lettres patentes que nous venons de citer plus liaut. Aussi Champlain no se lassait-il [tas de réclamer des renforts. Mais quand il demandait des colons, on lui envoyait <\c^ moines. Les Pères Récollets, nous lavons vu, s'étaient établis, «lès 1645, au nombre de quatre, à Québec, où on leur avait bâti une chapelle et un couvent; d'autres religieux, du même ordre, vinrent, les années suivantes, se joindre à ceuxlà, et l'un de leurs premiers soins fut de crier haro sur les huguenots, prétendant que ceux-ci « obligeoient les catholiques à assister à leurs chants de Marot- », et

1 Panai ces premiers colons du Canada, il convient de citer Hébert, ancien apothicaire de Paris, qui avait suivi de Mous et Pou- Irincourt en Acadie (Lescarbot parle de lui assez longuement dans son ouvrage) et qui, revenu en France, s'était décidé (en 1617) à suivre Champlain au Canada. De la postérité de ce Louis Hébert, ainsi que d'un certain Guillaume Gouillard, établi à la même époque à Québec et qui épousa, en 1021, une tille de Hébert, sont sorties un grand nombre de familles du Canada.

- Histoire du Canada, par le F. Gabriel Sagard Théodat, récollet, 1G3G.

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