‹ Histoire du Canada et des Canadiens, sous la domination anglaise [microforme] (volume 2)Chapitre 12 sur 56 · MM · texte numérisé non relu

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nenburg, Mecklenburg, Nassau et Hesse.* Dans la session de 1789, il fut passé une ordonnance ‘ pour pourvoir plus efficacement à l'administration de la justice dans les nouveaux districts.”

Cependant, le comité du conseil exécutiff chargé de s'enquérir des moyens d'avancer l'éducation élémentaire et classique dans la province, crut devoir, avant de faire son rapport au gouverneur sur le sujet, consulter l'évèque de Québec, M. Jean François HurERr, et son coadjuteur, M. François Baizzy, évêque de Capse. Dans une lettre datée du 13 août 1789, et accompagnée d’une série de questions, le président disait, en substance, à ces prélats, qu’un comité du conseil ayant été chargé de faire un rapport au gouverneur, sur le dessein im: portant de donner l'essor à la science sur une grande échelle, par l'établissement d’une université, le comité avait posé les questions incluses, afin de pouvoir faire son rapport avec connaissance de cause, et les leur soumettait, dans la persuasion que personne n’était plus qu'eux en état de donner, et ne donnerait plus volontiers les renseignemens demandés, sur un sujet d’où dépendaient le bien-être de la jeunesse et la prospérité de la province, et que le comité recevrait avec reconnaissance leur aide et celle de leur clergé, dans cette grande et honorable entreprise.”

Les prélats écrivirent au président, qu’ils répondraient aux questions qui leur étaient proposées, lorsqu'ils auraient eu le temps de les examiner mûrement. Les réponses des deux évêques furent faites dans un sens

* Lord Dorchester avait moins en horreur, il paraît, les noms allemands que les noms français. Les quatre derniers districts, situés dans le Haut-Canada, se nomment maintenant, Eustern, Midland, Home et Western districts.

f MM. Smith, Dunn, Mabane, de Léry, Caldwell, Grant, de Saint-Ours, Baby et Dupre’.

diamétralement opposé. M. Hubert croit que le pays est trop peu avancé, trop peu peuplé et trop pauvre, ‘que le temps n’est pas arrivé,” pour la fondation d’une université à Québec; M. Bailly dit “qu’il est granderent temps qu’il soit établi une université en Canada ;” et il conjure le comité du conseil, “par tout ce qu'il y a de plus sacré, de poursuivre avec diligence cette grande et honorable entreprise.” Ni l’une ni lautre réponse ne nous paraît avoir été de nature a éclairer beaucoup le comité, encore moins à le déterminer sur le sujet de son enquête. On trouve pourtant dans la lettre de l’évêque de Québec, datée du 18 novembre 1789, un apperçu de l’état de l'éducation, ou de l’enseignement public d'alors, utile à reproduire, en substance, comme objet de comparaison. Le séminaire, ou collége de Québec, était la seule institution où l’on pût faire un cours d’études complet. Il n’y avait pas encore de classes de philosophie au coll: de Mont-réal.* Les jésuites avaient discontinué, ! ais 1776, leur école, ‘où lon enscignait gratuitement à la jeunesse la lecture, l'écriture et l'arithmétique.”{ Dans toutes les autres écoles, tant de garcons que de filles, on n’enseignait qu’à lire et à écrire.

Les réponses contradictoires des deux prélats ne pouvaient pas, comme nous venons de le remarquer, être fort utiles au comité d'éducation: il en vint pourtant à conclure :

* Fondé en 1773, par le zèle des Sulpiciens, et particulièrement de M. CurarEeaAu, et des fabriciens d’alors.

+ Parce que “le gouvernement avait jugé à propos de loger les archives de la province dans le seulappartement (pièce on chambre) de la maison, où les enfans pouvaient étre admis.” M. Hugeri était d’avis qu’on prit sans délai des mesures pour assurer au peuple canadien le collége et les autres biens des jésuites, sous la direction de l’évêque de Québec ;” qu’une charic obtenue alors pour le rétablissement du collége des jésuites, pourrait être renouvellée ensuite pour l'établissement d'une université.”

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