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font en certaines parties du royaume, et dans d’autres possessions de la couronne. Les juges anglais envoyés d'ici peuvent, avec l’aide des gens de loi et autres Canadiens éclairés, se mettre promptement au fait de ces lois, et peuvent juger d'après les coutumes du Canada, comme on juge d'après la coutume de Normandie les causes de Jersey et Guernesey.”
Ce rapport, signé C. YoRke, procureur-général, ct Wm. DE Grey, solliciteur général, et fondé en partie sur des propositions et des suggestions venant de plus haut encore, fait voir que les grands inconvéniens, les maux qu’on éprouvait dans er pays, sous le rapport de l'administration de la justice, procédaient bien moins de la volonté déterminée du gouvernement d’Angleterre, que de l'interprétation donnée par les autorités de la province à l'énoncé de la volonté royale. Il faut convenir pourtant que la proclamation d'octobre 1763, était couchée en termes assez ambigus, pour rendre le général Murray et son conseil excusables de lavoir entendue comme ils avaient fait.
D'après un ordre reçu du roi, le gouverneur et le conseil de Québec s’assemblèrent en août 1767 ; mais il n’y eut aucun plan d'arrêté pour lors, probablement parce que la tâche était au-dessus de leurs forces.
Cette année 1767 n'offre rien autre chose de remarquable que la mort du fameux chef Ponthiac. Dans la vue de se l’attacher, le gouvernement anglais lui avait fait une pension annuelle considérable; ce qui ne l'avait pas empêché de manifester, en plusieurs occasions, un esprit de malveillance et de haine contre ses anciens ennemis. Cette inimitié se montra particulièrement dans un discours qu’il prononça, à un grand conseil tenu chez les Illinois. Un chef de cette tribu le poignarda, au milieu de l'assemblée, par zèle pour la nation anglaise,
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suivant M. Smith, mais bien plus probablement par envie, ou inimitié personnelle,
Le 45ème degré de latitude ayant 6té établi comme ligne frontière entre le Canada et la Nouvelle-York, il fut signifié au gouverneur de cette dernière province, que le roi ne reconnaitrait point les anciennes concessions faites par le gouvernement du Canada, de terres qu'on n'avait jamais reconnu appartenir de droit à la couronne de France; mais qu’il ne fallait troubler en aucune manière ceux qui s'étaient établis sur ces terres, pourvu qu'ils prissent des patentes, ou titres, sous le sceau de la Nouvelle York, et s’obligeassent à payer les rentes, et à faire les améliorations convenues.
Le général Carleton, qui jusqu'alors n'avait été que lieutenant-gouverneur de la province de Québec, en fut nommé gouverneur en chef, ou capitaine-général, le 12 avril 1768.
Cette même année 1768, le capitaine Jonathan CarvER achevait un voyage, ou une exploration commencée deux ans auparavant, ‘dans les parties intérieures de l'Amérique Septentrionale.” Il avait parcouru le lac Michigan et la baie Verte, passé de la rivière des Renards à l’Ouisconsin, navigué sur le haut Micissipi, où il avait reconnu l'entrée de la rivière Sainte-Croix, et était revenu à celle de Saint-Pierre, qu’il avait remontée jusqu’au milieu du pays des Sioux, ou Nadouessis. Il fit ensuite une semblable exploration sur la rive gauche du Micissipi: il entra dans la rivière des Chippéouais, et il parcourut toute la contrée qui le séparait du lac Supérieur. Carver pouvait faire, dans ces régions, des observations nouvelles, mais non pas réellement des découvertes ; car il avait été précédé, depuis déja quatrevingt ou cent ans, dans toutes les contrées qu'il visita, par des voyageurs français et canadiens, Nicholas
PERROT, JoLiET et MARQUETTE, ITENNEPIN et DACAN, LAHONTAN, LESUEUR, et autres.*
Pour revenir aux affaires du Canada, des plaintes ayant été portées au gouverneur et au conseil, sur la manière odieuse et oppressive dont l'autorité judiciaire
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et municipale était exercée dans le district de Mont- à leur réal, et après examen, ces plaintes ayant paru bien #0 fondées, le conseil fit écrire par son greffier, aux juges contin! LE de paix de ce district, une lettre où il était dit, entre devant ie autres choses : du lieu | ‘ Que, pour obéir à un ordre du conseil, il leur trans- portan | mettait les sentimens du gouvernement sur quelques et au C qi points relatifs à l'exercice de leur autorité, par lesquels même fl il paraissait, d’après des faits trop notoires pour être sont in révoqués en doute, que les sujets du roi généralement, suivan mais plus particulièrement ses sujets canadiens, étaient È LUE à journellement en proie à un degré de mal-être et d’op- i % en pas pression qu’ils ne pouvaient plus endurer, et que la jus- 4 à huissie tice publique ne pouvait plus souffrir.” D souven | La lettre signale particulièrement, entre autres in- [M testée ; | convéniens, ou ubus criants, ‘la pratique de disperser 66 20, li dans les différentes paroisses, des papiers signés seule- assigné ment du nom d’un juge de paix, pour être remplis être co ensuite, sous la forme, soit d’une assignation, soit d’une de fair. prise-de-corps (capias), d'un jugement, ou d’une exé- 6 90, cution, selon l’usage qu’en peurrait faire l'individu aux rition, mains duquel ces papiers avaient été confiés, et qui sou- s'éparg 4 vent même n’était pas un officier de justice; pratique un jug * CaARvER ‘“ donne des détails intéressants sur les Sauvages ; Apr mais il parle avec un peu de jactance de ce qu’il a vu, et cependant et inco: h il n’a pas remonté le Micissipi plus haut que le P, HENNEPIN, et ce : | eut-être n'est-il pas allé à l’ouest, plus loin que LAHONTAN ; mais Quoi H il a suivi l’usage de ses compatriotes, qui rendent rarement justice de com 4 aux découvertes des Français. Son voyage a été traduit en franl çais par M. MonrucLa, avec des remarques et quelques additions.” ce dont — Biographie Universelle. les Car
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