‹ Histoire du Canada et des Canadiens, sous la domination anglaise [microforme] (volume 2)Chapitre 38 sur 56 · acte d’act. Cette · texte numérisé non relu

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L'union projettée des législatures du Canada fut de bonne heure prise en considération dans les deux chambres de la province inférieure: l'assemblée fut presque unanime contre la mesure ; le conseil s’y montra opposé à une majorité de quatre ; les membres canadiens s'étant fait un devoir d'être à leur poste dans le temps de la discussion.*

La libéralité de l'assemblée fut extraordinaire à l'égard du lieutenant-gouverneur, Sir Francis Nathaniel BURTON : ses appointemens, qui avaient été fixés à £1,500 par le gouvernement. furent doublés, à la recommandation du gouverneur-général.f

Les habitans des townships de l'Est s'étaient plaints que leurs intérêts avaient été entièrement négligés par la chambre d’assemblée ; pour leur prouver que leurs plaintes étaient mal fondées, ou qu'elles deviendraient telles, si elles étaient renouvellées, cette chambre se prêta volontiers à l'érection en leur faveur d'un second district inférieur, ayant juridiction civile et criminelle. Il se composa, sous le nom de District inférieur de de Saint-François, l'un nombre de townships des districts de Mont-réal et des Trois-Rivières, et eut pour chef-lieu le village de Sherbrooke.

* Les honorables J. Richardson, H. W. RyLAND, C. W. GRANT, James IRvinE, R. McKexnz1e et W.B. Ferox protestèrent contre la décision de la majorité,

t Le lieutenant-wouverneur, quand le gouverneur-général est présent, est un officier à peu près sans fonctions : à plus forte raison est-il un sinécuriste, quand il est absent. Le 7 mars 1821, la chambre d’assemblée avait résolu, “qu’il n’était pas juste que la province fü£ chargée du paiement d’appointemens à un lieutenant-couverneur dont elle ne retirait aucun service ;” et elle avait prié le gouverneur-général “de suspendre le paiement de ses appointemens, jusqu'à ce qu'il résidât dans la province, et x remplit les devoirs de son office.” Cette résolution et cette prière avaient fait résoudre Sir Françis N. Burrox à venir en Canada. La chambre avait aussi prié, le même jour, le gouverneur, de retenir les appointemens de ceux des conseillers exécutifs qui étaient absents de la province.

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