‹ Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise [microforme]Chapitre 22 sur 72 · ESP EE · texte numérisé non relu

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législature de détruire la chambre haute. M. Papineau répéta avec amplification, en 1833, ses divagantes ot virulentes déclamations de 1831, contre lo gou-

‘vernement et le conseil législatif, et fût combattu

principalement par M. Stuart. “Il ne s'agit pas,” dit ce dernier, en réponse :à ces déclamations, “do savoir si la constitution se compose de bien sans mélange, mais s'il serait remédié à ses défauts par le remède proposé. On n'améliorerait pas le conseil législatif en le rendant électif. Que serait-ce, sinon diviser en deux le corps représentatif. Il est manifeste que ce serait compliquer la machine sans la perfectionner. L’honorable orateur dit que le pays demande unanimement le changement. Ou en est la preuve? S'il est venu des pétitions de Québec, de Montréal et d’autres parties du pays, elles n'expriment que levœu de ceux qui les ont dressées.* En lisant les papiers publics, nous trouvons qu'une opinion aussi unanime ne régnait pas, en une occasion précédente, mais qu’au contraire, l’unanimité était de l'autre côté de la question.…….On ne trouvait à redire qu’à la composition du conseil légisiatif, à ce qu’il y avait trop de fonctionnaires publics. On ne peut nier que cette composition n'ait éprouvé une grande amélioration; et ce endant l'orateur dit que le conseil législatif est pire que jamais. Tant qu'il ne s’y trouva que huit ou neuf membres, presque tous dépendants du pouvoir exécutif, c'était l’âge d'or: ei ces messieurs voulaient avoir une volonté à eux, ils avaient un mandat et ils acquiesçaient à une mesure qu'ils avaient rejetée d’abord, Cet heureux temps est

* 4 Quelques individus ont eu la faculté, après s'être formé une théorie favorite, d'abord de concevoir que tout le monde devait être de la même opinion, et ensuite de croire que iout le monde était en effet, de la même opinion”

passé, mainte législatifs sor l'affaire du co actes, on y ‘électif, mais importantes à M. Neilson :

neau dit que 1 et que chacun Neilson lui ré] école, où il a tion et maturit ne se changent “IL est beau “guidé par de dans des spécul dre social ; tions soient peu au hasard le sor l'on soit prêt à tendue théorie c dangereuse ou i Nous ne parl sionné par l’apr VICTOIRE, comm plus que de l’alte qui pensa coûter

* Horresco refer,

e gouvernement se question n'est pas de MAIS si ce sont des h mettre servilement a:

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tions plus hautes et plus remplir .....* M. Neilson ayant demandé l’ajournement, M. Papineau dit que la question ét

du débat chaleureux 0CCa-

nommé BENEoKE dit La-

VICTOIRE, comme témoin dans l'affaire du 21 mai, non

plus que de l’altercation entre M. Leslie et M. Young, qui pensa coûter à ce dernier la peire de l'expulsion 7.

* Horresco referens Ils ne passeront plus nos &5/4s sur l’érdre du S0uvernement, sans les examinés et discutés... La t, ni même

bre d'assem ; iti nt le siége de et dans laqu et M. Bourdages se sont ars la mi e un symptôme de décadence

— Le Canadien. :

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mais nous dirons que M. Benjamin DeELisLe fut envoyé en prison pour le reste de la session, en vertu d’une résolution ‘“ foudroyante ” et superlativement

hyperbolique,* et qu'on parla de faire subir la mêmo

peine au colonel EpeN, député adjudant-général, pour avoir dit qu’il ne pouvait remettre sans la permission du gouverneur, ou commandant des forces, un pupier qu'on lui demandait.t La permission qui lui fût finalement donnée par le gouverneur, de remettre le

: papier on question empêcha seule, peut-être, que les

choses ne fusent poussées aux extrémités, d’après les exemples de la Jamaïque, en 1808, et du FE aut-Canada, en 1828.t Le détail de ce qui se passa et se dit, en cette occasion avait tout l'air d’avoir été emprunté aux pages d’un extravagant romancier, qui aurait pris son sujet dans le moyen-âge, ou chez un peuple à peine civilisé.

Quelques jours avant ce brouhaha, une altercation très vive et des inculpations réciproques entre M. Papineau et M. Cuvillier, amenées encore par l'enquête sur l'affaire du 21 mai, -avaient paru menacer de conséquences sérieuses, et plus ‘tard, M. Ralph Tay-

* K Résolu: Que Benjamin Deuisus, dans son examen devant ce comité, ayant donnè volontairement el malicieusement faux témoignage, s'est rendu coupable d’un grand forfait, et d'une infraction des privilèges de cette chambre.”

t ‘Le papier en question n'est autre chose qu'un rapport du colonel McDougall, sur un incendie, à Montréal, en novembre et dans lequel il dit que les troupes doivent avoir un magistrat avec elles, lorsqu'elles vont aux incendies. —G@azette de Québec.

f L'assemblée avait été plus loin, en 1815, sinon par paroles, . du moins par action, en décrétant de prise de corps un conseiller

législatif, non pas comme tel, à la vérité, mais comme clerc où

grefïier de la couronne en chancellerie, d'où il résulta que la ‘‘discorde éclata entre les deux branches de la législature.” Un écrivain, correspondant de la Minerve en 1836, qui paraît regretter que la discorde n'ait pas éclaté aussi entre la chambre d'assemblée et le gouverneur, raconte ainsi la chose :

4 La chambre demanda que le clerc de la couronne en chan-

OR, membre emprisonneme pousser injuri proférées par :

bre, contre ses Dans le not etc., présenté} “on avait retr dées comme é colonies, et l'or tution d’un trit ques | Cette explica satisfaire M. Pa tribe, dans laqu les accusations, comme entassée par lequel M. Ç la perte de son & En défendant faire voir ‘le avait dans les a raisonnemens ét tait en contradic ER cellerie lui soumit so celui-ci ayant été n se présenter à la ba la permission du co conséquence de son n conseil ne faisant au devait une obéissan membrers, réso/ut qu’ fonctions, d’une mani léges. L'assemblée 8 difficultés, Celui-ci ; paraîtraient les plus « eut l'érrévocable faible

contre le clerc d e conseil,” Ja

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conséquence de son mépris de l'assemblée conseil ne faisant aucune différence en devait une obéissance :

t0R, membre pour le comté de Missiskoui, subit un emprisonnement de 24 heures, pour avoir voulu repousser injurieusement dans une Sazette, les injures proférées par ‘“ M, l’orateur Papineau,” dans la chambre, contre ses constituans, -

Dans le nouveau bi4 de l'indépendance des juges, etc., présenté par M. Quesnel, dans le cours de janvier, “on avait retranché les clauses qui avaient été regar. dées comme étrangères au sujet par le ministre des colonies, et l'on avait fait un bill séparé Pour l’insti. tution d’un tribunal Pour juger les accusations publiques !

Cette explication, donnée par M. Quesnel, loin de satisfaire M. Papineau, provoqua de sa part une dia. tribe, dans laquelle les assertions notoirement fausses, les accusations, particulièrement contre les juges, sont comme entassées, sans parler d'une espèce de nota béné, par lequel M. Quesnel est menacé indirectement de la perte de son siége,

En défendant son bill, M. Quesnel se contenta de faire voir “le peu de fond et de consistance qu'il y avait dans les argumens de M. Papineau, combien ses raisonnemens étaient peu logiques, comme il se mettait en contradiction avec lui-même,” et de rire de

Re cellerie lui soumit son relo celui-ci ayant été nommé

membre du conseil législatif, refusa de se présenter à la barre de

l'assemblée avant d’

ss À L en avoir obtenu la permission du Corps auquel il a i

Ppartenait....,,M, Ryland, en , doit être arrêté, Mais le

public, et l'assemblée irnaux les résolutions lerie, pour Appaiser le

sa mopace, qui pourtant devait avoir son effet, mais M. Noilson, après avoir fait romarquer cette contradiction et cette inconséquence, réprouva fortement la manie de M. Papineau d’accuser tout le monde, ou de vouloir mettre tout le monde en jugemeri, sans donner à personne les moyens de se défendre.

La discussion ayant recommencé, quelques jours

“plus tard, M. Noilson eût encore à combattre une longue et divagante diatribe de M. Papineau, par un discours raisonné et animé, qui nous a paru mériter d’être rapporté en substance.

“ M. l'orateur nous conseille de rejeter les offres qui nous sont faites par le ministère anglais, conformément aux vœux que nous avons si souvent, si longtems et si ardemment exprimés. La teneur de ce que M. l’orateur a dit est, que tout est mauvais dans

ce pays ; que tout le monde y est malhonnête et sans

honneur, M. l'orateur excepté. Les juges, le gouver” neur, le conseil législatif, les membres même de cette chambre, tombent sous sa férule. Il est vrai qu'il avoue que les juges canadiens que nous avons #0ni d’honnêtes gens; mäis il n’y a qu'eux. Il dénonce en gros tout ce que nous avons appris À regarder comme honorable, juste et raisonnable, et qui en dépit de ses dénonciations continue à être regardé comme tel par notre postérité. Il va au point de désirer le renversement de la constitution, et il ne voit pas la folie de s'attendre que le gouvernement d'Angleterre consentira à des changemens qui convertiraient ce pays en une république anarchique, romperaient notre liaison avec la métropole, et nous jetteraient dans les bras des Etats-Unis. La folie et la perversité de ces plans extravagants deviendront de jour en jour plus apparents. Nous pouvons lasser la patience du gou-

vernement |

nous ont tan dans toutes 1 mens.........] bre, et l’un d attaquant, te législatif, ta d'Angleterre.

leur tour, à flatte qu’une terre, et que Canada : j'ai] de connaître !

ses hommes « leur attachem institutions d assuré que réf lution.”’ Jusqu'à cet:

de la session d ché de compa; voir de l’œil d ce, ses plus gr que jamais rie M. Cuvillier :

proposer M. P à déclamatiou:

tréun de ses pl fluents ne ces cortége et de 1 rent qu'il les ç à un précipice.

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DÜ CANADA. 158

vernement britannique, et pordre les avantages qui nous ont tant coûté à acquérir..…..Il y a des défauts dans toutes les constitutions, dans tous les gouvernemens.........[l y a des défauts même dans cette chambre, et l’un d’eux est de faire de longues déclamations, attaquant, tantôt le gouverneur, tantôt lo conseil législatif, tantôt les ministres et le gouvernement d'Angleterre. Tous sont flagellés, tous doivent avoir leur tour, à tort ou à droit. L'honorable orateur se flatte qu’une grand révolution va avoir lieu en Angleterre, et que les conséquences s'en étendront en Canada : j'ai l'honneur de connaître la nation anglaise, de connaître un nombre de ses plus gens de bier, de ses hommes d'état ot de ses patriotes, et je connais leur attachement et leur vénération pour les anciennes institutions de leurs pays. M. l’orateur peut être assuré que réforme en Angleterre ne signifie pas révolution.”"

Jusqu'à cette session, presque jusqu’à cette époque de la session de 1833, M. Neilson avait toujours marché de compagnie avec M. Papineau ; il avait semblé voir de l’œil de l'indifférence, sinon de la complaisance, ses plus grands écarts ; il avait entendu, sans presque jamais rien dire, ses plus violentes déclamations. M. Cuvillier avait toujours été un des premiers à proposer M. Papineau pour orateur ; ot dans la session à déclamatious irrationnelles de 1831, il s'était montréun de ses plus zélés co-adjuteurs. Ces membres influents ne cessèrent, malheureusement, de lui faire cortége et de lui prêter aide que quand ils s’aperçurent qu'il les conduisait par une voie qui aboutissait À un précipice. ;

Il n’en était pas ainsi de M. Stuart; depuis de longues années, il se maintenait ferme et inébranlable

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